Homélie du dimanche

 

 

 psimontrotabas  

 

 Homélies du Père. Simon Trotabas.

 Méditations sur l'Evangile du dimanche.

Dimanche 25 Novembre 2018,  St Jean 18/33-37 Pilate et Jésus

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La résidence du gouverneur Pilate s'appelle le prétoire. C'est le lieu du pouvoir romain. La
justice y est rendue au nom de l'Empereur. Seul son représentant peut prononcer la peine de
mort. Ici, en pleine Jérusalem, le droit romain peut tenir en échec la Loi Juive. Les Juifs
n'entrent pas dans le prétoire pour ne pas se souiller. Dehors, c'est la ville juive. Jésus s'est
affronté au pouvoir des chefs religieux et le Sanhédrin a déjà prononcé son verdict: Jésus doit
mourir. Dehors, les Juifs proclament qu'ils n'ont d'autre roi que l'Empereur. Ils obligent ainsi
Pilate à condamner Jésus comme un ennemi de l'Empire, la seule façon d'obtenir sa mort.

Premières esquisses de Matisse ... Les policiers, Jésus, petit devant Pilate ...

Alors commence l'accusation, le choc entre ces deux hommes : Es-tu le roi des Juifs ?

Jésus, l'inculpé, interroge le juge:

Dis-tu cela de toi-même, ou bien parce que d'autres te l'ont dit ?

Pilate: Est-ce que je suis Juif, moi? Ta nation et les chefs des prêtres t'ont
livré à moi. Qu'as-tu donc fait ?

Jésus: Ma royauté ne vient pas de ce monde ; si ma royauté venait de ce
monde, j'aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré
aux juifs. Non, ma royauté ne vient pas d'ici.

Ce premier dialogue est décisif. Jésus dit de façon explicite, pour la première fois, ce que veut
dire pour lui être roi. Cela n'a rien à voir avec la manière dont on se représente les rois
habituellement. Il est né dans une crèche, Il n'a pas de maison à Lui, Son métier, menuisier,
c'est sur le dos d'un âne qu'Il est entré à Jérusalem.

Par contre, ce qui est royal en Lui, c'est le don absolu de Lui-même, Sa référence totale à
Dieu Père. Ce qui est royal en Lui, c'est Sa manière d'être « Le Serviteur» le personnage
dont on parle souvent dans La Bible.

«Mon Royaume ne vient pas d'ici» ... mais il est ici
Pilate lui dit: Alors, tu es roi?

Deux rois, face à face, l'un, assis sur son trône, l'autre, debout, l'inculpé, gardé par la police
Dessin définitif de Matisse ... Jésus, maintenant, plus grand que Pilate!

C'est toi qui dis que je suis roi. Je suis né, je suis venu dans le monde pour
ceci: Rendre témoignage à la vérité. Tout homme qui appartient à la vérité
écoute ma voix.

Alors Pilate lui dit : Qu'est-ce que la vérité?et il sort, sans même attendre la réponse.

La vérité? .. Je Suis venu dans le monde rendre témoignage à la vérité

La vérité, une réalité dont je rends témoignage. Je ne m'approche de la vérité que dans la
mesure où je m'engage moi-même, où je témoigne. La vérité me dépasse, elle n'est pas une
notion philosophique. La vérité est concrète, elle réside dans des gestes, des actes, des paroles,
qui viennent tout ensemble de moi et de plus que moi, d'en haut.

Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix dit Jésus.

La vérité ne m'appartient pas, moi, j'appartiens à la vérité. Elle me dépasse, elle est
devant, au dessus. La vérité, c'est la personne de Jésus qui entre dans ma personne pour
devenir intérieure à moi. La vérité,je l'écoute au plus profond de moi-même

Avec la collaboration de Fabrice

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Dimanche 18 Novembre 2018, St Marc 13/24-32, renversement de perspective .

 

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Jésus est à la veille de Sa Passion. Il est arrivé à Jérusalem depuis quelques jours. Il s'est
passé des évènements qui ont marqué les esprits. Jésus a voulu arrêter les sacrifices dans le
temple. Il a chassé les vendeurs d'animaux. Jésus a été aux prises avec ses adversaires, grands
prêtres, scribes, Sadducéens, pharisiens ... Mais, Il a rencontré aussi des personnes mieux
disposées, comme le scribe en recherche du commandement le plus important, et la veuve aux
deux piécettes.

Maintenant, Jésus quitte le temple. Il n'y reviendra pas. Il se rend avec ses disciples au mont
des Oliviers. Ils ont devant les yeux la vision de cette Ville qui lui est hostile.

Jésus entreprend de préparer ses disciples à l'avenir qui les attend. Le monde, devant eux, sera
vide de Sa Présence ... le monde vivra toutes sortes de malheurs le soleil, la lune, s'éteignent,
les étoiles tomberont... c'est la façon traditionnelle de s'exprimer dans le style de
l'apocalypse. Les astres étant considérés comme des divinités maîtresses de l'univers.

Alors, alors... Viendra le jour ... Marc 13/26

« et alors, ils verront le Fils de l'homme

venir dans les nuées avec grande puissance et gloire»
« et alors, il enverra les anges et il rassemblera ses élus

des quatre vents, de la pointe de la terre à la pointe du ciel»
Aux disciples qui demandent quand tout cela se" passera, il est répondu : dans un avenir que
nul ne connaît, seulement le PèreMarc 13/32,

Qu'ont pensé les disciples à qui ce discours est adressé? Et nous? qu'en pensons-nous?
Nous sommes un peu perplexes ...

Allons jusqu'au bout des derniers mots de Jésus. Nous allons reprendre pied dans la réalité
quotidienne Marc 13/28

«Laissez-vous instruire par la comparaison du figuier: Dès que ses' branches
deviennent tendres, et que sortent les feuilles, vous 'savez que l'été est proche»

C'est le moment ou jamais de nous tourner vers le chemin de croix de Matisse dans sa
Chapelle. Regardez:

A première vue ... tous ces traits anguleux qui se croisent et s'entremêlent ... quel chaos ...
Qu'est-ce que tout cela veut dire? Est-ce une allusion au langage de l'apocalypse dont nous

venons de parler .... Ce n'est pas ainsi qu'on représente le chemin de croix d'habitude ...

Apprenez à voir ..... ce qui ne se voit pas au premier coup d'œil ...

Regardez ... la station 8. Elle dessine l’Évangile selon St Luc 23/27.

Jésus était suivi d'une grande masse de peuple, et de femmes, qui se frappaient la poitrine et
se lamentaient sur Lui ...

A droite, quelques traits esquissent ces femmes '"
Évangile selon St Luc 23/31

Si l'on traite ainsi le bois vert, qu 'adviendra-t-il du bois sec?

Au centre de la même station: Jésus. Matisse ose représenter Jésus comme un tronc dénudé.
J'ose penser que c'est le tronc dénudé du figuier dont Marc vient de parler.

Or, Matisse a prit soin de dessiner, en haut, un bourgeon! un bourgeon!

La vie qui surgit de ce tronc' dénudé!

petit bourgeon de rien du tout, perdu dans l'immense chaos du chemin de croix!

Est-ce que, moi, je sais voir cet infime petit signe perdu dans le chaos ambiant?
Est-ce que, moi, je sais voir les signes que quelque chose de grand est en route?

Voilà, Tout est révélé, tout est dit par Mr Matisse si, comme lui,

je sais regarder les petites choses qui donnent sens à la vie!

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Dimanche 11Novembre 2018, St Marc 12/38-44, La pauvre veuve
Ce Dimanche coïncide avec le centième anniversaire de l'armistice du 11 Novembre 1918.

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La paix est toujours à construire et à entretenir. «Heureux les artisans de paix»
dans notre quotidien, en famille, au travail, avec le voisinage « ils seront appelés fils de Dieu.

Dans le temple de Jérusalem, une pauvre veuve s'avance dans la salle du trésor et met
deux piécettes de monnaie ...maintenant encore, cette femme a le pouvoir de nous interroger
Voici ce texte écrit par Thierry. Il s'intitule: « Le rendez-vous de Grenoble»

Le soir venu, mon fils et moi descendons le cours Jean Jaurès pour admirer l'Isère et la
colline qui abrite le fort de la Bastille. Il fait déjà nuit, dommage.

Couché à même le sol, au milieu d'un fatras de chiffons et de sacs en plastique, un homme
dort. Nous, nous allons dormir confortablement dans un hôtel, lui, il va dormir par terre ... Le
temps d'un soupir, d'un regard et nous avons dépassé ce malheureux.

La nuit passe. 7 heures du matin. Mon fils dort encore, je suis déjà dehors. Décidé à voir
l'Isère en plein jour, je redescends le cours Jean Jaurès. J'ai envie de courir, je me sens
joyeux. Une bicyclette manque de me percuter. Je râle. Ma pensée vagabonde vers cet
homme. J'ai envie de lui donner quelque chose. Un coup d'œil dans mon portefeuille. Il y a
peu d'argent. J'hésite. Je songe à ce passage d'Evangile de St Marc

Jésus dit à ses disciples: En vérité, cette pauvre veuve a donné plus ... elle, elle a pris
sur son indigence: elle a mis tout ce qu'elle possédait, tout ce qu'elle avait pour vivre»

A ce moment précis, ce que j'ai dans mon portefeuille me semble être mon nécessaire. On
n'est pas facilement la pauvre veuve ... J'ai traversé la rue pour ne pas marcher sur le
trottoir du malheureux. Je suis soudain moins gai, mes jambes sont lourdes. Un peu plus bas,
ayant aperçu un endroit où me restaurer, je traverse à nouveau le cours Jean Jaurès. Un café
au lait bien chaud, une viennoiserie ... j'ai beaucoup de chance comparé à certains. Au
moment de partir, j'achète un croissant pour mon fils. Soudain, je pense « A 25 ans, on a de
l'appétit» Donnez m'en deux. Me voilà de nouveau tout léger, mon sac en papier à la main.
Je remonte le cours sans calcul. Une petite voix intérieure me dit « tu sais pourquoi tu as pris
deux croissants? » et quelques mètres plus loin, je Le vois. Il est assis, recroquevillé sur une
bouteille de bière. Arrivé à son niveau, je m'arrête ... « Bonjour Monsieur» L 'homme relève
la tête pour vérifier que c'est à lui qu'on s'adresse. Il n'en revient pas «Bonjour» me dit-il

« Voulez-vous un croissant? » « Je veux bien, tout est bon à prendre» Je le lui tends. Il joint
les mains pour me remercier. C'est moi qui devrais lui dire merci. Ce croissant lui revient. Il
a toujours été à lui. Il me gratifie néanmoins d'un très beau merci. Un merci presque
poignant. M'apprêtant à repartir, je luis dis simplement « Au revoir Monsieur, que le
Seigneur vous bénisse» Une nouvelle fois, il me remercie. Je fais deux pas, je m'arrête, me
retourne. « Comment vous appelez-vous?» « Vous n'allez pas me croire» Les secondes
passent, j'attends le mystérieux prénom. « Je m'appelle Diablo » Abasourdi, la bouche en
rond, les yeux écarquillés, je reste muet. Petit temps de silence embarrassé de part et d'autre.
Puis l 'homme terriblement triste et gêné, ajoute « Enfin Diablo, c'est pas mon vrai prénom ...
En vérité, je m'appelle Raymond mais Diablo, c'est le nom que j'ai gardé à cause de mes
erreurs de jeunesse» Et là, joignant le geste à la parole, il soulève ses cheveux hirsutes pour
me dévoiler deux cornes ... tatouées sur son front. Très ému, je le regarde. Nous sommes tous
les deux bouleversés. Je lui dis « Eh bien, je vais prier pour vous, mais par votre prénom de
baptême» Le merci qu'il me donne est l'un des plus beaux de ma vie.

Thierry, je ne pouvais pas garder ton récit pour moi tout seul!

Cette pauvre veuve, elle est, sans le savoir, l'image de Jésus. Lui, Il donne, toute Sa vie, pour
notre vie à tous et à toutes. Ici, le don d'un petit croissant provoque la reconnaissance de deux
personnes inconnues jusque là. Elles sont devenues soudain, plus proches l'une de l'autre.

Merci à cette dame veuve, que Jésus nous fait connaître. Merci Thierry, Merci Fabrice

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Dimanche 4 Novembre 2018, St Marc 12/28-34 : 'unifier notre vie'

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Nous venons de célébrer la fête de tous les saints et saintes, nous venons de prier pour tous
les défunts, et nous, maintenant? .. où en sommes-nous?

Un spécialiste de la religion juive qui comportait, six cent treize préceptes, interroge Jésus
                       « Quel est le premier de tous les commandements? »

Traduisons autrement: Qu'est-ce qui est le plus important dans la vie?

Au lieu de renvoyer aux dix commandements de la loi selon Moïse

Jésus préfère citer les premiers mots de la prière juive, récitée deux fois chaque jour,
l'équivalent pour nous du « Notre Père ». Cette prière commence ainsi:

« Shema Israël» « Écoute Israël»

« Le Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout
ton cœur, de toute ton âme, de tout esprit et de toute ta force»

Alors, Jésus introduit une nouveauté radicale, en ajoutant cette Parole du Lévitique (19/18)
« Tu aimeras ton prochain comme toi-même»

            « Il n 'y a pas de commandement plus grand que ceux-là»
Jésus place au MÊME rang l'amour du prochain et l'amour du Seigneur
L'amour de Dieu se vérifie dans l'amour du prochain

Dieu ne plane pas au dessus de moi. Aimer Dieu est aussi « horizontal» que « vertical»
Cela, nous avons bien besoin de nous l'entendre dire

Monique, aide-soignante depuis vingt ans, confie ses plus mauvais souvenirs

La première gifle que j'ai reçue sans raison par une résidente, cela m'a appris à rester
vigilante, et à éviter les suivantes!

La première personne que j'ai accompagnée jusqu'à la fin ... j'étais jeune, pas bien préparée
Les moments où il manque du personnel, ou du matériel, ce qui empêche de faire notre tâche
correctement et, parfois d'être mal traitant avec les personnes

Mes bons souvenirs? il y en a beaucoup

Des sourires, des moments de confiance, les confidences, pouvoir soulager une personne qui
est dans la peine ou la souffrance

Pouvoir prendre le temps d'écouter, donner un sourire et en recevoir un en retour (ou pas)
Toutes les belles histoires de vie que l'on me confie

Merci Monique. Par ton amitié, par ton amour consacré aux autres, par ton respect,
Tu ressembles à Jésus. Aimer Dieu, c'est aimer les autres, c'est la même chose

C'est peut-être pour cela que le verbe aimer est conjugué au futur: « tu aimeras»
comme pour donner une orientation, jamais totalement réalisée.

Sr Emmanuelle a résumé tout cela dans cette parole: La relation est au dessus de tout !

Que pense l'interlocuteur de la réponse de Jésus ?

« Tu as raison de dire que Dieu est l'unique. Il n y en a pas d'autre que Lui. L'aimer de tout
son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, aimer son prochain comme soi-même,
vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices ».

Cette prise de position est d'autant plus remarquable qu'on est dans les parvis du Temple où
se situent les sacrifices et les offrandes.

Jésus lui adresse ce compliment:« Tu n'es pas loin du royaume de Dieu ! »

Cela a dû lui faire du bien. J'espère que Jésus peut le dire à chacun et chacune de nous.

Merci Fabrice, Merci Monique


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Jeudi 1 er Novembre 2018, La Fête de tous les saints et toutes les saintes
Le 19 Mars 2018, Le Pape François a écrit une exhortation « Gaudete et exsultate »
                             l'appel à la sainteté dans le monde actuel.

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Extraits du premier chapitre: Les saints nous encouragent et nous accompagnent

N° 3Dans la lettre aux Hébreux, on nous invite à reconnaître que nous sommes enveloppés
« d'une si grande nuée de témoins» (12,1) qui nous encouragent à ne pas nous arrêter en
chemin, qui nous incitent à continuer de marcher vers le but. Et, parmi eux, il peut y avoir des
personnes proches cf St Paul à Timothée 2/ 1,5 « J'évoque le souvenir de la foi sans détour
qui est en toi. Foi, qui d'abord résida dans le cœur de ta grand-mère Loïs, et de ta mère
Eunice». Peut-être que leur vie n'a pas toujours été parfaite, mais, malgré des imperfections
et des chutes, ils sont allés de l'avant et ils ont plu au Seigneur.

N° 9La sainteté est le visage le plus beau de l’Église.Même en dehors de l’Église, et
dans des milieux très différents, l'Esprit suscite « des signes de Sa présence, qui aident les
disciples mêmes du Christ» Pape lean-Paul II

11Il ne faut pas se décourager devant des modèles de sainteté qui semblent
inaccessibles. Ce qui importe, c'est que chaque croyant discerne son propre chemin et mette
en lumière le meilleur de lui-même, ce que le Seigneur a déposé de vraiment personnel en lui

N° 12... Je voudrais souligner que le « génie féminin» se manifeste également dans des
styles féminins de sainteté, indispensables pour refléter la sainteté de Dieu en ce monde

N° 14Nous sommes tous appelés à être des saints et des saintes en vivant avec amour

N° 15Quand tu sens la tentation dans ta fragilité, lève les yeux vers le Crucifié et dis Lui:
« Seigneur, je suis un pauvre, mais Tu peux réaliser le miracle de me rendre meilleur ».

N° 17 «Il y a des inspirations qui tendent seulement à accomplir d'une manière
extraordinaire les exercices ordinaires de la vie quotidienne ». St François de Sales

N° 20Dans notre existence personnelle, surgissent des aspects de la vie de Jésus: Sa vie
cachée, Sa proximité avec les derniers, Sa pauvreté, le don de Lui-même par amour.

N° 24Dieu veut Se révéler au monde. Cela passe par ta vie! Laisse-toi transformer, laisse-
toi renouveler par l'Esprit pour que cela soit possible. Le Seigneur l'accomplira même au
milieu de tes erreurs et de tes mauvaises passes. N'abandonne pas le chemin de l'amour

N° 29 Aujourd'hui, tout se remplit de paroles, de jouissances épidermiques et de bruits, à
une vitesse toujours croissante. Nous avons besoin d'arrêter cette course fébrile ... pour
retrouver des moments de solitude et de silence ... s'établit le dialogue sincère avec Dieu.

32N'aie pas peur de la sainteté. Elle ne t'enlèvera pas les forces, ni la vie ni la joie.
C'est le contraire. Tu seras fidèle à l'être que le Père a pensé quand Il t'a créé

33Dans la mesure où il se sanctifie, chaque chrétien devient plus fécond pour le
monde! « Toute âme qui s'élève élève le monde»

N° 34N'aie pas peur de viser plus haut, de te laisser aimer et libérer par Dieu. N'aie pas
peur de te laisser guider par l'Esprit Saint. La sainteté ne te rend pas moins humain, car c'est
la rencontre de ta faiblesse avec la force de la grâce.

Si ces extraits vous parlent, achetez le livre, et lisez-le à plusieurs

En définitive, la sainteté n'est pas de l'ordre de la perfection que nous aurions à acquérir.

La sainteté, c'est l'extraordinaire passage de la vie de Dieu dans notre existence terrestre !
Dieu te remplit de douceur et de tendresse,et tu vivras autrement

Dieu te remplit de compassion, et tu éprouveras en toi le sentiment de bien faire

Dieu te remplit de pardon et de miséricorde, et tu seras capable d'attention aux autres

Dieu te remplit de pureté, d'authenticité, de belles rencontres, et tu découvriras l'amour vrai
Dieu te remplit de paix, et tu construiras des ponts plutôt que des murs entre les hommes
Dieu te remplit d'actes posés pour plus de justice, et un monde différent verra le jour

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Dimanche 28 Octobre 2018, St Marc 10/46-52 «aveugles ... clairvoyants»

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Aujourd'hui, nous sommes à Jéricho. C'est une oasis importante et prospère dans la vallée du
Jourdain, non loin de la Mer Morte. Hérode y a bâti son palais d'hiver. 'La ville des
palmiers' comporte villas, piscines, et amphithéâtres. Voyageurs et pèlerins s'y arrêtent
volontiers pour s'y rafraîchir et s'y reposer. Jésus ne semble pas vouloir faire halte à Jéricho.
Il traverse la ville, pour aborder la dure montée vers Jérusalem à 37 kilomètres.

Aujourd'hui, sans doute comme d'habitude, un mendiant, qui est aveugle, est là, assis par
terre au bord de la route. Il tend la main, une boite vide devant lui pour les pièces de monnaie.
J'apprécie l’Évangile qui l'appelle par son nom, comme on fait pour toutes personnes.
Bonjour Bartimée ! Il est intrigué par un mouvement de foule inhabituel dont il se rend
compte. « Qu'est-ce qui se passe ?» dit-il. On lui répond «Jésus de Nazareth est là ! »

Alors, Bartimée se met à crier très fort: « Fils de David, Jésus, aie pitié de moi! »

Bartimée appelle Jésus « Fils de David» les Juifs en général et les scribes en particulier
attribuaient ce titre au futur Messie. Comment un mendiant, aveugle en plus, relégué au bord
du chemin peut-il se révéler si clairvoyant? En tout cas, pour le moment, tout le monde lui dit
« Tais-toi!» Lui, il crie de plus en plus fort « Fils de David aie pitié de moi! »

Alors, Jésus, qui ne faisait que passer, s'arrête pour lui. C'est significatif de Jésus, cela. En
pleine foule, il regarde justement celui qu'on ne regarde pas! : «Appelez-ldit-il. Lui, le
mendiant aveugle, ayant rejeté son manteau (peut-être le seul bien qu'il possède), il bondit,
de bas en haut, c'est le verbe employé, et il s'approche de Jésus ... de tout son être

Jésus ne le connaît pas. Il s'adresse personnellement à l'aveugle, Il le tutoie

«Que veux-TU que JE fasse pour TOI?» Jésus s'implique dans cette question, mais il
incite aussi l'aveugle à exprimer son 'vouloir', et à devenir ainsi 'acteur' de son propre
salut: «Rabbouni, terme affectueux, Mon Maître, Bartimée identifie Jésus comme son
Maître, et il se situe comme son disciple «que je retrouve la vue! »

s lors, la Parole de Jésus qui clôt l'entretien est une conclusion en forme de constat:
« Ta foi t'a sauvél » Aussitôt, il retrouva la vue, et il suivait Jésus dans le chemin

Une seule phrase, mais quelle phrase! Il retrouve la vue, et, il suit Jésus sur le chemin ce qui
veut dire sa vie prend un autre chemin. Il était aveugle des yeux, oui, cela il le savait, mais ce
qu'il ne savait pas, c'est qu'il était aveugle aussi intérieurement. « Aussitôdit l’Évangile, Il
en prend conscience. Avant, il était au bord du chemin. Maintenant, il est SUR le chemin ...

Qu'est-ce que cette page de l’Évangile de St Marc me révèle dans ce que je vis?

Chaque scène de l’Évangile raconte Jésus, et ... raconte, nous aussi, en même temps. C'est
pourquoi nous devons recevoir l’Évangile au présent, pas comme une histoire du passé, mais
comme notre histoire actuelle.

Ainsi, Bartimée, son histoire est symboliquement mon histoire. Ne soyez pas étonnés.

Moi aussi je passe par des stades différents: tantôt aveugle ou aveuglé; tantôt sûrs de moi;
tantôt découragé; tantôt touché par la grâce; passant enfin d'une sorte d'aveuglement sur moi
à une lumière qui éclaire ma vie. Il ne faut jamais oublier qu'il y a toujours « plus» en Soi.
Une des grandes joies du prêtre, c'est de rencontrer beaucoup de gens à qui il est arri
d'ouvrir leurs yeux. Cela se devine parce qu'il y a une joie en eux, malgré tout ce qu'ils ont à
vivre.

Juste une dernière chose

« Que veux-tu que Je fasse pour toi? » me dit Jésus « Seigneur, que je vois! »
Tout est résumé dans ce simple échange

Avec la collaboration de Fabrice

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Dimanche 21 Octobre 2018, St Marc 10/35-45, «Dominer ou Servir»

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               « Venu pour servir, et donner sa vie, pour la multitude »
Cette Parole de Jésus est centrale.

« Venu pour servir ... » sans autre précision. « servir» ce peut être très petit ... pas grand -
chose ... un petit service en passant ... servir, ça peut durer longtemps ... se renouveler en de
multiples occasions ... servir, ça peut même devenir l'essentiel d'une vie ...

Quand Jésus rassemblait les foules aux belles heures de Galilée ... tout marchait bien ...

Or, maintenant, il faut que Jésus aille plus loin. Quand il faut, il faut. Il faut que Jésus
« monte» à Jérusalem. Jésus sent et veut passer sur l'autre versant, celui où « servir» devient
« donner» « se donner» « donner sa vie ))

Jésus n'a pas dit cela dès les premières heures à ses disciples.

Or voilà que deux d'entre eux, Jacques et Jean, s'approchent et Lui demandent:

Donne-nous de siéger, l'un à Ta droite, l'autre à Ta gauche, dans Ta gloire! )) Ils rêvent! ...
Pour Jésus, servir, ce n'est pas siéger. Pour Jésus, servir, se passe en bas, quelques fois très
bas -laver les pieds de ses disciples par exemple - et ça, c'est très grand, c'est très haut.

La demande des deux disciples fait comprendre à Jésus que l'heure est venue de tout dire à
ses disciples.

« Le Fils de Dieu est venu pour servir et donner sa vie ... pour la multitude »
Maintenant, tout est dit

L’Église a jugé que cette Parole de Jésus doit prendre place au cœur de l'Eucharistie

Quand le prêtre la prononce, à chaque messe, il sait très bien que cette Parole n'est pas la
sienne. Il est là uniquement pour dire Jésus-Christ.

Dans la même ligne, je relis l'éditorial de « La Vie» du 29 Mars 2018.

Roselyne, la sœur du Père Hamel; Marielle, l'épouse du Lieutenant-colonel Arnaud
Beltrame. Deux femmes, deux catholiques ordinaires, anonymes, confrontées à deux drames
extraordinaires et publics. Deux générations, deux sensibilités. Dans cet amour pour le frère,
pour le mari, dans cette foi en Jésus, aucune exaltation, aucune haine, aucune scorie, aucune
ombre. Pas un mot à l'encontre de l'assassin, pas un propos sur le terrorisme, sur l’État
qui ... les politiques que ... L'immensité du bien, et leurs silences semblent avoir pris, en elles,
toute la place disponible

Devant ces deux femmes, devant la Parole de Jésus, je me tais

Je crois que la multitude, elle est tout près. Elle est là, si proche de moi, à portée de ma main
Je n'ai rien à rajouter

Avec la forte collaboration de Fabrice

Maintenant, un mot sur la quête d'aujourd'hui. L’Église catholique dans les cinq continents
est répartie en 3000 diocèses. Toutes les paroisses, les riches et les pauvres, participent à la
quête de la journée missionnaire mondiale. Les chrétiens d'Europe et d'Amérique du Nord
sont les principaux donateurs. Les dons vont aux Églises locales d'Afrique, 54 et d'Asie
32. Les Œuvres pontificales missionnaires apportent, grâce à votre générosité, de l'ordre de
150 millions d'Euro aux 1100 diocèses qui en ont le plus grand besoin, souvent face à des
populations grandissantes de baptisés. Mettez l'argent de la quête dans les enveloppes. Si
vous n'avez pas apporté assez d'argent, gardez l'enveloppe que vous déposerez Dimanche
prochain à la quête. Merci, merci.

 

 

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       Dimanche 14 Octobre 2018,   Un jeune homme rencontre Jésus                  

                 Livre de la Sagesse 7/ 7-11. St Marc 10/ 17-27

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Un jeune homme, dont on ne sait pas le nom, accourt vers Jésus. Il est bien intentionné …

«  Que dois-je faire pour avoir la vie éternelle ? c’est-à-dire avoir la Vie de Dieu en soi

Jésus : « Tu connais les commandements ? »

Lui : « J’ai observé tous ces commandements depuis ma jeunesse » ma vie est droite …

Jésus : « Vends tout, donne-le aux pauvres, tu auras un trésor au ciel, viens, suis-Moi »

Oh là là … ça, c’est du direct …Oh là là … vends tout … donne tout … viens suis-Moi …

Lui : Il devient sombre… il s’en va … tout triste… il avait de grands biens …

       … Une rencontre de quelques minutes … qu’il n’est pas prêt d’oublier …

 

                                          il y a bien des choses à se dire …

Je pense que Jésus ne dirait pas cela à un père ou à une mère de famille ou à quelqu’un en responsabilité par rapport à d’autres personnes …

Je pense que Jésus a fait comprendre la même chose au jeune François d’Assise vivant dans une famille aisée … et lui, il a prit Jésus à la lettre. Jésus dit cela, aujourd’hui encore, à des personnes, des religieux, des religieuses qui ont choisi ce style de vie … Jésus ne dit pas cela à tout le monde …

mais je retiens volontiers l’interrogation de ce jeune homme qui me paraît forte

              «  Que dois-je faire pour avoir la Vie de Dieu en moi ? »

               Je retiens aussi cette belle Parole du livre de La Sagesse :  

J’ai prié … et l’intelligence m’a été donnée.  J’ai supplié … et l’Esprit de la Sagesse est venu en moi … Je l’ai aimée plus que la santé et que la beauté … Tous les biens me sont venus avec elle …

Jésus reprend : « Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu ! »

Les disciples sont stupéfaits … déconcertés …        Moi aussi, et vous ?

Les disciples : « Mais alors, qui peut être sauvé ? »

Jésus : « Pour tout homme, c’est impossible. Pas pour Dieu. Tout est possible à Dieu »

                                  

L’Evangile de St Marc que nous venons d’entendre, nous laisse sur cette phrase :

                       Impossible ? Possible ? Possible avec Dieu en soi

                                   Avec le concours de Fabrice

Oui, il est possible à tout être humain de vivre de la Vie de Dieu. Cela s’appelle la sainteté. Justement, aujourd’hui, à Rome, le Pape François proclame, saints et saintes six personnes, le Pape Paul VI, Mgr Oscar Roméro Evêque de St Salvador en Amérique Centrale tué pendant qu’il célébrait la messe et deux hommes, et deux femmes, comme nous.

                         En 2018, le Pape François a écrit une exhortation intitulée

           « Gaudete et exsultate » l’appel à la sainteté dans le monde actuel 3£ 50

Soyez dans la joie et l’allégresse dit Jésus à ceux et celles qui sont persécutés ou humiliés à cause de Lui. Le Seigneur demande tout. Ce qu’Il offre est la vraie vie, le bonheur pour lequel nous avons été créés. Il veut que nous soyons saints et Il n’attend pas de nous que nous nous contentions d’une existence médiocre, édulcorée, sans consistance.

Mon humble objectif, c’est de faire résonner une fois de plus l’appel à la sainteté, en essayant de l’insérer dans le contexte actuel, avec ses risques, ses défis, et ses opportunités.

Déjà une équipe de la communauté de la chapelle s’est constituée. 12 personnes, pour lire cette exhortation du Pape. On pourrait espérer une autre équipe ! Veuillez le dire en quittant la chapelle à Anne, s’il vous plait. Cela va dans le sens de ce que l’Evêque nous demande

 

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Dimanche 7 octobre 2018   St Marc 10/ 2-16   les parents… les enfants…

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* Aujourd’hui, dans l’Evangile de St Marc, Jésus parle de l’homme, de la femme, des enfants

 

         « Au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme »

     Dieu crée l’être humain en deux moitiés, l’homme et la femme. Pourquoi ? 

                             Pour que l’être humain Lui ressemble !

Dieu est Amour. L’Amour est ce don mystérieux qui fait que les trois Personnes Divines          

                                  forment entre Elles, Un Seul Dieu.

     Dieu donne à l’être humain, qui est « deux », de devenir « un » lui aussi, dans le mariage.

         Grâce à l’Amour qu’ils reçoivent de Lui. Mais, c’est un vrai défi à relever

« Laissez venir à Moi les enfants. Le royaume de Dieu est à ceux qui   leur ressemblent ».

La prière que Jésus nous enseigne commence ainsi : «  Notre Père ». Bien que nous soyons des adultes, nous sommes tous et toutes des enfants, des petits, par rapport à Dieu Notre Père.

Les adultes ressemblent à des enfants, à des petits, quand ils font confiance à Dieu. Comme un petit enfant fait confiance à ses parents. Être un enfant, être petit, ce n’est pas « régresser » c’est justement ne jamais cesser de grandir !

         Ces deux Paroles tiennent l’une à l’autre. Il en est question dans l’actualité

Le 20 Septembre 2018 les Evêques de France, ont publié un texte de 100 pages qui est envoyé à tous les parlementaires et pour nous aussi bien sûr. Je résume en quelques lignes

« la procréation médicalement assistée » PMA, en plus quand elle pourrait être appliquée aux femmes seules et aux couples féminins, dans une future loi, pose bien des questions au détriment de la réalité humaine. La première concerne l’enfant à venir. « L’enfant doit être voulu pour lui-même et non simplement pour satisfaire un désir d’adulte. » Il semble évident que l’intérêt de l’enfant est d’avoir un père vivant à côté de lui et de sa mère. Si certains enfants sont privés de cette possibilité par les aléas de la vie, comment la loi autoriserait-elle de priver résolument un enfant de père ce qui est possible par la PMA ? La technique scientifique ne suffit pas à résoudre les besoins humains fondamentaux d‘un être humain

Ce Lundi 1er Octobre à Rome s’est ouvert « le synode des jeunes » qui va durer 3 semaines.

« Synode » veut dire « ensemble en Eglise ». Le Pape ne gouverne pas tout seul. Lors de décisions importantes, il s’entoure d’évêques, d’experts, de laïcs, et ici, de jeunes, qui prennent la parole.

Au moment où l’Eglise souffre en elle-même profondément, justement par rapport aux enfants, je vois là un signe fort d’espérance pour notre Eglise. Oui, elle est blessée comme chacun et chacune de nous à certains moments de notre vie. Mais à quoi sert la foi au Christ mort et ressuscité, si nous ne travaillions pas à la résurrection de l’Eglise, chacun à notre place ?

Je vous en prie, ne vous laissez pas voler la foi, ne laissez pas l’obscurité vous envahir, ne laissez pas les mauvais discours vous détourner. Déjà l’Eglise fait la lumière en elle-même, peut-être par suite des media qui en profitent bien. Faire la lumière, c’est déjà positif. C’est déjà le début de la résurrection de ce qui a mal fonctionné dans l’Eglise. Vous croyez aux Sacrements de vie. Vous croyez à la prière, j’espère. Nous avons un Pape formi formi formi dable. Avec la grâce de Dieu, nous aussi, en Eglise, nous pouvons devenir formi formi formi dables ! J’en ai la preuve autour de moi dans le don des personnes aux plus petits de la société

Dimanche 2 Septembre 2018

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 En ce Dimanche de rentrée, les textes de la liturgie nous adressent des Paroles fortes

Livre du Deutéronome 4/ 1-2. 6-8 Ce livre a été écrit entre 850 et 650 avant J.C.

                                          Maintenant, écoute Israël :

«  Vous garderez les commandements du Seigneur votre Dieu. Vous les mettrez en pratique.

             Ils seront votre Sagesse et votre Intelligence aux yeux de tous les peuples.

                                Le Seigneur notre Dieu est proche de nous »

 

Lettre de St Jacques 1/ 17-18. 21-22. 27

« Accueillez dans la douceur la Parole semée en vous. Mettez-la Parole en pratique, ne vous contentez pas de l’écouter. Ce serait vous faire illusion »

 

Evangile selon St Marc 7/ 1-8. 14-15. 21-23.

«  Ce peuple M’honore des lèvres, mais son cœur est loin de Moi. C’est en vain qu’ils me rendent un culte. Ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur »

Je ne peux recevoir paisiblement ces Paroles sans avoir en l’esprit les fautes graves commises dans notre Eglise. Notre Eglise que St Paul appelle « la fiancée de Jésus Christ »

Lors de la rencontre mondiale des familles en Irlande, les 25 et 26 Août 2018, le Pape François devait célébrer « avec joie l’Evangile de la famille ». Les affaires de pédophilie ont occupé le devant de la scène. Le Pape a prié, rencontré huit victimes d’abus et rappelé sa détermination. Un rendez-vous qui fait suite à des jours difficiles pour le Pape. Le 20 Août, dans « une lettre au Peuple de Dieu » diffusée en sept langues, il demande aux catholiques de l’aider à éradiquer ce mal. « L’ampleur et la gravité des faits exigent que nous réagissions de manière globale et communautaire ». Il faut une conversion plus profonde de l’institution. « Notre style de vie a démenti et dément encore ce que notre voix proclame ».

En clair, l’organisation ecclésiale a caché ces agissements et s’est estimée au dessus des lois.

«  Il est nécessaire que chaque baptisé se sente engagé dans la transformation ecclésiale dont nous avons tant besoin ».

Existent maintenant en France des cellules d’écoute initiées par les Evêques. Elles sont composées de personnes blessées, de membres de l’Eglise, de personnes spécialisées dans les lois de justice, et de comportements humains, pour faire la lumière sur ces faits et y remédier.

 

                                                       Faisons le point

L’Eglise de Jésus Christ est composée d’hommes et de femmes qui ne sont pas à l’abri du mal. Dieu a pris le risque d’agir avec nous malgré nos faiblesses et nos infidélités

Nous croyons aussi que l’Eglise de Jésus de Jésus Christ est sainte, c’est dire que l’Eglise, malgré nos fautes, nous transmet véritablement Dieu dans les sacrements, les rites qui les accompagnent et les Paroles transmises dans les Ecritures.

L’Eglise reconnaît officiellement qu’il y a des saints et des saintes parmi ses membres, à toutes les époques, et partout dans le monde

                                                 Vers quoi faut-il aller ?

Que les prêtres et les fidèles s’aident mutuellement à mieux vivre l’Evangile de Jésus. Ils le font à partir de relations franches, de remarques réciproques, dans une confiance mutuelle

Les fidèles croient que des prêtres ont reçu la tâche de Rassembleurs et de Serviteurs des Sacrements. Ils savent aussi qu’ils sont des hommes avec leurs faiblesses et leurs qualités

                                           Avec la collaboration de Fabrice

 

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                   Dimanche 26 Août 2018                 Approfondir ma vie

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Les Paroles de Jésus sur « le pain de vie » ont résonnées tous les Dimanches précédents

Elles n’ont pas été comprises par ses auditeurs au point qu’elles ont fait le vide autour de Jésus.

Face à cet abandon, Jésus se retrouve seul avec ce petit groupe qu’on appelle « les Douze »    

                                      

                                    « Voulez-vous partir vous aussi ? »

« C’est-à-dire revenir à votre existence antérieure … C’est la première grande crise pour ceux et celles qui suivent Jésus.

                                     « Voulez-vous partir vous aussi ? »

                       Vous connaissez   la réponse de l’Apôtre St Pierre :

                          « Seigneur, vers qui pourrions-nous aller ? »

           Magnifique réponse de Pierre ! Pierre et les autres font le choix de Jésus

                             Attention, ce n’est pas tout. Pierre précise

                              « Tu as les paroles de la vie éternelle »

  

La foi, un échange qui s’établit entre des êtres  qui se parlent en direct : Tu as …

La foi n’est pas une connaissance intellectuelle,

La foi est comme des êtres qui se fréquentent ! Dieu, la personne que je suis, les autres personnes telles qu’elles sont ! Je ne peux aller à Dieu sans aller aux autres !

La foi c’est ce qui unit le bon berger qui connaît ses brebis, et que ses brebis connaissent

                         Croire veut dire connaître ! dans le sens de se fréquenter

                                    

                                               « Les paroles de vie » 

Des Paroles qui portent et entraînent avec elles une façon de vivre et d’agir.

                                                            Des Paroles qui nous font vivre, et agir ici, maintenant.

                                            

                                         « Les paroles de vie éternelle »

Des paroles de vie qui ne s’arrêtera jamais, parce que ce sont des Paroles de Dieu. Cette vie éternelle n’est pas pour après. Elle commence dès maintenant. elle ne supprime pas la mort, mais elle la dépasse

             Voici des paroles de vie éternelle prononcées par Jésus sur la croix

« Mon corps livré pour vous »                                

                                                     « Mon sang versé pour vous et pour la multitude »

         Ces Paroles de vie éternelle sont le don absolu de Lui-même que fait Jésus

                   « Père, pardonne leur, ils ne savent pas ce qu’ils font »

                             Le don PARFAIT, c’est le PAR-DON

     Souvent Dieu nous paraît loin et obscur. En réalité, Dieu n’est ni loin ni obscur

                     Il me donne de me nourrir de Ses Paroles et de Ses Actes

                 Seigneur, Fais-moi découvrir ce qui, en moi, est déjà éternel

                                 Avec la collaboration de Fabrice et Thierry

«  Tu es le Saint le Saint de Dieu »

Cette Parole inédite révèle que Pierre et ses compagnons font l’expérience qu’il y a du divin en Jésus. A travers la sainteté, c’est la proximité la plus grande de Jésus avec Dieu Son Père qui est affirmée.                                

    

La chair désigne la condition de l’être humain livré à ses seules forces  

L’Esprit c’est le Souffle que Dieu inspire dans l’être humain.

          

   A l’aboutissement de ce difficile échange de Jésus avec les gens que me reste-t-il ?

                                    

            La foi est comme deux êtres qui se fréquentent ! Dieu et l’être humain.

Il faut que l’être humain découvre et accepte qu’il ne se suffit pas à lui tout seul.

Pour donner sens à sa vie, l’être humain a besoin des autres. Pour donner sens à sa vie, l’être humain a besoin de Dieu. Dieu lui paraît loin et obscur.

Il faut qu’il découvre et qu’il accepte que Dieu n’est ni loin ni obscur.

                   Ecoutez cette parole décisive de l’Apôtre St Pierre

 

Qu’est pour moi l’Eucharistie ?

                    Le don absolu de Lui-même que Jésus a fait lors de la dernière Cène

                                   « Vous ferez cela en mémoire de Moi »

Ce don absolu de Lui-même, Jésus demande que l’Eglise le rende présent à chaque Messe

                      afin que, à notre tour, nous puissions nous en nourrir

                                   Nous ressemblons tous à St Pierre 

                                    « Seigneur, à qui irions-nous » ?

                   Ah, les belles paroles que nous prononçons sans hésitation !

 

                               « Tu as les paroles de la vie éternelle »

                             Là, c’est direct, le dialogue s’établit : Tu as …

                                     En quoi consiste la foi véritable ? 

           non pas en une connaissance abstraite, mais en une relation existentielle  

comme celle qui unit le bon berger qui connaît ses brebis, et que ses brebis connaissent …    

                                 croire veut dire connaître ! naître avec !

                   « Tu as des paroles de vie » Tes Paroles nous font vivre

     «  Tu es le Saint de Dieu » Pierre traduit, ici, à sa manière, qui est Jésus pour lui

Suis-je capable, moi, de dire, à ma manière, qui est Jésus pour moi ? Cela est nécessaire

Concluons le chapitre 6 de St Jean que nous avons lu chacun des Dimanches du mois d’Août

1° La difficulté pour l’être humain de demeurer ouvert à la nouveauté de Dieu

2° La foi advient dans une rencontre entre Dieu qui attire et l’homme qui accueille

3° Ce qui ressort avec un extrême relief, c’est la promesse de la vie pour le présent et le dernier jour

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           Dimanche 19 Août 2018          Se nourrir de Jésus Christ …

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                                           Livre des proverbes 9/1-6

                               la première lecture de la messe d’aujourd’hui

Si vous manquez de Sagesse, c’est la Sagesse de Dieu avec un grand S. Si vous manquez la Sagesse de Dieu …

Venez à Moi. Venez à la Sagesse de Dieu ; venez à Dieu

Quittez votre folie, quittez votre étourderie, quittez votre perte de repères, quittez votre superficialité, quittez votre déséquilibre intérieur, quittez votre laisser aller

Et vous vivrez votre vie prendra du sens, retrouvez votre équilibre intérieur, retrouvez le vrai sens de la vie

« Venez manger mon pain et boire le vin que j’ai apprêtés »

Pour le peuple de la Bible, comme pour beaucoup d’autres peuples, manger, c’est aussi écouter, apprendre. Ne dit-on pas de quelqu’un qu’il boit les paroles de telle personne, qu’il mange sa leçon ?

«  Venez manger mon pain et boire le vin que j’ai apprêtés »

Comment vivre en vérité dans une société qui ne promet que des nourritures terrestres ?

Ici, Dieu propose une autre nourriture : Venez manger et boire les Paroles, la Sagesse de Dieu.

                   En un mot, venez vous nourrir de la Sagesse de Dieu

 

                                                    St Jean 6/51-58

             En vérité, en vérité, cette formule annonce une parole essentielle de Jésus

                   « Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle »

Jésus le répète trois fois dans cet Evangile. Jésus parle au présent : Qui mange… et boit …

a vie éternelle. La vie éternelle, ce n’est pas la vie d’après. C’est la vie de Dieu en nous dès maintenant. Une vie qui commence ici et qui ne s’arrêtera jamais. Seigneur, fais-moi découvrir ce qui, en moi, est déjà éternel. Cette vie qui ne supprime pas la mort, mais qui, grâce à Toi, la dépasse

       « Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en Moi et Moi en lui »

     Toi en moi… moi en toi … C’est incroyable, cette réciprocité, cette synthèse                  

Je résume cette Parole de la manière suivante : Jésus a donné Sa Vie. Aujourd’hui l’Eglise me dit : « Venez, venez, vous nourrir de Jésus Christ »

Aujourd’hui, je n’ai rien d’autre à vous dire : Nourrissons-nous de Jésus Christ.

Nourrissons-nous de Ses Paroles, nourrissons-nous de tout ce que nous savons de Lui, de tout ce que nous avons compris de Lui. Jésus nous a laissé la possibilité de nous nourrir de Lui !

Pour vivre, nous avons besoin de manger, bien sûr. Pour que notre vie ait un sens, nous avons besoin de nous nourrir de Jésus Christ, Pain partagé, Don de Son Sang, pour sauver des vies humaines. Se nourrir de Jésus Christ, tout est dit. Emplissons-nous de Lui !

La Messe nous donne Jésus à recevoir pour en vivre.

La vie quotidienne est aussi le lieu où Jésus est présent à travers les autres

Ce que vous faite aux autres, c’est à Moi que vous le faite

Ce que vous ne faite pas aux autres, c’est à Moi que vous ne le faite pas.

         Oui, le Seigneur demeure en nous ! et nous, nous demeurons en Lui

                                   Avec la collaboration de Fabrice

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           Mercredi 15 Août 2018   L’assomption de La Vierge Marie

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                   D’où vient la croyance en l’assomption de la Vierge Marie ?

« Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité. De même, nous le croyons aussi, ceux qui se sont endormis, Dieu, par Jésus, les emmènera avec Lui » 1ère aux Théssaloniciens 4/14

   Jésus ressuscité entraîne dans son sillage l’humanité entière, si elle le veut bien.

Peu à peu, s’est imposée aux chrétiens la conviction que Marie, par qui Jésus est venu au monde, est la première à être « emmenée » à Dieu. Cette croyance s’est formalisée à partir du IVe siècle. En 1950, Pie XII, après avoir consulté les Evêques du monde entier en a fait une certitude de foi pour l’Eglise catholique. Il choisit le 1er Novembre 1950, fête de la Toussaint, pour bien marquer que Marie est sainte, la première de tous les saints et saintes.

                                                

                                           Comment le comprendre ?

           Il ne faut pas confondre l’ascension de Jésus, et  l’assomption de Marie    

Dans l’ascension, le sujet est actif : Jésus s’élève pour rejoindre le Père

Dans l’assomption, Marie est passive, Elle ne monte pas au ciel de sa propre initiative, mais Elle est élevée au ciel, Elle est placée en Dieu

L’assomption est une promesse. Ce que Dieu a fait pour Marie, Il veut le faire pour nous aussi. Dieu nous veut auprès de Lui, corps et âme, dans Sa Gloire. Marie, ici, a valeur d’exemple, Elle est « La première en chemin ». Si tout vient de Dieu, si tout est accompli en Christ, il faut encore que ce don soit accueilli par l’être humain. Là est notre chemin de la foi.

                   La liturgie de cette fête est un résumé de l’histoire du monde

l’Apocalypse, 11/19… 12/6-10 Le dernier livre de la Bible se situe dans un contexte de persécutions des croyants par le pouvoir impérial. Ici, la lutte est illustrée par l’affrontement entre la Femme et le dragon.

                                         Un grand signe apparut dans le ciel 

Une Femme. A la suite d’Eve, et de sa descendance, Marie est la nouvelle Eve, avec sa descendance elle aussi. Cette Femme inaugure une nouvelle histoire de l’humanité rachetée. Cette histoire comporte un combat intérieur qui jalonne la vie de Marie et la vie de nous tous et toutes. Il s’agit de « renaître » à une vie vécue autrement.

Le dragon. Semblable au serpent, il représente tout ce qui traverse l’humanité dans sa capacité meurtrière, toute violence tapie en nous, toute rancœur, Il est la parole inversée, le mensonge. Dieu a fait l’humanité capable de grandes et belles actions, mais vulnérable selon la faiblesse de la chair.

L’Evangile de la Visitation St Luc 1/39-56

Quand elle se met en route, Elle porte en elle le sauveur …

Marie, est ici le symbole de l’humanité nouvelle, celle que nous pouvons être, si nous le voulons

Quand Elle entonne la Magnificat …

« La miséricorde de Dieu d’étend d’âge en âge … Dieu se souvient de Son Amour, de la promesse faite à nos pères, Abraham, et à sa descendance pour toujours ».

Marie parle ici au nom de l’humanité nouvelle dont nous faisons partie, si nous le voulons

Aujourd’hui, la Vierge Marie est élevée dans la gloire du ciel : Elle guide et soutient    

                   l’espérance de nous, ton peuple, encore en chemin …

« Marche avec nous, Marie, aux chemins de nos vies, ils sont chemins vers Dieu »

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     Dimanche 12 Août 2018      St Jean 6/41-51         Croire en Jésus !

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Jésus vient de multiplier les pains pour nourrir une foule dans un lieu désert grâce à un enfant qui a donné tout ce qu’il avait pour manger. Les gens sont captivés par le merveilleux de l’évènement. Ils cherchent Jésus pour que cela se reproduise tout le temps. Ils Le retrouvent enfin dans la synagogue de Capharnaüm…

 

Eux, ils récriminent contre Jésus parce qu’Il a déclaré :

                                                                    « Moi, Je Suis, le pain qui est descendu du ciel. »

Ils disent : « Celui-là n’est-il pas Jésus, fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère. » Alors, comment peut-il dire maintenant « Je Suis descendu du ciel ? »

Je comprends leurs récriminations. Ce n’est pas simple de croire en cet homme qui est là devant eux, quand il affirme qu’il est descendu du ciel.      

Selon notre logique humaine, on ne peut pas être homme et dieu ensemble. Ils en restent là.

Jésus, Lui, leur pose la vraie question : Est-ce que vous voulez, vous nourrir de Dieu ?

       Ce qui est mis en scène devant nous, c’est la foi. La foi acceptée ou refusée.

Jésus est un homme de chair et de sang, donc différent de Dieu, et, en même temps, Il est    

                    Présence réelle de Dieu éternel au milieu de nous.

                    Tel est le paradoxe au centre de la foi chrétienne !

Mon frère et moi, nous avons reçu la foi de nos parents. Ils nous ont appris le Notre Père et le Je vous salue Marie. Ils allaient à la Messe tous les dimanches. L’un et l’autre, à leur manière, ils ont été modèles de vie, de vie droite. Dans l’adolescence, Dieu s’est effrité en moi. Je ne voyais pas Son rapport avec mon existence. A 17 ans, un vicaire de Vence a marqué ma vie pour toujours. Il nous communiquait sa confiance dans l’avenir. La joie et le désir de nous faire grandir dans la vie se communiquaient à nous, les gosses du patronage. Nous étions louveteaux, scouts, nous avons fait la promesse sans bien en voir le sens…Puis l’idée d’entrer au séminaire s’est imposée à moi. J’avais 19 ans. Les drames de cette époque, les camps de concentration, le travail obligatoire en Allemagne, le maquis, le Maréchal Pétain, le Général De Gaule, je les trouvais bien tous les deux … je suis passé à travers tout cela sans peser le sens profond des évènements nationaux et internationaux. Ordonné prêtre à 25 ans, par l’Eglise, après le service militaire, j’étais jeune et sans grande expérience humaine. Le Concile Vatican II m’a aidé à mettre le Christ au centre de ma foi. J’ai enfin commencé à voir que Dieu et les autres étaient le sens de ma vie. J’ai découvert aussi que l’Eglise était une structure dont j’avais besoin pour me construire.

Maintenant le paradoxe de la foi ne me gène pas. Je crois parce que l’Histoire de la Bible est remplie de l’histoire des êtres humains et de la Parole divine. Je crois la foi, je crois les sacrements que l’Eglise porte en elle. Je crois grâce à des prêtres, je crois grâce à des gens, à des chrétiens, des chrétiennes, en qui je sens quelque chose de fort, une sincérité de vie. Je suis ébloui par des hommes, des femmes qui manifestent la foi chrétienne, et d’autres convictions dans des périls extrêmes.

          Je réponds à la récrimination posée au début de l’Evangile d’aujourd’hui :

Oui, je crois que Dieu s’est fait un homme en la personne de Jésus Christ, pour le salut du monde. Cela n’est pas un problème intellectuel. Cela se passe au niveau de la Vie. La Vie qui est en Dieu. C’est au niveau du don de soi-même que Dieu et l’homme se rejoignent

 

                                                 Maintenant, à vous !

Suis-je prêt à accepter la foi selon la logique de Dieu plutôt que nos logiques humaines ?

Suis-je prêt à accepter que la foi soit au niveau de nos existences et non une théorie ?

Suis-je prêt à accepter de faire le saut de la foi à condition d’en parler avec d’autres ?

Suis-je prêt à accepter que la foi provoque une révolution à l’intérieur de moi-même ? 

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Dimanche 5 Août 2018     St Jean 6/24-35   pain …   nourriture …   Vie …

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Nous sommes aujourd’hui dans la synagogue de Capharnaüm. C’est très peu de temps après que Jésus ait multiplié les pains à la foule de l’autre côté du lac de Tibériade.

Jésus a accompli ce geste à partir du don généreux d’un enfant qui a donné tout ce qu’il avait pour manger.

Les gens n’ont gardé que l’aspect spectaculaire de l’évènement. Ils ont associé à l’image du Dieu de l’exode qui, il y a bien longtemps, a donné la manne qui tombe du ciel pour nourrir la foule au désert. La foule voit le miracle, elle ne voit pas le signe donné par le miracle

Jésus a eu besoin qu’un enfant donne tout son manger pour multiplier les pains. Là était le signe que Jésus voulait faire comprendre.

S’ensuit un dialogue semé de malentendus entre Jésus et les fidèles de la synagogue …

   Chacun donnant un sens différent aux mots « pain » « nourriture » « vie »

 

Vous me cherchez parce que vous avez mangé du pain à satiété…

                                                                Ne travaillez pas pour la nourriture qui se perd …

                           « la nourriture qui se perd » que veut dire Jésus ?

Actuellement, nous prenons conscience les uns et les autres de ceci : la société de consommation qui nous « nourrit » ne suffit pas, toute seule, à donner un sens à notre vie.    

                                       Avant-hier, une personne me dit :

« J’ai tout ce qu’il me faut pour vivre…un appartement, je fais des voyages … peu à peu, par suite de mes trop nombreuses activités personnelles, j’ai laissé tomber ma présence à l’entraide protestante… à une équipe catholique animée par un prêtre … « j’ai vécu » une sorte de fuite en avant…une vie dispersée … j’ai laissé tomber les essentiels. Que me reste-t-il ?... maintenant, ma vie est vide… elle n‘a plus de sens … et même ma santé est altérée»

     Voilà ce que Jésus veut dire quand Il parle de « nourriture qui se perd… ou se garde »

C’est une grâce d’ouvrir les yeux sur soi-même. C’est une grâce de prendre conscience de ce qui m’a « nourri » vraiment et m’a donné une raison « d’être ».

     « Comment savoir d’où vient le jour, si je ne reconnais pas ma nuit »            

        

       Travaillez pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle

Jésus me révèle une autre dimension de l’existence, une « autre nourriture» « une vie éternelle » qui n’est pas une vie pour après. « La vie éternelle » c’est une « autre façon de vivre » maintenant, tout de suite, une vie où les autres ont une place.

Nous avons besoin d’y « travailler », comme dit Jésus. Seul cela peut me donner des raisons de vivre et d’espérer. C’est à mon niveau, mais me demande un « dépassement » de moi dans l’ouverture à autrui, sous ses multiples applications concrètes …

                          

Ne travaillez pas pour la nourriture qui se perd …  

                           Travaillez pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle …

                         Aujourd’hui, cette Parole de Jésus est un cadeau

Certains accueillent et vivent cette Parole dans la discrétion, la simplicité, chaque jour …    

                                                         heureux sont-ils !

Plusieurs de ceux et celles qui l’ont entendue directement du Christ l’ont laissée de côté

     Parce qu’ils ne l’ont pas comprise ou parce qu’ils n’ont pas voulu l’ entendre …

               Nous autres, simples fidèles du XXI ième siècle, qu’en pensons-nous ?

                                        Avec la collaboration de M. Christine

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     Dimanche 29 Juillet 2018     St Jean 6/1-15       Les mains ouvertes…

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           Jésus est passé de l’autre côté du lac de Tibériade appelé aussi mer de Galilée

Jésus est « passé de l’autre côté de la mer de Galilée » Le verbe « passer » , le mot « passage » revêtent dans la Bible un sens très fort : Ils évoquent le « passage » de la mer rouge … de la servitude à la libération … le mot Pâque signifie « passage » … de la mort à la vie… Ce terme « passage » s’applique aussi à nous qui avons « des passages » à faire dans nos existences…

La Galilée des nations est habitée par des peuples mélangés, de cultures différentes.

                         Jésus passe de l’autre côté de la mer de Galilée …

   Cette phrase de l’Evangile est lourde de sens, alors que la fête de la Pâque est proche

* Pour bien saisir le sens du récit qui suit, il faut le replacer dans son contexte biblique

On notera des ressemblances avec ce qui se passe au désert durant l’Exode, Jésus comparé à un nouveau Moïse, Jésus agit tout à fait comme le prophète Elisée, il y a des allusions à la situation du pays occupé par les Romains

             Levant alors les yeux, Jésus voit une grande foule qui vient à Lui …

                     Glissons-nous dans cette grande foule qui va à Jésus …

Jésus à Philippe : Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ?  

Philippe : Deux cent deniers ne suffiraient pas   200 deniers représentent 6 mois de travail      

André : Un jeune garçon ici, a cinq pains d’orge et deux petits poissons …

                           … mais, qu’est-ce que cela pour tant de monde !    

Un jeune garçon : On ne sait même pas son nom. Il fait partie de la foule. A-t-il entendu la question de Jésus à Philippe ? Est-ce André qui vient lui demander : « veux-tu me donner tout « ton manger » pour que je le porte à Jésus ? Devant cette perspective il a dû hésiter … alors il ne reste rien pour moi… c’était pour moi tout seul … il faut donner …tout… André insiste Le jeune répond à mi voix « oui »… André s’en va avec « son manger »… Ils ne se doutent pas, ni l’un ni l’autre, que de ce don généreux, va surgir quelque chose d’inattendu… le peu va se transformer en beaucoup … « les mains ouvertes devant Toi Seigneur … »

Les apôtres : se taisent devant la situation… Alors Jésus prend la Parole :

Jésus :   Faites-les asseoir. Ils étaient environ 5000 hommes.

             Ce chiffre évoque l’ensemble du peuple au désert après avoir quitté l’Egypte…

Jésus : « prend les pains » comme le prophète Elisée dans la première lecture de ce Dimanche  

Jésus : « après avoir rendu grâce » Il les leur distribua comme il le fera le soir du Jeudi-Saint

Jésus : leur donna aussi du poisson autant qu’ils en voulaient    

               … Ce n’est pas un miracle, c’est un signe nous dit Saint Jean …

Jésus  aux disciples : « Ramassez les morceaux qui restent, pour que rien ne soit perdu »      

           la manne pourrissait si on en conservait l’excédent. Le pain de Jésus, Lui, il se garde

Les gens crient : « C’est vraiment Lui le grand prophète, Celui qui vient dans le monde »

               On reconnaît en Jésus le personnage promis par Dieu qui serait semblable à Moïse

Jésus :   Il sait qu’ils veulent faire de Lui leur roi selon l’attente populaire du Messie. Alors,

Jésus : Il se retire seul dans la montagne …

L’Evangile d’aujourd’hui se termine sur cette note un peu énigmatique. Nous ne sommes qu’au début du chapitre. Les Dimanches suivants nous amèneront plus loin.              

                                              Avec la collaboration de Fabrice

 

                                              Que retenir de tout cela ?

  

       Le choix du jeune garçon évoque-t-il pour nous quelques situations semblables ?

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     Dimanche 22 Juillet 2018     St Marc 6/30-34   « brebis sans berger »

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Les 12 apôtres reviennent Ils ont beaucoup donné d’eux-mêmes dans cette première mission.

Les arrivants et les partants étaient si nombreux qu’on n’avait même pas le temps de manger

Ils ont besoin de souffler …                       Jésus leur dit

« Venez à l’écart, dans un endroit désert, reposez-vous un peu » à l’écart… un désert …

            

       Ils partent dans la barque pour un endroit désert de l’autre côté du lac, à l’écart

                 Les gens les voient s’éloigner, alors, à pied, de toutes les villes,

                               Ils courent et ils arrivent avant eux…

       En débarquant, Jésus voit une grande foule…. Rien ne se passe comme prévu….

Nous pouvons nous sentir assez proches de cette scène …quelques fois, les journées sont pleines, on n’a plus le temps de rien… on est tiraillé de tous les côtés …

Je me demande en quoi l’homélie du Pape, dont il a été question Dimanche dernier, peut nous aider à voir un peu plus clair dans nos activités et donner du sens à ce que nous faisons

                 Vous souvenez-vous des trois mots clé de la mission ?

 

Première clé : « Pars » le premier sens qui nous vient à l’esprit, c’est « partir »

C’est d’ailleurs ce qui avait été prévu par Jésus pour ses apôtres …

« Pars » peut vouloir dire aussi « vas-y », « ne te défile pas » « ne cherche pas d’excuse »

En effet, Jésus et ses apôtres vont rester sur place, ils vont « faire face » à cette situation totalement imprévue

Deuxième clé : « Approche-toi  » «  Approche-toi » Là, ce sont les gens qui s’approchent. Jésus va-t-il les regarder comme ceux qui viennent contrarier ce qui était prévu ?…  

Au contraire, Jésus va « se rendre proche d’eux »   « Il est saisi de pitié envers eux »,

autre traduction plus proche du texte original     « Jésus est pris aux entrailles »

Quel est le regard de Jésus sur eux ? Ils sont là comme « des brebis sans berger ! 

Il devine qu’ils ont besoin d’être reconnus pour eux-mêmes. Jésus perçoit qu’ils ont perdu tous les repères dans leur existence, ils sont ballottés au grès des évènements …

Jésus ne peut pas les laisser ainsi … sans rien faire … sans rien dire…

 

Troisième clé : « situations concrètes » Ici, on est bien dans une situation très concrète. Face à cette situation, Jésus ne peut résister. Il faut y aller. La mission commande. La mission ne s’arrête pas, même quand on n’est pas prêt, ou qu’on est pris de court …

Alors, Il commence à les enseigner longuement   longuement …L’Evangile d’aujourd’hui s’arrête là ! Il ne dit rien des paroles que Jésus leur adresse … On sait simplement qu’ils n’ont pas vu passer le temps …   Bien mieux qu’une ennuyeuse homélie du Dimanche !          

Ainsi les trois clés du Pape François ont été mises en œuvre ce jour-là même par Jésus !

 

                               Qu’est ce que je retiens de tout cela ?

* Dieu agit dans les imprévus, nous, ne laissons pas de place à l’imprévu dans nos journées ! La première en chemin, Marie tu nous entraînes à risquer notre « oui » aux imprévus de Dieu * Dieu sent la détresse matérielle et spirituelle des gens … « ils sont comme des brebis sans berger » Il nous aide à déceler nos manques … nos failles… nos blocages …

* Dieu demande absolument de prendre, chaque jour, des temps de silence « venez à l’écart » du bruit, de l’agitation, du stress, de l’ennui, de la foule

 

                               Avec la collaboration de Fabrice

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Dimanche 15 Juillet 2018,   St Marc 6/7-13,    « en mission deux par deux»

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Dans la première lecture, Amos, qui garde les brebis et les chèvres, 750 ans avant Jésus Christ, est appelé par Dieu à témoigner de sa foi devant les gens

Dans l’Evangile, Jésus envoie les apôtres en mission, deux par deux, témoigner de leur foi

Dieu respecte profondément la liberté de chaque être humain. Dieu veut avoir besoin de chacun, de chacune pour qu’il prenne sa part dans Son œuvre de salut

               Si l’appel à la mission nous était posé à chacun de nous aujourd’hui ?

            Est-ce que vous vous sentez concernés personnellement par la mission ?

Si oui, alors vous entrez dans l’Evangile. Si vous pensez que la mission est réservée aux prêtres, aux religieux, aux religieuses, et à d’autres qui partent dans les pays lointains, vous vous mettez alors en dehors de la mission. C’est triste parce que chacun a sa part à prendre.

                       Avoir la foi, témoigner de la foi, ne peuvent se dissocier

Voici ce qu’en pense le Pape François dans l’homélie prononcée à la chapelle Ste Marthe le 19 Avril 2018. Il nous transmet les « trois mots-clés » pour comprendre le sens et la manière de l’évangélisation.

 

                                           Le premier mot-clé  « Pars »

« Pars » décide toi-même de prendre ta part de la mission. Vas-y. N’aies pas peur. Essaye. Ecarte les objections.

« Pars » là où tu vis ; il n’est pas besoin d’aller plus loin. Dans ton quartier ; dans ton lieu de travail ; dans ta famille ; dans tes relations ; dans tes loisirs ; ton monde est là, tout près de toi

                         

                             Le deuxième mot-clé c’est « Approche-toi « 

«  Approche-toi » rends-toi proche des gens. Regarde leurs questions, leurs soucis, leurs inquiétudes, leurs joies, leur espérance, leurs besoins …

                 Le troisième mot-clé « la situation concrète » «  pas de théorie »

« La mission est presque « un corps à corps » que l’on livre avec la vie et la parole. La mission se vit Personne à Personne. On part de la situation concrète, pas des théories. On ne peut pas évangéliser en théorie, ni dans un fauteuil ».

 

   Trois mots-clé « Pars », « Approche-toi », « la situation concrète, pas la théorie »

« Ces trois mots-clé sont des clés pour nous tous chrétiens appelés à évangéliser avec notre vie, notre exemple, et aussi, notre parole, mais sous la force de l’Esprit.

Sans l’Esprit, même ces trois attitudes ne servent pas. C’est l’Esprit qui nous pousse à partir, à nous approcher et à partir des situations concrètes ».

           « Que le Seigneur nous donne la grâce d’écouter l’Esprit ! » Pape François

 

                        

                 L’Evangile d’aujourd’hui apporte deux précisions

1 Deux par deux : On n’est pas envoyé tout seul. Accomplir la mission avec les autres

2   Joies et tristesses : la mission comporte l’une et l’autre,

                   « Quand vous avez trouvé l’hospitalité… l’accueil… restez »

                   «  Quand on refuse de vous accueillir … partez »

               Dieu nous a faits libres de L’accueillir … libres de Le refuser …

 

                                   Avec le concours de Fabrice

 

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     Dimanche 8 Juillet 2018   St Marc 1/1-6 Le choc de l’Evangile

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Jésus est de passage à Nazareth. Il a quitté ce village, il y a quelques mois, voire une année. C’est là où Il a grandi, travaillé avec Joseph, Son père adoptif. Il a tissé des liens avec les habitants, Il a plein de souvenirs de ce lieu où Il a vécu trente années. Quand Il est parti, c’était pour se lancer dans une nouvelle vie itinérante, pour annoncer la Bonne Nouvelle de Dieu parmi nous. En ce jour du Sabbat, Jésus se rend à la synagogue. Il fait la lecture d’une page de la Bible, et, Il se met à enseigner…

                    Que se passe-t-il dans la tête de ses nombreux auditeurs ?

On disait «  D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? »

( frères, sœurs, une manière de parler de ses parents éloignés, cousins, cousines…)

Les habitants de Nazareth sentent un décalage entre « le Jésus d’avant » et « le Jésus de maintenant ». Ce décalage les gêne. Il les oblige à sortir de leur façon habituelle de Le voir. Il faudrait qu’ils s’ouvrent à un nouvel horizon, à une autre vision de la vie. Mais, eux, ils veulent en rester uniquement au Jésus « d’avant ». Ils n’ont pas envie de changer d’idées au point qu’ils en arrivent à être profondément choqués au sujet de Jésus.

Finalement, Jésus n’est pas accueilli, Il se sent même repoussé par les siens… si bien qu’Il dit

           « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison » 

Et là, Il ne pouvait accomplir aucun miracle ; Il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Et Il s’étonne de leur manque de foi.

               Jésus se trouve face à face avec l’incroyance de ses concitoyens !

                                          

                                           Que retenir de tout cela ?

La foi consiste à m’ouvrir à une autre dimension, à quelque qu’UN qui me dépasse, à m’élargir à une nouvelle façon de voir. Jésus ne les oblige pas à Le croire. Les miracles ne sont pas faits pour éblouir les gens. Les miracles sont comme « des signes » qui indiquent une direction, une réalité qui sort de l’ordinaire, comme une incitation qui m’est faite…

La foi des nouveaux convertis établit un changement en eux quand ils se comparent à ce qu’ils étaient « avant » et à ce qu’ils sont devenus « maintenant ».

Nous aussi, nous avons du mal à parler de la foi autour de nous, pourquoi ?

l’Evangile a un côté exigeant qui nous met souvent à contre courrant des idées habituelles. L’Evangile demande de prendre position sur une manière concrète de vivre… par exemple,

* A la messe, mon voisin, ma voisine ? Qui y a-t-il de commun entre cette personne et moi ? Est-ce que je pense que cette personne est aimée de Dieu comme moi ? Est ce que je pense qu’elle a des soucis et qu’elle attend peut-être quelque chose de moi ? Si elle est ici, ce n’est pas pour rien, c’est une volonté d’être là avec nous… Comment vais-je me préparer à me sentir proche d’elle, au point de lui transmettre un peu de paix, avant la communion ?

* Nous catholiques pratiquants, comment recevons-nous l’enseignement du Pape et des Evêques de France sur les migrants ? Il s’agit de nous respecter les uns les autres dans nos différences et nos sensibilités. Mais, il y a des situations humaines que nous devons respecter. Si je me permets de parler des migrants, ce n’est pas parce que j’ai été voir sur place, mais parce que des chrétiennes qui agissent au cœur de cette question, me font part de ce qui se passe à la frontière de Vintimille et dans les camps de rétention. Avant de prendre parti sur cette question, avons-nous fait l’effort de rencontrer un migrant, ou au moins d’en parler avec ceux et celles qui les côtoient ?    

Toutes ces réflexions me sont venues à l’esprit à la suite de la visite de Jésus à son village tel que St Marc nous en parle… avec le concours précieux de Sophie et de Fabrice

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       Dimanche 1er Juillet 2018   St Marc 5/21-43   La foi, la foi, la foi…

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Jésus rentre de l’autre côté du lac, du pays païen, où Il vient d’expulser plusieurs démons qui ont rendu un homme furieux, déchaîné, et hors de lui… Jésus le guérit. Il lui demande de retourner auprès des siens et de leur dire tout ce qu’Il a fait pour lui… ça, c’était hier

Aujourd’hui, Jésus descend de la barque, et met le pied sur la berge du côté de son pays…

Rien n’est prévu, Jésus a besoin de se reposer un peu…

Voilà une grande foule qui L’entoure… voilà ce papa qui L’implore pour sa petite fille à la dernière extrémité… voilà une femme qui a des pertes de sang depuis 12 ans, elle a dépensé tous ses biens pour se soigner, son état a plutôt empiré. … elle se disait si je parviens à toucher seulement Son vêtement, je serai sauvée…

                                                 Que va faire Jésus ?

                               Si l’Evangile de ce jour voulait nous montrer

1° que la foi a une grande importance

2° qu’il y a un crescendo dans la foi … qu’il y a des pas à franchir dans la foi …

 

* Par rapport à cette femme… le pas à franchir, c’est que sa foi est un peu primaire, peut-être un peu superstitieuse… si je parviens à toucher seulement Son vêtement, je serai sauvée Jésus ne la méprise pas du tout, au contraire. Il va l’aider à sortir de l’anonymat, à accepter de faire sa démarche en pleine lumière… c’est très bon pour nous  qui avons quelque fois peur, de montrer la foi devant les gens…    « Qui a touché mes vêtements ? » dit Jésus,

Cette femme, sans doute après plusieurs hésitations, toute tremblante, se jette à Ses pieds devant tout le monde… et Lui dit toute la vérité…

Mieux encore… Jésus se met à lui parler … elle ne s’attendait pas du tout à cela…

« Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal »

« ta foi t’a sauvée » Jésus lui apprend cela : être sauvée, c’est plus qu’être guérie !

A condition que la foi ne soit pas seulement un petit truc qu’on a en plus. La foi, c’est une nouvelle manière de vivre… C’est ce qui est en train de se passer pour cette femme.

Un large espace s’ouvre dans sa vie… une relation personnelle au Christ… une relation différente aux autres, et à elle-même qui l’implique tout entière. Cette femme reçoit beaucoup plus que ce qu’elle cherchait. La foi est une guérison intérieure de la personne entière ! 

* Par rapport au papa… la foi l’habite, il ose demander la guérison de sa fille devant tout le monde… mais voila qu’une délégation arrive pour lui dire que sa fille vient de mourir, et qu’il n’y a plus rien à faire : « A quoi bon déranger encore le Maître ? »

Le pas à franchir pour lui, c’est la foi au plus haut degré, celui de la résurrection !

« Ne crains pas, … crois seulement » lui dit Jésus

Le papa ne répond rien, mais il laisse Jésus, Pierre, Jacques et Jean venir avec lui…

Arrivés à sa maison, c’est l’agitation, les gens pleurent, poussent de grands cris…

Jésus s’exclame « pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte, elle dort »

La mort serait-elle un très long sommeil au bout duquel, Jésus seul, a le droit de nous réveiller ?

Tout le monde se moque de Jésus. Pour le moment, Mr Jaïre ne dit rien. Il a un si grand pas à franchir, pour accéder au sommet de la foi… comme nous d’ailleurs…

Jésus demande à ceux et celles qui sont sur le chemin de la foi de venir avec Lui. Le papa, la maman, Pierre, Jacques, Jean. Il entre dans la chambre, Il saisit la main de l’enfant

               « Talitha koum » ce qui signifie « jeune fille, Je te le dis, lève-toi »

« Lève- toi » Jusqu’où puis-je croire en Jésus ? jusqu’où je laisse Sa Parole entrer en moi?

                                     Avec la collaboration de Fabrice  

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Dimanche 24 Juin 2018   Nativité de St Jean-Baptiste   St Luc 1/57-66.80

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Il y a des ressemblances et des différences entre la vie de St Jean-Baptiste et celle de Jésus

Jean (Dieu fait grâce)                                         Jésus (Dieu sauve)

.   Annonciation au prêtre Zacharie                     .   Annonciation à une jeune fille, Marie

     dans le Temple de Jérusalem                               dans sa maison à Nazareth

.   Naissance de Jean-Baptiste à Aïn                   .   Naissance de Jésus à Bethléem

     Karim d’une mère stérile                                       d’une vierge

.   Jean-Baptiste se retire dans le                       .   Jésus est « poussé » au désert par l’Esprit

     Désert de Jud

.   Jean-Baptiste apparaît comme un Maître       .   Jésus désignera douze apôtres pour « être

     Entouré de disciples leur apprenant à                   avec Lui » et leur apprendre « la Bonne

     Jeûner et à prier                                                    Nouvelle de l’Evangile ».

.   Jean-Baptiste donne un baptême qui             .   Jésus baptisé par Jean-Baptiste, annonce

     exige un effort de conversion                               le Baptême dans l’eau et L’Esprit Saint

. Jean-Baptiste « Je ne suis pas le Christ »        . Jésus, Je vous le dis : en vérité, « il n’est                                                                                                                                                                                                                                                                                                            « J’ai J'ai été envoyé en avant de Lui » «  Lui,                          pas de plus grand prophète que

Il faut qu’Il croisse, et moi, que je diminue »                  Jean-Baptiste »

        

. Jean-Baptiste est en proie à des doutes           . Jésus vient porter la Bonne Nouvelle aux

   Il voyait en Jésus «  un justicier »                       pauvres, panser les cœurs meurtris,

                                                                                annoncer aux captifs leur libération,    

                                                                                 ouvrir les yeux des aveugles…

 

.   Jean-Baptiste dénonce l’adultère du roi         . Jésus dénonce nos infidélités, nos manques

   Hérode. Il est emprisonné, et tué                      d’amour aux autres, Il est crucifié                          

             Et alors ? Tout ne s’arrête pas là. La mort n’a pas le dernier mot

Des Jean-Baptiste, n’en n’avons pas tous et toutes rencontrés, un jour ou l’autre sur nos parcours ? Ouvrons nos yeux : des personnes qui nous ont montré le chemin… qui nous ont redonné du courage… qui nous ont appelés à plus de vérité… des Jean-Baptiste, ça continue, il y en a encore

La Bible nous apprend que depuis la création de l’être humain, Dieu porte en Lui un projet de salut. Pour le réaliser, Dieu a besoin des simples êtres humains que nous sommes.

Tous les hommes et femmes de la Bible sont des êtres de chair et de sang comme nous autres. Ils se sont ouverts aux appels de Dieu ressentis en eux. Ils ont répondu plus ou moins bien, à leurs manières, selon les coutumes de leurs époques. Tous et toutes ont compris qu’ils avaient besoin de pardon pour être en vérité avec eux-mêmes.

Un jour, Dieu en une personne humaine, Jésus, est venu vivre, souffrir, mourir devant nous.

Et pour nous.              

                           Aujourd’hui, Jésus Christ vit en nous

          même si nous ne le savons pas, même si nous n’y croyons pas.

                     chacun, chacune a un rôle, une place, une vocation dans le plan de salut de Dieu

                                         Avec la collaboration de Fabrice  

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Dimanche 17 Juin 2018,    St Marc 4/26-34     « la plus petite graine »

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A quoi pouvons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole Le représenter ?

« Parabole » ce mot désigne aujourd’hui un instrument qui sert à capter les images de la télévision… Ici, Jésus parle en pleine nature, depuis une barque, tout près du rivage où la foule est rassemblée. Jésus raconte, en images, le règne de Dieu au milieu de nous…

« Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde. Quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre » Le moutardier peut atteindre 3 mètres de hauteur en Galilée

Je reste sur cette graine, la plus petite de toutes les semences du monde…  

Je me demande : dans ma vie, et autour de moi, qu’est-ce qui est petit comme cette graine ?                                                          

Je pense au navire « L’Aquarius » dont on parle beaucoup en ce moment. Il est affrété par deux ONG, SOS Méditerranée et Médecins sans frontières. Avec ses six cent cinquante migrants dont des femmes et des enfants, il vogue vers L’Espagne, puisque tous les autres ports lui sont fermés. Par rapport à tous les puissants états qui entourent la Mer Méditerranée, ce navire n’est pas grand-chose à première vue. Serait-ce lui que Jésus compare à une petite graine ? Pour moi, c’est Oui.

« L’Aquarius » il est Une graine, la plus petite de toutes les semences.

Je le situe, même si cela ne plait pas, comme une part du règne de Dieu sous nos yeux. Et, aujourd’hui on en parle dans toute l’Europe. J’admire profondément les personnes de son équipage dont beaucoup sont des bénévoles. On les traite de complices des « passeurs », on les repousse de partout. Depuis trois ans, ils ont sauvé plusieurs milliers de naufragés qui sont des personnes comme vous et moi !

Cette petite graine qui vogue toute seule sur la mer, oui, elle représente le règne de Dieu

 

Je reste encore sur cette graine, la plus petite de toutes les semences du monde…

Je me demande : dans ma vie, et autour de moi, qu’est-ce qui est petit comme cette graine ?

Je pense à Jésus. Il est venu sans argent, sans pouvoirs apparents, Il est venu parler, agir, être simplement miséricordieux dans chaque situation, Il n’a jamais forcé personne à Le suivre, Il a pris des risques, Il a donné le meilleur de Lui-même

Oui, Jésus s’est comporté comme une petite graine d’Evangile au cœur des masses…

Et quand je communie à la messe…. Je reçois une petite hostie, minuscule graine de Jésus, Dieu planté en moi ! semé en ma terre profonde !… pour devenir une plante qui étend de longues branches… pour s’ouvrir aux oiseaux … et aux gens de toutes sortes….

Oui, elle est vraie, elle est profonde la parabole de Jésus !

Et quand Jésus a confié la mission à douze hommes, Il leur a dit

« portez l’Evangile à toutes les nations ».

Ces douze hommes ordinaires, inconnus du grand public, sans argent, sans armée, sans pouvoir, ils ont donné le meilleur d’eux-mêmes eux aussi

qui sont-ils ?« Une petite graine qui a grandi et dépasse toutes les plantes potagères»

et 2000 ans après, la graine continue à grandir, pour devenir l’Eglise. Mais cela ne suffit pas, le travail continue, et l’Eglise n’est pas au bout de ses efforts. Dimanche dernier, on vient de tuer un prêtre aux Philippines.

Je reste encore sur cette petite graine, et dans ma vie et autour de moi ? 

Dans l’établissement où je vis, je regarde les petites choses de la vie quotidienne, je discerne de temps en temps les petites graines qui portent le royaume !

                                                   Avec le concours de Fabrice

Je retiens quoi ? Il vient irrésistiblement, même petit et caché, le règne de Dieu !…           

 

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             Dimanche 10 Juin 2018, livre de la Genèse 3/ 9-15  

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          Voici les premiers mots de toute la Bible dans le livre de la Genèse

                 « Au commencement … Dieu … crée cieux et terre »

Cela est raconté sous une forme imagée à la manière de la culture du Moyen Orient de cette époque. Puis, nous sommes transportés au paradis terrestre. Nous savons déjà que « l’homme tout seul ce n’est pas bon, le Seigneur Dieu lui fait une aide comme quelqu’un devant lui » (Genèse 2/18)

 

Dans ce contexte, la Bible apporte ce qui lui est propre. Ecoutez la première Parole prononcée par Dieu : Le Seigneur Dieu appelle l’homme… Il lui dit « Où es-tu donc ? »

C’est magnifique : le Seigneur Dieu se fait partenaire de l’humanité, représentée symboliquement par le premier couple, et Dieu lui demande « où en est-tu de ta vie ? » Ecoutez maintenant la réponse « J’ai entendu Ta Voix dans le jardin…   j’ai pris peur…

parce que je suis nu…  et je me suis caché… »

C’est révélateur cette réponse : elle est la représentation en image de la voix de la conscience en nous… qui est la voix de Dieu…. Oui, à certains moments de la vie, on sent qu’on a envie de se cacher…. de soi-même, de se cacher….de Dieu …. Des autres ….

Heureusement le Seigneur reprend « Qui donc t’a dit que tu étais nu ? Aurais-tu mangé de l’arbre dont Je t’avais interdit de manger ?

L’homme répond « La femme que Tu m’as donnée, c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre, et j’en ai mangé »

Le Seigneur Dieu dit à la femme « Qu’as-tu fais là ? »

La femme répond « Le serpent m’a trompée, et j’ai mangé »

C’est la chute, la représentation en image de ce que nous vivons nous aussi : la honte qui empêche les coupables d’assumer leur acte, et la mauvaise foi qui nous fait dire « ce n’est pas ma faute, c’est la faute des autres. » La liberté humaine, vient de poser son premier choix, la liberté humaine opte pour le côté du mal.

Alors le Seigneur Dieu dit au serpent « Parce que tu as fait cela, tu seras maudit parmi tous les animaux et toutes les bêtes des champs. Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie ».

Le serpent symbolise le mal avec lequel l’être humain est aux prises. Cette représentation imagée est attestée dans les mythologies orientales de cette manière-là.

                                         La promesse de Dieu

« Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance »

                                     Il y a une hostilité, un combat, à mener contre le mal

«  La descendance de la Femme te meurtrira la tête, et ta descendance lui meurtrira le talon »

   De là viennent les représentations où Marie écrase la tête d’un serpent sous ses pieds.

Dans l’histoire du péché on apprend, que l’être humain se laisse aller…. et on apprend en même que Dieu Se range à nos côtés … et nous promet le salut dans ce combat      

« La descendance de la Femme (nous) te meurtrira la tête,

                                                               ta descendance ( du serpent) lui meurtrira le talon »                        

La Bible n’est pas écrite pour nous apporter des renseignements scientifiques sur les origines de l’humanité. Ce serait faire un contre sens d’en rester seulement au caractère imagé de ce « langage ». La Bible est là pour nous révéler la réalité du combat spirituel que nous avons tous et toutes à mener. Ce combat appartient au domaine de notre expérience quotidienne.

                                       Avec la collaboration de Fabrice

             Voici les derniers mots de toute la Bible dans le livre de l’Apocalypse

                             «  La Grâce du Seigneur Jésus avec tous »

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Dimanche 3 Juin 2018   Diocèse des Alpes Maritimes, Mission Azur

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L’Eglise en France et dans notre diocèse est appelée à grandir comme tout organisme vivant.

   Notre Evêque, André Marceau, nous demande de voir les essentiels de la vie de Jésus

              En parcourant les Evangiles, on voit que le Christ prie beaucoup, 

Il constitue autour de Lui une fraternité, les apôtres et les disciples, ceux qui croient en Lui,

Le Christ a le souci de leur formation. Par Son exemple, Il leur montre ce qu’est la vie chrétienne. Ses trois ans de vie publique ont été une formation permanente

Le Christ se fait serviteur. Auprès des malades… Il répond aux appels les plus divers… Jésus ne se met pas au dessus, souvent Il se met même en dessous. Il lave les pieds des apôtres

Le Christ annonce sans cesse la Bonne Nouvelle de Dieu Son Père

C’est ainsi qu’ont agi les premières communautés chrétiennes dans « les Actes des Apôtres »

                                           Ainsi la feuille de route est toute tracée

Tout chrétien, et chrétienne prie, vit la fraternité, se forme, sert, annonce la Bonne Nouvelle

                                       On appelle cela « les cinq essentiels »

              1 Dans ma vie quotidienne, et dans ma vie avec les autres, la prière

La prière silencieuse, dialogue intérieur avec Dieu, surtout écoute de Dieu, c’est l’oraison. L’oraison est une nécessité incontournable de la vie chrétienne.

Questions : ma prière change-t-elle quelque chose dans ma vie ? Mes actions me conduisent-elles à la prière ? Est-ce je prie avec d’autres personnes ? en famille, en petit groupe

 

             2 Dans ma vie quotidienne, et dans ma vie avec les autres, la fraternité

La fraternité va plus loin que la solidarité. Dans la fraternité, il y a le mot frère. Elle demande de se mettre ensemble les uns avec les autres

Questions : Est-ce que je me fais proche des autres ? Est-ce que je vais vers les personnes nouvelles ou de passage ? Agir seul, ça va plus vite ; agir ensemble, ça va plus loin

         3 Dans ma vie quotidienne, et dans ma vie avec les autres, la formation

Au fur et à mesure où j’avance dans la vie, des épreuves, des doutes, peuvent m’envahir. Au lieu de s’étioler, je peux faire grandir et mûrir ma foi

Questions : comment est-ce que je cherche à répondre aux questions que je me pose ou que les gens me posent ? Par des lectures, des émissions de radio et télévision, par des groupes de partage. Ai-je découvert que la foi grandit quand on se la dit les uns aux autres ?

 

         4 Dans ma vie quotidienne, et dans ma vie avec les autres, le service

Jésus s’est souvent défini et a vécu comme « le serviteur » et non comme le supérieur

Questions : Est-ce que je me rends disponible pour venir en aide sans rien attendre en retour ? Est-ce que j’accepte de m’engager dans une association ou un groupe ?

       5 Dans ma vie quotidienne, et dans ma vie avec les autres, l’évangélisation

L’Evangélisation, faire découvrir, à travers les uns et les autres, que Dieu aime le monde

Questions : Est-ce que j’ose dire que je suis chrétien, chrétienne ? Est-ce que je suis capable de présenter la foi à d’autres personnes, de manière simple ?

                                           Avec la collaboration de Fabrice

 

Notre Evêque demande à chacun, et avec d’autres, de progresser sur ces cinq points, ne serait-ce que par petits pas successifs, pour que notre Eglise grandisse en bonne santé.

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                     Dimanche 27 Mai 2018   Dieu Trinité Sainte

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Découvrir Dieu, jusque dans Sa Trinité Sainte, une longue histoire racontée dans la Bible

Dès « le Commencement » Dieu existe Dieu est premier. Parce qu’Il est le premier, Dieu n’a pas à Se présenter. Son Existence s’impose à l’esprit de l’homme comme un fait initial, qui n’a besoin d’aucune explication. Dès l’instant où on Le découvre, si peu que se soit, on devine qu’Il est au départ de toute la création. Peu à peu, Dieu va Se révéler…

 

Yahweh. Dieu se révèle à Moïse dans le cadre sauvage du désert. « Je Suis » « Je Suis qui Je Suis » Ce nom comporte quelque chose d’inaccessible, et, en même temps, il révèle une présence extraordinairement active et attentive, et plus encore, une promesse de libération « J’ai vu… J’ai prêté l’oreille… Je connais la misère des Hébreux en Egypte… J’ai résolu de les délivrer … Je t’envoie… »

Les Prophètes, ces hommes de Dieu, ils rappellent sans cesse à Israël qu’il a été choisi parmi tous les peuples… Ils annoncent que les dieux des autres nations sont « des inexistants »… Ils stigmatisent l’endurcissement et l’incrédulité des dirigeants et du peuple de Dieu… Isaïe annonce la venue « d’un Serviteur ». Sa patience et son humilité Le rendent capable d’offrir sa vie pour rendre justes les pécheurs de toutes les nations… Dieu commence à laisser entrevoir qu’Il est Un Père… mais cela passe inaperçu. Il y a des guerres, des déportations, la vie dans le monde, tout cela préoccupe les gens bien plus que Dieu. Au retour de l’exil, Israël semble avoir oublié les perspectives universalistes du salut, et Le Serviteur qui devait en être l’artisan…

Jésus Christ. En Jésus, Le Fils Unique, Dieu se révèle d’une façon définitive et totale. Dieu n’a plus de secret pour nous ! En Jésus, Dieu a accompli Son Geste suprême. Tout être humain peut désormais avoir accès à Lui. En Jésus, réside le fond de l’expérience chrétienne : Dieu s’est mis à notre portée, Il S’offre à qui veut L’accueillir. Par Jésus, Le Fils Unique, nous devenons ses frères, que rien ne divise, pas même les conditions sociales entre maîtres et esclaves, et les cultures diverses… Ensemble, nous formons Le corps du Christ,

 

Le Père. Jésus, quand Il s’adresse à Dieu le fait avec la familiarité et l’élan de l’enfant : « Abba », « papa » Nous, nous disons « Notre Père » mon Père ? Non « Notre Père ! » Dieu n’est pas à moi. Ce n’est pas facile. Dieu est Père de tous et de toutes, même des pécheurs et des exclus… Dieu fait jaillir Son Soleil sur les bons et sur les mauvais. Dieu nous regarde comme Ses fils et Ses filles … dans une même famille… Jésus, Lui, Il est « Le Fils unique » Il existe « dès le Commencement » Il est l’égal du Père, comme L’Esprit Saint. « Qui M’a vu, a vu le Père » Jésus ne peut dire un mot, faire un geste, sans Se tourner vers Le Père.

L’Esprit Saint. L’Esprit Saint, Il est l’Esprit du Père, L’Esprit Saint, Il est aussi l’Esprit du Fils Unique. Il ne peut être séparé du Père et du Fils. L’Esprit Il est l’Amour qui Les unit. Par l’Esprit Saint, Le Père et Le Fils communient entre Eux. Par l’Esprit Saint, Le Père et Le Fils se communiquent à tout ce qui existe. L’Esprit Saint de Dieu agit à tous moments, partout…

Trinité Sainte ! Ce n’est pas de la philosophie. Dieu est UN. Camaïeu d’une même couleur… Chaque fois que nous marquons sur nous le signe de la croix, nous sommes en relation avec La Trinité Sainte : Le Père, en haut sur notre front ; Le Fils, Il descend au milieu de nous, L’Esprit Saint, Il ouvre nos bras à l’universel. Qu’avons-nous besoin de plus ?

                                               Avec la collaboration de Fabrice

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   Dimanche 20 Mai 2018,   Nouvelles Pentecôtes sur l’Église et le monde

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Quand arriva le jour de Pentecôte… La Pentecôte juive, originellement fête de la moisson et fête des semaines, se célébrait cinquante jours après la Pâque. A l’époque du Nouveau Testament, elle était devenue la fête de l’alliance et de la naissance du peuple d’Israël, lors du don de la Loi, avec Moïse au Sinaï. Elle était l’occasion d’un pèlerinage à Jérusalem pour lesJuifs fervents qui habitaient dans tout l’Empire Romain, tout autour de la Méditerranée .

                       La Pentecôte chrétienne. Les Actes des Apôtres 2/1-11.

Ils étaient tous ensemble… les douze apôtres dont Matthias à la place de Judas, avec quelques femmes, dont Marie Mère de Jésus

Dans un même lieu… à Jérusalem, dans une maison, la chambre haute, le cénacle, où Jésus a célébré la première Eucharistie. Comme nous sommes rassemblés, nous aussi, ici même 

Un bruit survint du ciel ... comme un violent coup de vent… La maison en fut remplie toute entière… leur apparurent comme des langues qu’on aurait dites de feu… il s’en posa sur chacun d’eux … ils furent tous remplis de l’Esprit Saint… Ils se mirent à parler en d’autres langues… il y avait à Jérusalem des Juifs fervents de toutes les nations… déconcertés, nous les entendons tous proclamer dans nos langues les merveilles de Dieu ! 

Ces langues de feu, une manière de figurer la flamme de leur parole aux autres

L’Évangile, c’est Jésus, dans Sa Vie donnée jusque dans Sa mort, et Sa Résurrection en Dieu

Et après ? C’est le temps de l’Église, Jésus continué. Comment ? Jésus désormais présent en chacun de nous par Son Esprit. Esprit promis et donné à tous ceux et celles qui Le reçoive.

Depuis la Pentecôte, quelle longue et mouvementée histoire sainte… Jésus à l’Église des apôtres, de l’Église des apôtres à l’Église de maintenant, l’Église de nous autres. Une Église en toute langue, en toutes nations, en respect des diversités de toutes les cultures.

L’Esprit Saint, quelque fois, Il n’est qu’Un Souffle fragile en moi ; d’autres fois, une Vérité qui s’impose ; Une force au cœur de mes faiblesses et fragilités ; Une prière qui ne se lasse pas ; Une Église que je vois vaillante et critiquée au milieu des tempêtes du monde ; un combat mené par des gens de tous bords pour l’intégrité de l’homme et de la nature.

             Qu’en est-il de l’Esprit Saint pour chacun et chacune de nous ?

                                         Avec la collaboration de Fabrice

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       Dimanche 13 Mai 2018 – St Jean 17/11b-19 – La Prière de Jésus

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                   1° «  Je ne prie pas pour que Tu les retires du monde »

     Dans cette Parole, Jésus nous parle, et en même temps, Jésus s’adresse au Père.

Notre vocation est de vivre dans le monde. Le monde, lieu de La Lumière dans la ténèbre. C’est là qu’est venu Jésus Christ. C’est là que nous Le rencontrons. Il faut nous habituer à ce que Dieu soit venu sur terre. Nous ne sommes pas encore habitués à voir Dieu sur terre ! Nous le cherchons toujours ailleurs, au ciel. Depuis Jésus Christ, Dieu est devenu concret, sur terre.

            « La Lumière luit dans la ténèbre, et la ténèbre ne L’a point arrêtée »

Devant les évènements, à l’écoute des nouvelles du monde, nous sommes souvent obnubilés par la ténèbre, et, nous sommes tentés de plus voir la lumière qui luit.

Pourtant, chaque jour, sur Radio Chrétienne, on rend compte de multiples actions de solidarité, des gestes de fraternité avec des réfugiés, avec des enfants, des personnes âgées et seules, en France et ailleurs. De quoi apporter un regard d’optimisme dans le monde contemporain.

A Nice, une association s’est crée en Janvier. L’idée de base est que si 100 personnes versent chacune 5, 10, 15 euros par mois, l’association est en mesure de louer un appartement et y héberger une famille. Ce type d’association existe déjà dans plusieurs villes de France.

On peut aussi venir en aide ponctuellement à des personnes qui sont « les oubliés de la société ». Oui, il y en a, pas loin de chez nous. Dans l’avenir, on aura de plus en plus besoin de la participation des citoyens. Nous serons les premiers bénéficiaires de ce que nous aurons fait. « Ce que l’Etat ne fait pas, nous, si nous nous mettons ensemble, nous pourrons le faire »

                                 Mettez de la lumière dans votre semaine.

             A la sortie de la messe, parlez-en avec Françoise, Christiane, Mercedes

                               « Je prie pour que Tu les gardes du mauvais »

   Dans cette Parole, Jésus nous parle, et en même temps, Jésus s’adresse au Père

Ce verset distingue bien le monde et le mal. Le monde n’est pas intrinsèquement mauvais.

Il est marqué par les ténèbres qui refusent Dieu. Sa conversion fait partie du dessein de Dieu      

   « Délivre nous du mal » Nous le demandons tous les jours dans « le Notre Père »

Le mal, le mauvais, est incapable d’aimer. Dieu ne l’aurait pas rejeté si il n’avait pas rejeté Son Amour. Le mauvais est incapable de prier, puisqu’il est incapable d’amour. Il voudrait que chacun soit comme lui. Il est le père du mensonge. Le mauvais ne peut entrer en notre âme que par la porte de notre consentement. Le mauvais suggère. Il tente d’obscurcir l’intelligence, il s’efforce d’affaiblir la volonté, il trouble l’âme. Il a horreur de l’humilité. Oui, l’existence chrétienne implique une lutte, qu’elle vienne du dedans ou de l’extérieur. Il faut discerner les tentations où notre cœur est touché. Faire la part entre « sentir » et « consentir »

« Rassure-nous devant les épreuves » demandons-nous à la messe à la suite du « Notre Père ». Les épreuves ne viennent pas de Dieu. Elles sont à traverser avec Son aide. Une épreuve peut, d’abord, nous faire douter et chanceler. Après coup, elle peut même fortifier notre foi. Plusieurs personnes, ici même, en ont fait l’expérience.

« Père, Tu connais ma fragilité, ne permets pas que le doute me fasse oublier Ta Présence »    

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   Dimanche 6 Mai 2018, Evangile de St Jean 15/9-17, Une chaîne d’amitié

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             Dans l’Evangile de ce jour Jésus définit ce qu’est la vie chrétienne.

                « De l’Amour dont le Père M’a aimé, Moi aussi Je vous ai aimés »

C’est du même Amour qui existe entre le Père, le Fils, l’Esprit, que Jésus aime les siens !

                   Cherchons quelle image pourrait illustrer cette Parole de Jésus

je vous propose ceci : pensez à Dieu, Père, Fils, Esprit, Ils sont ensemble, Ils sont unis.

Pour signifier cela, imaginons qu’Ils se donnent la main pour marquer qu’ils sont UN!

c’est cocasse ... mais ce n‘est pas complètement faux …

En Dieu existe, à l’intérieur de Lui-même, comme une chaîne d’amitié qui ne se rompt jamais, jamais. Et cela, depuis toujours, avant même que la création existe. Tout commence en Dieu.

Puis, Dieu envoie Son Fils Unique, Jésus, au milieu des gens. Jésus vient. Lui aussi Il donne la main à tous. Même plus, Il les appelle « mes amis ». Avec Jésus, la chaîne d’amitié déborde de Dieu pour arriver jusqu’à nous. Elle est en train de descendre de Dieu pour se répandre dans le monde jusqu’à la fin des temps.

Est-ce fou ? Impossible ? Oui, à nos yeux. Pas aux yeux de Dieu, si nous croyons EN LUI

« Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme Je vous ai aimés »

On a tellement répété, répété, cette Parole, qu’elle glisse sur nous sans retenir notre attention.

« A ceci, tous reconnaîtrons que vous êtes pour moi des disciples, à l’amour que vous avez les uns pour les autres » Jean 13/35

Le mot clef du Christianisme, c’est le mot communion. Dieu est Communion en Lui-même.

Dieu déborde de communion envers les êtres qu’Il crée. La communion qui est dans le Père, le Fils, l’Esprit, elle se transmet à Jésus. De Jésus, elle passe aux disciples, des disciples, elle arrive aux uns et aux autres, des uns et des autres, elle parvient jusqu’à nous. La communion descend de Dieu au monde ! Heureusement que Dieu nous donne de nous aimer les uns les autres. Sans Lui, nous n’y arrivons pas tout seuls. Chaque Messe est communion avec Jésus, mais aussi avec les autres. On ne peut pas séparer Jésus des autres. Pas l’UN sans les autres.

                                         Avec la collaboration de Fabrice

 

En quoi venir à la Messe, et communier tous les dimanches, me fait progresser ?

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       Dimanche 29 Avril 2018, St Jean 15/1-8     L’Image de la vigne 

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La vigne, l’olivier, et le figuier caractérisent la végétation de la Palestine où Jésus a vécu 33 ans. Jésus a regardé la nature, Jésus l’a aimée, Jésus s’est senti proche d’elle, l’hiver, l’automne, le printemps, l’été.

Jésus a apprécié les fruits de la vigne, de l’olivier, du figuier. Jésus a côtoyé longuement ceux et celles qui travaillent la terre.

En contemplant de près une vigne, et une grande plantation de vignes, Jésus nous fait découvrir que nous avons sous nos yeux la meilleure image de la relation vivante qui existe entre Lui et Dieu Son Père, et entre Lui et nous tous et toutes. Pas besoin de grandes théories.

Regardez la photographie d’une vigne, d’un vignoble … d’un sarment desséché … d’un sarment avec ses feuilles vertes … dites-vous que c’est nous … à certains moments…

 

« Moi, Je Suis la vraie vigne, et Mon Père est le Vigneron… et vous, les sarments… »

Magnifique image : Jésus est la vigne toute entière ; Le Père est le vigneron ; nous sommes les sarments. Tout cela forme « un tout ». Tous et toutes, nous sommes reliés les uns aux autres. Tous et toutes, nous avons besoin les uns des autres. La vie circule de Dieu à nous !

Tout est dit. C’est simple! C’est bien plus beau que nos représentations habituelles de Dieu, tout en haut, Tout seul, et nous, tout en bas, très loin de Lui.

Il suffit maintenant de bien déployer cette image.

« Demeurez en Moi, comme Moi, Je demeure en vous »

Le verbe « demeurer » revient sept fois dans ce texte qui est écrit au présent donc valable tout le temps. St Jean aime présenter le rapport nouveau qui unit l’homme à Dieu, non pas comme celui d’un vis-à-vis, mais par l’image d’une habitation mutuelle et réciproque de Dieu EN nous et de nous EN Dieu. Sarments et vigne ne sont pas en vis-à-vis, les sarments sont uns avec la vigne.

Le Pape François dans son exhortation sur la sainteté N° 51 fait cette remarque

Nous disons souvent que Dieu habite en nous, il est mieux de dire que nous habitons en Lui …

Quand je dis à quelqu’un « Dieu est en toi » c’est vrai. Je devrais ajouter « Toi, sois en Dieu »

Dieu demeure en nous, je le crois très fort. Nous demeurons en Lui, à mon avis, cela s’expérimente dans la prière, la prière du cœur. Une prière silencieuse, intérieure quotidienne. C’est un temps pour Dieu, en le prenant sur notre temps. Un temps gratuit, pas pour Lui demander quelque chose, un temps pour Le remercier, pour nous tourner amicalement vers Lui sans plus. Un temps pour Dieu, mais pas perdu du tout.

« Celui qui demeure en Moi et en qui Je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit…

                                                                          En dehors de Moi, vous ne pouvez rien faire »

J’ai mis beaucoup de temps à admettre la deuxième partie de cette phrase.

« En dehors de Moi, vous ne pouvez rien faire » Il me semblait que je pouvais faire tout seul beaucoup de choses. On m’a dit que la vigne sans le travail de l’homme grandissait, mais ne donnait pas de grappes de raisin. Donc il faut le travail des êtres humains.

Dieu nous a fait pour vivre ensemble. Nous avons besoin les uns des autres. Quand nous travaillons seul, cela va plus vite. Quand nous travaillons ensemble, cela va plus loin.

                 J’ai encore besoin d’apprendre comment travailler avec Dieu

                                                 Avec la collaboration de Fabrice

 

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Dimanche 22 Avril 2018, St Jean 10/11-18   Tu es mon Berger, Seigneur

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L’Evangile de St Jean est conçu entièrement comme un véritable PROCES fait à l’homme Jésus. L’Evangile est écrit pour affermir notre foi en Jésus homme et Dieu

Il faut avouer que Jésus provoque une « division » parmi ses contemporains.

La foule chuchote à son sujet : « Qui est Jésus de Nazareth ? » St Jean chap. 7/ 12.14

Les chefs des prêtres, les responsables religieux lui reprochent de transgresser le Sabbat. Il menace la stabilité du Judaïsme. Ils l’accusent d’hérésie « Toi, un homme, tu te fais Dieu » St Jean 10/33. Plus fort que tout, Il bouleverse l’organisation du Temple. Finalement, il faut l’éliminer. Jésus est conscient de tout cela. Les Apôtres, eux, sentent qu’ils courent un réel danger. Et nous, il faut faire connaître de mieux en mieux Jésus-Christ Le Sauveur.

C’est dans ce climat de procès à Jésus que nous lisons les chapitres 9 et 10 de St Jean.

Au chapitre 9, Jésus sort du Temple. En passant, au bord du chemin, assis par terre, il voit un mendiant. Il est aveugle de naissance. Jésus lui demande « que veux-tu ? » « fais que je vois ! » Jésus fait de la boue, lui frotte les yeux et lui dit « va te laver à la piscine de Siloé »

Il y va et ses yeux s’ouvrent à la lumière ! St Jean n’appelle pas cela un miracle, il l’appelle « un signe » Cela veut dire que Jésus nous révèle que nous sommes tous et toutes comme des aveugles dans ce sens que nous ne savons pas voir l’essentiel. Jésus, Lui, ouvre nos yeux à l’essentiel, La Lumière de la foi

           C’est pour cela que Jésus s’engage et s’expose complètement Lui-même.

« Moi, Je Suis… en référence directe à la question de Moïse à Dieu dans le buisson ardent « quel est Ton Nom ? » réponse « Je Suis, Celui qui Suis » Là, devant ses auditeurs, c’est la foi en Jésus vrai homme, et vrai Dieu qui est en jeu !

« Je Suis, Le Bon Pasteur … repris deux fois. Jésus connaît le travail des bergers, les bêtes qui s’égarent, les attaques des loups, la vie dehors…

« Je suis, le bon pasteur, le bon pasteur donne Sa vie… ou expose Sa vie….

Les deux traductions sont compatibles, car, on ne donne vraiment sa vie que si on s’expose

« Je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent comme le Père me connaît, et que Je connais le Père…

Jésus aime ses brebis, même celles qui sentent mauvais comme dit le Pape ! Chacune compte pour Lui. L’Amour du Père et l’Amour de Jésus L’un pour l’Autre et pour nous ne font qu’un

« Le berger mercenaire n’est pas le pasteur… s’il voit venir le loup… il s’enfuit…

Jésus parle à ceux qui sont là. Il y a des responsables religieux qui entendent. Ils sont des pasteurs eux aussi ; Ils ne se rendent pas compte qu’ils sont des guides aveugles. A eux aussi Jésus voudrait ouvrir les yeux, ouvrir les yeux de la foi

« Je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent… J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas de cet enclos ; celles-là aussi, il faut que Je les mène ;… il y aura un seul troupeau, un seul pasteur »

Jésus signifie que Sa sollicitude est universelle : Il est venu pour tous les hommes et femmes de tous les temps

               Les questions de Fabrice m’ont aidé à me recentrer sur le Christ

                              Qu’est-ce qu’il nous reste de tout cela ?

       En ce Dimanche des vocations, chacun, chacune, peut se sentir appelés

                                             à ce qui est profond en eux

                                                   à croire à chanter

« Tu es Mon berger, O Seigneur, rien ne saurait manquer où Tu me conduis »

 

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     Dimanche 15 Avril 2018, St Luc 24/35-48 « Vous serez mes témoins »

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Jésus dit aux apôtres et aux disciples « La paix soit avec vous ! » et le texte enchaîne :

Ils sont saisis de frayeur et de crainte

En effet, ils font l’expérience que Jésus est avec eux, après Sa mort. D’une certaine façon, Il est le même qu’avant (Il montre ses blessures, et Il mange) et pourtant, Il est différent. (On ne Le reconnaît pas ; Il est là, puis Il disparaît ; Il entre quand tout est fermé.)

Jésus est « comme avant » et « pas comme avant »

Nous aussi, comme les disciples, nous cherchons Dieu, et, Il n’est pas comme on pense.

Jésus est « comme avant » et « pas comme avant »

Je dois apprendre les manières de Dieu, et non pas imaginer Dieu à ma manière

Seigneur, je veux apprendre à reconnaître Ta Présence, dans le concret des jours

« Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, ils restaient saisis d’étonnement »

Dieu est Source d’étonnement. Il n’est pas là où je L’attends. Il est là où je ne L’attends pas. Il n’est pas comme je crois. Il est toujours dans le concret, tout proche, à portée de main.

Pour les disciples d’Emmaüs, Il est ce monsieur inconnu qui marche sur la route à côté d’eux… Il va devenir Jésus quand, après l’avoir invité à l’auberge, Il rompt le pain à table. Puis, Il disparaît, et la foi jaillit en eux ! Ils se disent, comment ça se fait, notre cœur n’était-il pas brûlant en nous quand Il nous parlait… alors, ils font demi-tour, reviennent à Jérusalem pour le dire aux onze apôtres ; Marie-Madeleine, elle ne pense qu’à une chose, elle a apporté les onguents pour l’ensevelissement, et, on L’a enlevé… elle pleure toutes les larmes de son corps… elle aperçoit un monsieur… elle pense que c’est le jardinier du cimetière… dites-moi où on L’a mis… quand elle se sent appelée par son prénom, d’une certaine façon, par ce monsieur… elle tombe à genoux et elle dit : « Maître ! » c’est Jésus ! Il lui dit, cours, va avertir Pierre et Jean ! Pour Jean, il entre dans le tombeau, il n’y a personne, il ne voit que les linges qui ont servi à l’ensevelissement, bien pliés chacun à sa place… alors c’est comme si ces linges lui disaient, tu vois bien que Jésus n’est plus là, Il n’a plus besoin de tout ça Il est vivant… Jean ressort, il n’a pas vu Jésus, il croît qu’Il est vivant !

J’ose dire, il en est de même aujourd’hui pour nous, pour vous, pour moi

Jésus ressuscité, je ne l’ai jamais vu. Pour montrer qu’Il est vivant, cela se passe autrement que par une apparition : Lorsqu’un jeune, un adulte, une personne âgée se sentent appelées jusqu’au Baptême, lorsqu’ils entrent tout entier dans la foi, je me dis : il y a Dieu derrière, et dedans. Quand j’apprends ce qu’a fait le Colonel Arnaud Beltrame, je n’ai pas besoin d’une apparition pour voir Jésus. Arnaud a fait exactement la même chose que Jésus ! Jésus l’a inspiré ! Plus terre à terre, dans la maison où je suis, quand je vois à table, quelqu’un se lever pour conduire une personne en fauteuil, ou simplement ramasser la fourchette d’un autre, tombée par terre… là aussi, je vois très bien Jésus faire cela ! Il s’est levé de table, Lui aussi, Il s’est mis par terre pour laver les pieds des apôtres. Il y a plein d’autres exemples : ce qui se passe dans une famille où un enfant ou deux, grandissent en demeurant des handicapés profonds… l’amour se vit de la part de ces enfants et de leurs parents bien différemment que ce que l’on avait prévu… Cet amour évoque pour moi Celui que Jésus nous porte aux uns et aux autres, nous, moi qui sommes loin d’être parfaits. Des personnes qui se mettent au service des réfugiés à Vintimille, c’est risqué. La Sainte famille réfugiée en Egypte, n’a-t-elle vécue, Elle aussi une situation semblable ?

                                                   Avec la collaboration de Fabrice

Alors Jésus leur ouvre l’esprit à l’intelligence des Ecritures : les souffrances du Messie,

     Sa résurrection d’entre les morts et la conversion proclamée à toutes les nations

           « Vous recevrez la force de l’Esprit Saint, et vous serez mes témoins »

      La conclusion de l’Evangile d’aujourd’hui s’adresse à chacun, à chacune, à moi !

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       Dimanche 8 Avril 2018,       Dimanche de la divine Miséricorde

                                         St Jean 20/19-23

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                   Jésus vient au milieu des disciples, le soir, les portes fermées…

Cela se passe à Jérusalem, le soir de Pâques. Peut-être dans la salle où l’Eucharistie fut instituée. Là, les disciples sont réunis. Jésus vient au milieu d’eux.

Nous aussi, sommes réunis le dimanche, le jour du Seigneur, ici dans cette Chapelle Matisse

Alors, le Seigneur est là.

Seigneur, je crois en Ta présence en chacun et en chacune.

Seigneur, je crois en Ta présence dans l’assemblée que nous formons

Les portes sont fermées parce qu’ils ont peur… portes ouvertes ou portes fermées, rien n’empêche la présence de Jésus. La résurrection du Christ est tout l’opposé d’une réanimation. La résurrection du Christ est l’opposé de la mort. La présence de Jésus est différente de celle d’avant. Elle n’est plus soumise aux limites de l’espace et du temps.

Jésus se tient debout, l’inverse du gisant, position de la mort.

Seigneur, écarte les peurs de toutes sortes qui m’habitent

 

Jésus leur dit : « Paix à vous ! » La paix, la Mienne, que Je vous donne Jean 14/27

Cela tombe bien, puisqu’ils ont peur. Et nous ? La paix, la paix entre les gens, la paix entre les pays, à vue humaine, cela parait impossible. Pourtant, si Dieu nous le dit, on peut faire la paix, à condition de nous y mettre. Le Colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame s’est opposé à Radouane Lakdim. Pour cela, il est entré courageusement dans le Super U de Trèbes, après avoir déposé son arme. Il a prit la place d’une femme otage. Il a donné sa vie pour elle. Nous avons été les témoins de cela au début de la Semaine Sainte. Durant chaque Messe, nous vivons le moment intense de la Communion. Communion à Jésus, et communion entre nous.

Seigneur, avec Toi, je veux faire la paix autour de moi.

Jésus leur montre Ses mains et la blessure du côté Ce que Jésus a fait pour nous, le don de Lui-même, de Sa Vie, cela ne s’effacera jamais, cela demeure. Cela sera toujours actuel.

Ce que nous avons fait pour les autres et avec les autres, cela demeure, et ne s’effacera jamais

Les disciples sont remplis de joie en voyant le Seigneur, Les disciples vivent une expérience intérieure très forte. Ils sont remplis de joie parce que la présence de Jésus se fait sentir en eux. Tout ce qui est tangible ne suffit pas à remplir la vie. La foi donne un sens

Seigneur, emplis moi, Seigneur ; Seigneur, emplis nous de la joie de croire !

Alors, Il leur dit de nouveau : « Paix à vous » ! Sans doute est-il nécessaire que Jésus nous   renouvelle le don de Sa paix. A nous de vouloir le recevoir et d’y croire

Seigneur, je veux faire la paix autour de moi

 

« De même que le Père M’a envoyé, Moi aussi, Je vous envoie. »

Les disciples ne restent pas entre eux. Ils se sentent appelés à aller vers les autres

Jésus souffle sur eux, « Recevez l’Esprit Saint » A la création de l’homme, il est écrit que l’Eternel insuffle une haleine de vie dans les narines d’Adam Genèse 2/7.

        Ici, c’est une nouvelle création en train de se produire dans les disciples

Seigneur, je veux recevoir Ton Souffle ; Seigneur, je veux recevoir Ton Esprit Saint

« Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis »

         Il n’y a pas de fatalité, rien n’est jamais perdu, tout peut être remis.

« Tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront retenus. »

Rien n’est jamais acquis, on peut même oublier Dieu, on peut même refuser Son pardon.

La vie dans l’Esprit Saint se déploie dans ma vie humaine qui reste fragile et faible !

                                             Avec la collaboration de Fabrice

                               Jésus, j’ai confiance en Toi ! Sainte Faustina        

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PÂQUES, Dimanche 1er Avril 2018, St Jean 20/1-9, le linge à sa place !

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Ce Dimanche matin, très tôt, avant l’aurore, trois personnes, Marie-Madeleine, Pierre, Jean.

Je vous demande de vous intéresser à chacune, de les regarder avec attention, de vous interroger par rapport à elles trois

Il fait encore sombre dans tous les sens du terme. Marie Madeleine se rend au tombeau pour accomplir les soins réservés à l’ensevelissement d’un défunt. Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et, elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a mis. » Pour le moment, Marie est obsédée par la recherche du corps de Jésus…

Pierre part avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils courent tous les deux ensemble. Si l’on en croit St Jean, le dimanche de Pâques, tout le monde se met à courir. Le verbe « courir » est même réservé, dans son Evangile, à ce jour-là, pour des allées et venues au sépulcre. Heureusement que des chrétiens de plusieurs confessions, se sont levés tôt ce matin, pour monter au Col de Vence et célébrer la résurrection du Christ au lever du soleil !

L’autre disciple court plus vite que Pierre. Il arrive le premier au tombeau. En se penchant, il voit que le linceul est resté là ; cependant, il n’entre pas

 

Simon-Pierre arrive à son tour. Il entre dans le tombeau. Il regarde le linceul resté là, et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais, roulé à part, à sa place

Il détaille ces objets, presque comme un inventaire. Il reste fixé sur ces images de la mort

C’est alors qu’entre l’autre disciple, lui qui est arrivé le premier. Il voit et il croit

La foi jaillit de la vision. Si on avait dérobé le corps, on aurait emporté le linceul, on aurait pas pris soin de rouler à part le linge qui avait recouvert la tête… ces objets, tout à coup, changent de sens… ils ne servent plus à rien… Ils deviennent des signes… Jésus n’en a plus besoin… la tombe n’est ni vide, ni pleine, elle est devenue langage… Jésus est vivant au-delà de la mort ! Qu’a-t-il donc vu pour croire soudain ? Il n’a pas vu Jésus, ni des éclairs, ni du tonnerre. Pas de grand spectacle, ou de démonstration de force. Rien de tout cela. Et, cependant, la foi l’habite ! Pour ce matin, le récit s’arrête là. Il nous laisse sur l’essentiel.

Je veux ajouter ceci : Marielle, l’épouse de Arnaud Beltrame, le gendarme qui a donné sa vie

« Nous formons un couple chrétien. Nous nous sommes longuement préparés au mariage religieux qui devait avoir lieu en Juin. Les obsèques de mon mari sont célébrées en pleine Semaine Sainte, après sa mort un Vendredi, à la veille des Rameaux. Tout ceci n’est pas anodin à mes yeux. C’est avec beaucoup d’espérance que j’attends de fêter la Résurrection de Pâques avec Lui »

Et vous ? et moi ? devant tout ça ? Où en suis-je ?

Pour les chrétiens de mon âge, la première étape de la foi a été simplement le milieu familial. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Pour d’autres, c’est comme « un coup de bambou » : ils reçoivent le Seigneur sans comprendre « Il est là, Il m’a remplit de Son Amour, sans plus » Cette première rencontre donne à la foi une tonalité qui ne la quittera plus jamais.

Ensuite, il y a d’autres étapes. Aujourd’hui, les jeunes sont rebutés, parce qu’ils ont des doutes vis-à-vis de toutes les institutions y compris l’Eglise. La foi nous conduit infailliblement vers les autres, mais pas au dessus d’eux, à côté d’eux. Comme Dieu fait avec nous.

Avec la collaboration de Fabrice, et de Fabrice Hadjadj « Résurrection, mode d’emploi »

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Dimanche des rameaux et de la Passion 2018   B   A l’extérieur

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Hosanna, Sauveur des hommes, Louange et Gloire à Toi

Hosanna, pour Ton Royaume, Louange et Gloire à Toi

 

Jésus, Fils de David, Joie dans nos maisons, Jésus Fils de David, Béni soit Ton Nom !

Jésus, le Roi de Paix, montre-nous Ta Voie

 

Jésus Christ, Sauveur du monde, Louange et Gloire à Toi

Par Ta croix, Tu nous fécondes, Louange et Gloire à Toi

 

Bienvenue à vous toutes et tous dans le jardin de la Chapelle !

Ce Dimanche commence par nous faire acclamer Jésus. Cela se passa ainsi le jour de Son entrée à Jérusalem quelques jours avant La Pâque Juive. L’occasion pour notre foi de se manifester ouvertement au grand jour. Laissons-nous entraîner par la liturgie chrétienne.  Marquons- nous maintenant d’un grand signe de croix.

 

                                                                                                                                     

Prière de Bénédiction

Père, daigne bénir + ces rameaux que nous portons pour fêter le Christ notre Roi.

Augmente la foi de ceux et celles qui espèrent en Toi. Père exauce la prière de ceux et celles qui Te supplient. Fais que nous portions des fruits qui Te rendent Gloire. Donne-nous de vivre comme Jésus en faisant le bien, Lui qui règne avec Toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles…

 

Le Seigneur soit avec vous ! Evangile de Jésus Christ selon St Marc 11/1-1O

 

Lorsqu’ils approchent de Jérusalem … Jésus envoie deux de ses disciples et Il leur dit : Allez au village qui est en face de vous. Vous trouverez un petit âne attaché…. Détachez-le et amenez-le. Ils partirent, trouvèrent un petit âne, attaché près d’une porte, dehors, dans la rue. Ils le détachèrent. Des gens leur demandaient : Qu’avez-vous à détacher cet ânon ? Ils répondirent ce que Jésus leur avait dit, et on les laissa faire. Ils amenèrent le petit âne à Jésus, le couvrirent de leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus. Alors beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin, d’autres, des feuillages coupés dans les champs.

Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient :

Hosanna ! Béni Celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le Règne qui vient, Celui de David notre Père. Hosanna au plus haut des cieux !

Avec eux, nous chantons :

Hosanna, Sauveur des hommes, Louange et Gloire à Toi

Hosanna, pour Ton Royaume, Louange et Gloire à Toi

 

Avec nos rameaux entrons dans la chapelle, à la rencontre du Christ Jésus, en chantant

Nous venons d’entendre et de recueillir le récit de la passion du Christ selon St Marc.

Les informations récentes sont tombées sur nous comme une bombe.

Vendredi matin, Radouane Lakdim 25 ans, Français, d’origine marocaine, tue trois personnes et en blesse 16 autres dans un magasin à Trèbes non loin de Carcassonne, en criant Allah Akbar.

Alors qu’une cinquantaine de personnes se trouvent encore dans le magasin, Arnaud Beltrame, 45 ans, Lieutenant-Colonel de gendarmerie, se propose comme otage en échange de la libération des autres. Je suppose qu’il dépose son arme. Entré dans le magasin, il laisse son téléphone ouvert sur une table. Il permet ainsi à ses collègues de savoir ce qui se passe à l’intérieur. Vers 14h.20 Lakdim ouvre le feu sur le gendarme à deux reprises. Il le blesse mortellement. Le GIGN intervient et tue Lakdim.

Arnaud Beltrame, véritable icône du Christ, sous les yeux du monde, aujourd’hui même.

Et, en plus, au moment où nous entrons dans la Semaine Sainte. A la fois l’horreur, dont l’homme est capable, et, en même temps, la grandeur de l’homme, capable de donner sa vie pour sauver les autres.

Les deux extrêmes, l’un en face de l’autre, au même moment, décidant de leur vie à l’extrême

opposé. Être arrivés l’un et l’autre à ce point de non retour ne se fait pas en un jour. J’ai besoin de creuser longuement cette double détermination, résultat d’un long cheminement intérieur.

Qu’est ce que j’en retiens ? Plutôt que me désespérer, me sentir fortement appelé à me donner résolument aux autres, et donc à Dieu. Là, seulement, réside le sens de la vie. Aujourd’hui, je découvre mieux Jésus Christ, Dieu dans une vie d’être humain. Je comprends Sa Vie. Je donne un sens à Sa Mort. Je crois à Sa Résurrection.

 

« Le Christ Jésus, de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui L’égalait à Dieu.

Mais, Il s’anéantit Lui-Même, prenant la condition d’esclave. Il s’humilia plus encore, obéissant jusqu’à la mort sur la croix. C’est pourquoi Dieu L’a exalté et lui a donné le nom qui est au dessus de tout nom : Jésus Christ est Seigneur » St Paul aux Philippiens 2/6-11

Prions les uns pour les autres, tous appelés à devenir fils de Dieu, dans et par L’Esprit

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Dimanche 18 Mars 2018         St Jean 12/ 23-33           «  Son Heure »

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               Ce schéma m’aide à trouver le sens des Paroles de Jésus dans ce texte.

Au centre, une ligne verticale en pointillé, de haut en bas,  ‘le maintenant de l’Heure’ versets 23 et 27

En haut, à gauche, le départ d’une ligne continue qui descend, versets 24, 25, 26, s’incline jusqu’en bas de la ligne en pointillé, verset 27. Là, cette ligne continue, se redresse et se relève, versets 28, 31, 32, sur la droite, face à la ligne de gauche. Si bien que de part et d’autre de la ligne centrale en pointillé se retrouvent face à face les versets 24 et 32, 25 et 31, 26 et 28.

Par leur agencement entre elles, ces Paroles symbolisent le passage de Pâques du Christ, et le nôtre aussi !

 

                                         Au centre, une ligne verticale de haut en bas

12/23 « Elle est venue l’heure où le Fils de l’homme va être glorifié » L’heure de Jésus

12/27 « Maintenant, mon âme est troublée. Que dire ? Père sauve-Moi de cette heure. Mais, c’est pour cela que Je Suis arrivé à cette heure »

                                                   Face à face les versets 24 et 32

12/24 « Si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt, il reste seul.

S’il meurt, il porte beaucoup de fruit » Jésus proclame la fécondité de Son sacrifice

12/32 « Et Moi, élevé de terre » élevé dit la verticalité de la croix, et, en même temps, celle del’Exaltation. La croix est le lieu où commence la remontée du Fils vers le Père.« J’attirerai tous les hommes à Moi » Jésus apparaîtra aux yeux de tous comme le Sauveur du monde

 

                                                   Face à face les versets 25 et 31

12/25 « Celui qui s’attache à sa propre vie la perd » La loi de mort et de vie vaut pour lesdisciples comme pour le Maître : Qui sacrifie tout, sauve tout

« Celui qui ne s’attache pas à sa propre vie en ce monde, la conservera pour la vie éternelle »

12/31 « C’est maintenant le jugement de ce monde » Le jugement de ceux et celles qui seferment à la Lumière apportée par Jésus«  C’est maintenant que le prince de ce monde va être jeté bas » La mort de Jésus rejette définitivement satan loin du ciel

 

                                                   Face à face les versets 26 et 28

12/26 « Si quelqu’un vient à Me servir, qu’il Me suive. Où Moi, Je Suis, Là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, Mon Père l’honorera                      

12/28 « Père, glorifie Ton Nom ! » Que Ton Nom soit sanctifié !   Que Dieu Lui-même se fasseconnaître au monde. Une voix vint alors du ciel : «  Je l’ai glorifié » par les actions que Jésus a accomplies au Nom de Son Père « et Je le Glorifierai encore » la glorification de Jésus et l’Envoi du Saint Esprit dans ses disciples achèvera l’œuvre du Christ

 

                 12/33 « Il signifiait par là de quelle mort Il allait mourir »

                            Pour voir Jésus, il faut regarder vers le Crucifié-Glorifié  

                                            Avec la collaboration de Fabrice

 

 

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             Dimanche 11 Mars 2018         La Lumière et les ténèbres

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Dans l’Evangile de ce jour, Jean 3/ 14-21, l’Apôtre St Jean s’adresse directement à nous, dans une catéchèse qui va à l’essentiel

 

St Jean 3, verset 16 Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils, l’Unique…

Faisons silence. Le souvenir du sacrifice d’Isaac semble avoir inspiré cette parole. Dieu donne. Dieu se donne Lui-même en Jésus. Peut-on donner plus que soi-même ? Dieu a fait cela ! C’est inimaginable. C’est l’incarnation. Là est le point de départ de tout. Il faut toujours repartir de cette vérité fondamentale.

« Qui donc est Dieu, pour nous aimer ainsi, fils de la terre ? »

« Qui donc est Dieu, s’Il vient à nos côtés prendre nos routes ? »

« Qui donc est Dieu, que nul ne peut aimer s’il n’aime l’homme ? »

         Comment se fait-il que nous doutions de la bienveillance de Dieu ?

Nous avons de Dieu une image souvent faussée. La racine fondamentale du mal est de douter de la bonté de Dieu. La révélation nous dit que Dieu nous aime, qui que nous soyons. Cet Amour de Dieu ne vient pas de moi, Il m’est donné.

« Il a plu à Dieu, dans Sa bonté, de Se révéler Lui-même… par le Christ, Verbe fait chair,

les êtres humains… deviennent participants de la nature divine…

Dieu invisible, s’adresse aux humains… et les invite à entrer en communion avec Lui… » Vatican II, Constitution sur la Révélation divine, n° 2.

Nous devrions savoir cela par cœur

La bonté de Dieu se traduit à travers tout ce qu’Il fait pour nous : la création, l’Alliance, le salut proposé à tous, l’Eglise qu’Il rassemble et envoie, à travers 1000 petits gestes quotidiens et aussi des épreuves et des dons de soi. En un mot, cultiver la bonté en soi et autour de soi.

Dans votre prière du soir, appliquons-nous à dire sept petits mercis. On peut y arriver.

St Jean 3, verset 17 Car Dieu n’a pas envoyé Son Fils dans le monde pour condamner le monde, mais pour que le monde soit sauvé par Lui

A l’idée du Messie justicier, Jésus substitue l’idée du Messie sauveur. Le don de la vie pour le monde entier est plus fort, plus déterminant que la menace du jugement-condamnation

Verset 18 Qui croit en Lui n’est pas condamné… le verbe est au présent dans ce passage, celui qui croit en Jésus échappe au jugement. Je décide que mon monde vient de Dieu et que l’homme peut le bien. Je décide que le mal présent n’a pas tous les pouvoirs. Je le « décide » car Dieu me laisse libre de Le croire ou de ne pas Le croire

Qui ne croit pas est déjà condamné parce qu’il n’a pas cru au Fils Unique de Dieu

Verset 19 Le jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, c’est l’incarnation

Et les hommes ont préféré l’obscurité à la lumière le jugement se fait dans l’intime des cœurs

Il n’y a pas la fatalité du mal. Le dernier mot de Dieu est de contester les ténèbres par l’envoi de la lumière, le mensonge par la force de la vérité, le malheur de l’esclavage par le don de la liberté, la mort par la promesse de la vie.

La foi est un savoir pratique qui rend capable de s’orienter dans la vie. Ce savoir n’est jamais acquis définitivement. Aimé, le croyant est appelé à aimer.

                           Avec la collaboration de Sophie et de Fabio

 

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Dimanche 4 Mars 2018     Temple détruit, Temple nouveau relevé

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St Jean 2/ 13-25   La Pâque des Juifs est proche. Jésus entre dans le Temple de Jérusalem

Le Temple est une bâtisse imposante. Il comporte une enceinte, comme une place publique, libre d’accès à tout le monde et le sanctuaire proprement dit, inaccessible aux non-Juifs.

Dans l’enceinte du temple, appelée le parvis des païens, se tient un immense commerce. La présence des marchands de colombes, de brebis et de bœufs s’explique, aisément, car les pèlerins ne peuvent amener avec eux les animaux nécessaires au sacrifice. De même les changeurs, car les achats ne peuvent se faire qu’avec la monnaie du Temple.

 

Jésus fait un fouet avec des cordes. Il les chasse tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs. Il jette par terre la monnaie des changeurs, renverse leurs comptoirs. Il dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici »

Pas vraiment habituelle cette scène d’Evangile ! Pas vraiment courant de découvrir Jésus se manifester de cette manière ! Il faut prendre la mesure de ce que Jésus vient de faire.

Le Temple est sacré. Il est le cœur de la vie d’Israël, Il est la maison de Dieu. C’est exorbitant ce qui vient de se passer. Jésus sait très bien que Son geste est lourd de menaces pour Lui. En agissant ainsi, Jésus engage une épreuve de force avec les Autorités d’Israël.

                                         Que Jésus veut-Il nous dire ?

           «  Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de commerce ! »

Jésus s’oppose frontalement à cette manière de pratiquer la religion. Religion a la même racine latine que relation. La religion c’est la relation. La religion c’est d’entrer en relation avec Dieu. La relation à Dieu se vit à travers la relation aux autres. Dieu donne. Plus encore Dieu Se donne. La vraie relation à Dieu, c’est de se donner soi-même.

Jésus s’oppose à ce que nous fassions de la religion une sorte de marchandage.

Je te fais une belle offrande (d’animaux) pour que toi tu fasses ce que je te demande. Quand je réfléchis, je peux reconnaître que même aujourd’hui, la relation de marchandage existe. Par exemple : je viens me confesser, donc je suis pardonné, et je continue comme avant. Et, avec les autres, je veux bien pardonner si ils font un pas vers moi.

Je pose des conditions à Dieu et aux autres. Ce n’est pas relation vraie avec Dieu et avec les autres.

On réplique à Jésus : Quel signe (quel miracle) nous montres-Tu puisque Tu fais cela ? Jésus répond : « Détruisez ce sanctuaire et, en trois jours je le relèverai »

Cette réponse énigmatique de Jésus déclenche un malentendu

Ce sanctuaire a été édifié en quarante-six ans, et Toi, Tu le relèverais en trois jours !

Mais Jésus parlait du sanctuaire de son corps, du Temple de Son corps

                        Jésus est le véritable Temple de Dieu

En expulsant les animaux du Temple, Jésus se met à la place des animaux ! Il révèle et annonce que la véritable offrande, c’est l’offrande de Lui-même, le don de Lui-même.

Jésus m’apprend que pour faire avancer les choses, il faut se donner soi-même

 

 

1Corinthiens 1/25       Ce qui semble folie de Dieu, ce qui semble faiblesse de Dieu

Quand Dieu Se fait un simple homme, quelle faiblesse ! Quand Il donne Sa Vie, quelle folie ! 

               Est plus sage que les hommes, Est plus fort que les hommes.

Il n’y a rien de plus sage et de plus puissant pour relever et renouveler chaque être humain

                                                         Que le don de soi

                                           Avec la collaboration de Fabrice

 

 

 

     Dimanche 25 Février 2018,   épreuves…    vies transfigurées…     

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              Genèse 22/ 1-19  Dieu dit : Abraham !  Il répond : me voici !

            Quoi de plus simple, apparemment ! Quoi de plus engageant en vérité !

« Prends ton fils, ton fils unique, celui que tu aimes, Isaac »

          Isaac signifie « le sourire de Dieu »  quel étrange sourire de Dieu !

« Va au pays de Moriah, et là, tu l’offriras en sacrifice sur la montagne »

Les routes d’Abraham n’ont jamais été faciles. Le voici, maintenant, au sommet de l’épreuve

Le texte n’entre pas dans les sentiments d’Abraham. Par contre, nous savons qu’il se met en route avec Isaac, son fils unique, et, il va faire ce qu’il pense être la volonté de Dieu

C’est alors que, du ciel, la voix de l’Ange du Seigneur  se fait entendre une première fois :

                         Abraham ! Abraham !   Il répond : Me voici !

« N’étends pas la main contre l’enfant ! Ne lui fais aucun mal ! Je sais maintenant que tu crains Dieu : Tu ne M’as pas refusé ton fils, ton unique »

« La crainte de Dieu » C’est le contraire de la peur. C’est un sentiment de révérence si fort, qu’il se tourne en confiance absolue en Dieu.

L’Ange du Seigneur appelle Abraham une seconde fois :

« Je rendrai ta postérité aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que le sable au bord de la mer. Par ta postérité seront bénies toutes les nations de la terre parce que tu as prêté l’oreille à Ma voix »

Ainsi l’obéissance d’Abraham et de son fils unique auront une répercussion sur toute leur descendance… Nous faisons partie de la descendance d’Abraham

                                     Changement de registre

Regardons maintenant un nouveau visage, Celui de Jésus Christ,  Fils Unique du Père

comme Isaac a été  fils unique d’Abraham.

« Tu ne voulais ni offrande, ni sacrifice. Tu as ouvert mes oreilles. Tu ne demandais ni holocauste, ni victime ». Alors j’ai dit Voici, Je viens » !

Jésus s’implique Lui-même. Il va jusqu’au bout. Jésus se donne. Jésus donne Sa Vie.

Et là, Jésus, le Fils Unique, Il se heurte à l’incompréhension de ses disciples et en particulier à celle de Pierre. Cette figure du Messie de Dieu ne correspond pas à l’idée qu’ils se font.

 

                              St Marc 9/ 2-10 La transfiguration

Jésus prend avec Lui Pierre, Jacques et Jean. Il les emmène à l’écart sur une haute montagne. Il est transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants.

Elie leur apparut avec Moïse, tous deux s’entretenaient avec Jésus

Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre

                          « Celui-ci est mon Fils bien aimé : écoutez-Le ! »

                    ils redescendent de la montagne. N’en parlez à personne

Quand on a vécu un moment intense de lumière, on en sort transformé. C’est très difficile à dire. Il faut attendre longtemps avant d’en parler.

C’est quoi la transfiguration ? Ce peut être un bon regard, un sourire, un coup de main, une attention qui changent la couleur de la vie. Je connais des personnes engagées les unes aux côtés des réfugiés, d’autres, une après-midi par semaine auprès des malades pour libérer les familles qui s’en occupent tout le  reste du temps. Elles ne sont plus les mêmes. Elles ne se reconnaissent plus elles-mêmes. Avant, certaines étaient sans énergie, toujours fatiguées. Maintenant, elles découvrent avec ces personnes une force et une espérance qui leur sont données. Une énergie qui les étonnent elles-mêmes. Leur regard sur les autres a changé !            

                                     Avec la collaboration de Fabrice

   « Tu as prêté l’oreille à Ma voix » Qu’entendent ceux et celles qui ont des oreilles.

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Dimanche 18 Février 2018,    L’exode… le passage…    St Marc 1/ 12 à 15

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Jésus vient d’être baptisé par Jean-Baptiste … Aussitôt, l’Esprit le pousse au désert …

Le désert, l’exode, un des mots-clés de la Bible … la traversée du désert c’est presque l’histoire d’Israël résumée en un seul mot … Moïse, le peuple avec lui, quitte l’Egypte, erre dans le désert pendant quarante ans, soit le temps d’une génération entière.…

Là, dans le désert le peuple reçoit la Loi. Il reçoit la manne qui le fait vivre. Le bâton de Moïse fait jaillir l’eau d’un rocher. Mais, ces quarante ans sont remplis d’épreuves… Souvent Israël se retourne vers le passé, regrette le temps d’avant, le temps d’Egypte où tous étaient nés, qui était leur vraie patrie. De la terre promise, ils n’avaient guère idée.

Jésus est poussé par l’Esprit au désert  En ce premier Dimanche de carême, je découvre que Jésus lui-même entre, Lui aussi, en carême, Jésus entre dans Sa traversée du désert

Jésus y reste quarante jours … quarante ans, quarante jours, le même chiffre quarante

Tenté par Satan … oui, la tentation existe, même pour Jésus. La tentation fait partie de notre condition humaine qui doit prendre en main sa destinée, son achèvement. Devant la tentation, pas de tergiversations, une seule issue : pour en sortir, ne pas la laisser entrer ! C’est ce que nous demandons dans le Notre Père : « Ne nous laisse pas entrer en tentation ».

Il vit parmi les bêtes sauvages, les peurs, les désirs de puissance, de réussites, les blessures, les échecs, tout ce qui risque de nous bloquer irrémé diablement

Les Anges Le servaient, les bons côtés, les bonnes inspirations, les gestes de générosité, de dévouement, le Souffle de l’Esprit

Après l’arrestation de Jean-Baptiste, malgré les dangers, Jésus part pour la Galilée proclamer l’Evangile de Dieu  

Fortifié par l’Esprit dans cette traversée du désert, Jésus en sort confiant. Jésus en sort totalement relié à la Parole de Dieu Son Père. Jésus en sort décidé à Se donner entièrement.

      En quoi cela peut-il nous toucher, nous, chrétiens du vingt et unième siècle ?

D’abord, il y a les exilés, les réfugiés. Ils vivent tragiquement cette traversée. Ils existent peut-être tout près de nous. Nous en connaissons quelques uns ou nous préférons ne pas les voir

Ensuite, il y a nous-mêmes : tous et toutes nous vivons notre exode intérieur, nos passages à vide. Le mot PASSAGE, voilà un autre mot clé de la foi.

Nous sommes, à un moment ou à un autre, d’une certaine façon, comme Israël au désert.

Exode d’un monde d’avant que nous pouvons regretter ; passages douloureux d’un amour qui se détruit ; passage difficile d’amitiés que nous avons perdues ; vivre un veuvage où celui qui reste est comme un exilé ; affronter la solitude ;  la maladie ; la vieillesse ; les échecs …

Nous avançons dans notre vie comme nous pouvons. Quelquefois, tout droit et d’un pas assuré. Quelquefois cahin-caha et sans clairement voir le but. Quant au but, ce royaume d’amour qui est notre patrie promise, il semble lointain.

Toutes ces étapes de la vie sont des PASSAGES à franchir, à traverser. N’oublions pas, nous chrétiens, que justement le mot PAQUES signifie PASSAGE

Le Carême n’est pas un temps exceptionnel. Il est plutôt un rappel de ce dont est faite notre vie entière. Une longue marche vers notre terre promise. Chrétiens, nous sommes un peuple et nous marchons ensemble.

Quarante jours nous sont donnés ! pour entrer dans une démarche de transformation… pour nous tourner davantage… vers Dieu, vers les autres, vers nous-mêmes. Le combat spirituel sera sans doute au rendez-vous. Quarante jours nous sont donnés !  Le Seigneur nous y devance, Il nous entraîne vers Sa Pâques. Laissons-nous pousser par l’Esprit.

                                    Quarante jours nous sont donnés !

                                      Avec la collaboration de Fabrice

Dimanche 11 Février 2018, Journée mondiale des malades, St Marc 1/ 40-45

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11 Février, Journée mondiale des malades. Il y a 25 ans, St Jean-Paul II créait cette belle initiative en ce jour de la fête de Notre Dame de Lourdes. 2018 est le 160ème anniversaire de la première apparition à Sainte Bernadette.

Dans le bulletin  « le Jour du Seigneur » de janvier 2018, voici des  extraits de l’interview du Père Denis Ledogar, infirmier, devenu prêtre et aumônier à l’hôpital de Strasbourg

 

           Comprenez-vous que l’être souffrant puisse rejeter Dieu ?

Bien sûr ! Quand une maman perd un enfant, la première réaction est la révolte. Une personne assaillie par la souffrance physique, morale ou spirituelle a besoin de l’exprimer. Il faut laisser sortir les mots. Dire, c’est se libérer. Un patient qui a mal, ne peut entendre les discours pieux. Il a besoin de silence et d’écoute. A travers le silence, et l’écoute, je peux le rejoindre. Selon la proximité que je partage avec lui, je peux poser discrètement ma main sur son épaule. Sentir cette humanité à côté de lui, cela lui fait du bien. Le geste précède la parole

C’est exactement ce que fait Jésus dans l’Evangile d’aujourd’hui. Contrairement à ce qui est permis, Jésus se tient à côté du lépreux :

Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha, et lui dit : « Je le veux, sois purifié »

 

        Quelle place peut occuper Dieu dans le cœur de l’être en souffrance ?

Paul Claudel a écrit : «  Dieu n’est pas venu supprimer la souffrance, Il n’est même pas venu pour l’expliquer. Il est venu pour la remplir de Sa Présence » Jésus ne se présente pas comme un champion de la souffrance. Jésus prend le visage de toute souffrance. Offrir sa souffrance à Dieu peut signifier que malgré le mal et ce qui me déshumanise, je veux continuer mon chemin avec le Seigneur et poser mes mains dans les Siennes. Dans ce sens la souffrance peut faire grandir l’être humain. Mais cela ne me permet pas de demander à tous les malades d’offrir leur malheur à Dieu. Seulement après un apprivoisement mutuel et un cheminement spirituel, je peux inviter quelqu’un à relier sa souffrance avec Jésus. Il faut rester humble.

            Comment aidez-vous les familles et les proches des souffrants ?

Les croyants peuvent fonder leur espérance sur le Christ. Pour eux, la vie n’est pas absurde. Mais cela ne va pas de soi. J’accompagne des personnes qui n’ont pas la foi, pour qui il n’y a rien après. Sans essayer de les récupérer, je leur manifeste ma présence comme un frère en humanité. Parmi eux, certains sont partis en toute sérénité, avec le sentiment d’avoir vécu de belles valeurs humanistes. Je rencontre une génération d’adultes qui perdent leurs parents, et qui sont démunis devant la mort. On m’interroge : « Est-ce que mon père m’entend ? » Je les rassure : «  Tu peux lui dire que tu l’aimes, avec des mots à toi. » Même face à une personne inconsciente, la parole et la douceur d’un proche créent des ondes de bien-être. Il n’est jamais trop tard pour glisser à l’oreille de quelqu’un : « Je t’aime. »

         Comment aumônier supportez-vous de croiser tant de souffrances ?

Après des rencontres intenses, j’éprouve le besoin de me rendre à la chapelle de l’hôpital. Dans le silence, je me retrouve face à moi-même dans une intimité avec Dieu. Un véritable dialogue s’instaure alors entre deux amis qui ont besoin de faire le point. J’ai quelquefois envie de dire : «  La charge devient trop lourde, je la dépose près de Toi. » J’entends alors les paroles de Jésus : « Venez à Moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et Moi, Je vous procurerez le repos. » Cela m’apporte de la sérénité. A côté de la prière, j’aime m’évader

de l’hôpital et rejoindre les grands espaces. Mes frères en communauté, les amis sont importants. Le Seigneur reprend le dessus. Il semble me dire : «  Denis, je n’ai pas de main, de bras, de sourire, mais Je t’ai donné le sourire, la gentillesse, la tendresse… tu es Ma voix, Ma douceur auprès des malades. » Oui, le Seigneur ne fait rien sans l’être humain.

 

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Dimanche 4 Février 2018   Après la synagogue  … St Marc 1/ 29-39

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                     -  Jésus dans la maison de Simon et André

                  On Lui parle de la belle-mère de Simon qui a de la fièvre

Jésus s’approche d’elle, la saisit par la main, et la fait se lever. La fièvre la quitte.

Et, elle les sert

Le récit est bref, focalisé sur les gestes de Jésus et ceux de la femme. Jésus fait de cette femme le modèle de tout disciple : quelqu’un qui s’engage dans le service des autres et du Seigneur. En 1990, on a édifié une chapelle sur l’emplacement probable de cette maison.

-          Jésus sur la place publique de la ville

Le soir venu, la ville entière se presse sur la place. Jésus guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et Il expulse beaucoup de démons. Il les empêche de parler…

La venue de Jésus déclenche l’opposition des démons. Quand ils révèlent l’identité de Jésus, c’est pour que Sa mission échoue. Il y avait beaucoup de gens qui se présentaient comme « christs ». Il y avait beaucoup de manières de comprendre le titre de « fils de dieu » C’est peu à peu que les disciples et les chrétiens ont accédé à la foi véritable en  Jésus. Comme nous.

 

                                       -  Jésus dans un lieu désert

Le lendemain, Jésus se lève bien avant l’aube. Il se rend dans un endroit désert, et là, il prie

C’est le désert, la solitude, la prière qui relance la mission.

-          Jésus annonce : « partons ailleurs » 

Quand Simon et les autres Le trouvent, Il répond : allons ailleurs … Et Il parcourt toute la Galilée proclamant l’Evangile, et expulsant les démons

Le champ d’action de Jésus s’élargit de plus en plus. La Galilée, c’est la Galilée des nations.

      Dès son premier chapitre, St Marc dresse l’image d’une journée-type de Jésus

                                  Que retenir de tout cela ?

Jésus-Dieu se rend proche des gens en s’ouvrant aux exigences du moment…  et moi…

Jésus-Dieu enlève le mal dans les gens…   j’ai besoin moi aussi de me transformer …

Jésus-Dieu en pleine activité, Il prend le temps de prier… la même question m’est posée …

Jésus-Dieu annonce la Bonne Nouvelle de Dieu… est-ce que je m’implique dans mes paroles

Jésus-Dieu regarde en avant … mon passé risque de bloquer la marche en avant …

                                             En collaboration avec Fabrice

                    Le 2 Février est la fête de la présentation de Jésus au Temple.

C’est aussi la journée des personnes consacrées à Dieu. Ici, les religieuses dominicaines du très saint rosaire, ont fait le don de leurs vies. Pour le service réciproque, le service des autres, le service de Dieu. Tout cela dans la prière quotidienne en communauté.

Merci de l’Espace Musée qui prolonge, et manifeste  parmi nous, le témoignage de Matisse

Merci Dieu. Il travaille le monde comme la sève qui prépare en ce moment le printemps dans la nature

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           Dimanche 28 Janvier 2018, Jésus dans la synagogue

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                  St Marc 1/ 21-28 : Capharnaüm, la ville au bord du lac

   Dans la synagogue, Il y a un homme tourmenté par un esprit impur (mauvais)

En langage biblique, l’impureté, c’est le mélange. Un esprit impur, un esprit qui mélange le

vrai et le faux, qui mélange le bien et le mal, un esprit qui met le mal à la place du bien.

Un homme tourmenté, un homme en pleine confusion intérieure. Il est divisé en lui-même, sans repères, sans unité intérieure, sans rectitude de vie.

En Dieu, il n’y a ni mélange, ni compromission. Dieu est saint, c’est-à-dire Dieu est unifié. Avec nous, Dieu unifie nos vies, nos existences.

                                               Que dit l’Eglise sur le mal ?

Les démons sont des anges. Ils ont été créés bons, intelligents, volontaires, libres.

Dans ce passage d’Evangile, eux, ils savent très bien, qui est Jésus, mieux que les gens :

Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu.

Ces anges refusent la prééminence de Dieu. Ils s’opposent à Jésus, à Son Règne d’amour. Ils combattent radicalement la Sainteté de Dieu. Ils sont devenus mauvais irrévocablement.

Les démons ne sont pas dieu. Il n’y a pas un Dieu de Bonté et un dieu du mal qui s’opposent.

Les démons sont des créatures. Ils cherchent à tenter pour entraîner à leur suite l’être humain. L’Eglise pense que nous sommes faibles devant les tentations

Quand nous prions Le Notre Père, nous demandons : ne nous laisse pas entrer en tentation. Entrer en tentation, c’est écouter, se laisser séduire, finalement, ouvrir sa porte, et laisser entrer ceux qui ne peuvent pas entrer en nous, sans notre accord.

Laissons de côté les représentations fantastiques des démons. Quand j’ai peur des démons cela vient de ce que je leur attribue plus de place, plus de pouvoir, qu’ils n’en ont en vérité

Tous les recours à des pratiques d’occultisme, de spiritisme, de rites superstitieux, de phénomènes paranormaux, sont très dangereux. Ils créent en nous cet espace de mélange intérieur où l’obscurité prend la place de la lumière. Nous ne savons plus où nous en sommes.

 

Ne nous laisse pas entrer en tentation

La réponse de Jésus nous sert de modèle. Elle est nette, directe, immédiate, sans appel :

« Tais-toi ! » (silence)

Nous ne sommes pas Jésus, mais nous sommes tous capables de dire : Tais-toi !

Dans le Notre Père, nous ajoutons : mais délivre-nous du mal

Jésus ordonne : « Sors de cet homme »

Quand l’Eglise exerce le pouvoir du Christ dans l’exorcisme, un grand pas en avant est posé. Pour autant, je ne dois pas laisser de côté l’adage « aide-toi, le ciel t’aidera »

Le mal en moi, j’ai à le sortir, moi aussi. Ce que j’ai à changer dans ma vie, quand je le décide réellement, Dieu le change avec moi « Je Suis avec vous tous les jours » dit Jésus

                               Quels sont les fondamentaux de la foi ?

Non, je ne suis pas démuni, sans défense, voué à un destin devant lequel je ne peux rien. C’est faux. Nous autres, êtres humains, nous ne sommes jamais voués à la perdition. Il y a plein d’exemples, même autour de nous, de gens qui sont revenus à Dieu.

Il y a aussi les anges qui nous accompagnent. Nous les appelons les anges gardiens. Nous n’y pensons peut-être pas souvent

Nous avons l’intercession puissante de Marie, des saints, des saintes

Nous avons Jésus dont le nom signifie «  Sauveur ».

Nous avons la prière, nous avons l’Eucharistie, nous avons le sacrement de la réconciliation. Nous avons la présence du Dieu d’amour, plus proche de nous que nous-mêmes

     St Marc, dès le premier chapitre, nous montre que l’Evangile est en marche !

 

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Dimanche 21 Janvier 2018, la Bonne Nouvelle de Dieu 

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Nous sommes dans la semaine de prière pour l’unité entre les chrétiens, orthodoxes, réformés, catholiques. La Parole retenue est la suivante : « Le Seigneur est ma force et ma louange. Il est mon libérateur » Le Pape François nous dit : « sans dialogue, rien n’est possible. Le dialogue, c’est comme un grand pont, même si l’on doit se dire des choses désagréables en face » Ce n’est pas facile, cependant, il y a eu bien des  réconciliations 

St Marc 1/ 14-21  Nous lisons cette année l’Evangile de St Marc. Voici les deux premières phases :

Après l’arrestation de Jean le Baptiste, Jésus part pour la Galilée…

La Galilée, région frontière où cohabitent Juifs et païens. Galilée, terre de contrastes, terre de l’accueil et du refus. La Galilée, on pourrait dire, sans se tromper, la France, les pays d’Europe, les pays du monde, lieux où coexistent plusieurs croyances différentes, plusieurs incroyances et indifférences et oppositions à l’idée même de Dieu. Il est même indiqué :

Après l’arrestation de Jean le Baptiste pour bien nous faire comprendre que la Galilée, ce n’est pas le terrain idéal. Or, c’est là justement, que Jésus choisit son lieu de vie. Et, à la fin de l’Evangile de Marc, c’est en Galilée, que Pierre et les disciples rencontreront Jésus Ressuscité. D’une certaine façon, chaque fois qu’il est question de la Galilée, c’est chez nous !

Jésus proclame l’Evangile de Dieu !

Le mot « Evangile » vient du grec et signifie « bonne ou heureuse nouvelle » et en hébreu l‘annonce d’une victoire ou d’un danger écarté. Nous, chrétiens quand nous disons Evangile, nous pensons aux quatre livres d’Evangile. Avant d’être un livre, L’Evangile c’est :

L’Evangile de Dieu, la Bonne Nouvelle de Dieu, comme dit magnifiquement St Marc

La Bonne Nouvelle, c’est que Dieu en personne est venu chez nous. La Bonne Nouvelle, c’est que Dieu veut notre bien. La Bonne Nouvelle, c’est que Dieu n’exclut personne. Jésus dit et fait tout cela.

« Les temps sont accomplis »

Nous vivons LE moment de l’histoire où Dieu en personne est entré dans le temps et dans l’espace du monde. En quelque sorte, Dieu sort de Lui-même, descend de Lui-même. Dieu Se donne à plein. Et nous, nous avons à croire cela, à en vivre. En quelque sorte, l’histoire du monde se partage en deux périodes : avant la venue de Jésus sur terre… et à partir de la venue de Jésus sur la terre. C’est « maintenant » que Dieu vient à notre rencontre.

« Le règne de Dieu est tout proche »

Nous avons du mal à croire que Dieu est « tout proche ». Nous avons du mal à croire que Dieu habite notre quotidien banal. Nous Le sentons plutôt, tout en haut, inaccessible, presque étranger à nos problèmes concrets. Ce n’est pas de cette manière-là dont Jésus se présente aux personnes qu’Il rencontre. Aujourd’hui, est-ce que je crois vraiment que le règne de Dieu est tout proche ? Est-ce que je crois que le règne de Dieu est dans le moment présent ?

« Convertissez-vous et croyez à l’Evangile »

Croire que le règne de Dieu est tout proche suppose une conversion… c’est-à-dire un retournement, un changement de point de vue. Nous avons chacun, chacune une réponse adaptée à l’appel personnel que Dieu nous fait. Dieu s’est bougé pour nous. Nous, il faut nous bouger pour Dieu             

                                      Avec la collaboration de Patrice

                                 Dimanche 14 Janvier 2018

                        Ce Dimanche nous propose pleins d’appels de partout :

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1° C’est la journée mondiale des migrants et des réfugiés.

Si cela ne nous intéresse pas, il faudrait opérer une conversion dans nos têtes. Oui, on peut toujours faire quelque chose grâce aux associations. Nous savons bien qu’il s’agit d’hommes, de femmes, d’enfants en situation de détresse. Martine Landry, 73 ans, je souligne son âge. Elle pourrait penser que c’est le moment de lever le pied. Non. Elle a une responsabilité dans Amnesty International. Elle a été convoquée au tribunal de Nice, mardi dernier pour « aide à l’entrée » de deux migrants mineurs à la frontière franco-italienne. Ce qu’on appelle un « délit de solidarité ». Le tribunal a du mal à trancher. L’affaire est renvoyée au 14 Février prochain.

2° La première lecture, 1er livre de Samuel 3/ 3-10. 19.

Samuel, cet enfant que sa mère stérile avait promis de donner à Dieu si il venait à naître. Samuel dort dans le temple. Dieu l’appelle, il ne sait pas que c’est Dieu. La troisième fois, le prêtre Eli lui dit, si on t’appelle encore, répond « parle Seigneur, ton serviteur écoute » Quelle magnifique manière d’entrer en prière aussi bien pour les enfants, que pour nous, les adultes !

Samuel vivait en Palestine vers mille quarante ans avant Jésus.

3° Evangile de St Jean 1/ 35-42

Tout est parti d’une parole de St Jean Baptiste « Voici l’agneau de Dieu » Cette parole est reprise et chantée à chaque messe au moment où le prêtre fractionne l’hostie. Jésus l’agneau de Dieu. Un disciple de Jean-Baptiste s’appelle André. L’autre n’est pas nommé… si il nous représentait ? Sommes-nous capables de dire : «  oui, j’ai rencontré le Christ » Ce n’est pas d’une apparition dont je veux parler. C’est une expérience qui nous permet de dire «  oui, je crois vraiment que le Christ est vivant et qu’Il me l’a fait sentir » L’Evangile poursuit : Ils restent auprès de Jésus ce jour-là. Il faut que cette expérience prenne racine en nous.

4° Avant-hier, des conteuses, dont une vient à la messe ici, rencontraient à la prison de Grasse quelques jeunes de 14 à 17 ans.

Certains poursuivent leurs études en prison et même le baccalauréat. J’admire que cela se passe en prison. Quelle intuition géniale a jailli d’une personne pour arriver à cela ! Une des conteuses est ressortie avec cette parole « quand on peut se parler, la violence disparaît ».

 

                                    Comment faire le lien entre tout cela ?

De grandes choses, des évènements importants, l’appel du Seigneur, une rencontre, tout cela commence souvent à partir de trois fois rien… de petites choses

Trois verbes importants au cœur de la liturgie de ce Dimanche

« écoute » apprendre à écouter… quoi ? les appels qui viennent du monde, de Dieu

                          ‘Parle Seigneur, ton serviteur écoute’

«  venez et vous verrez »  oui, de temps en temps, il faut se déplacer, il faut y aller, il faut ouvrir les yeux, il faut s’engager, il faut se donner.

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Dimanche 7 Janvier 2018   Les Mages  St Matthieu 2/ 1-12

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Jusqu’à maintenant, le temps de Noël est vécu au niveau de la famille : Marie, l’Enfant, Joseph…  quelques bergers qui sont venus …

Il est vrai que le ciel s’est manifesté pour proclamer la naissance de Dieu parmi les hommes…

Il est vrai aussi que le 24 Décembre à midi, à la cité paroissiale de Vence un  repas a été servi ou porté à plus de 110 personnes qui étaient seules ce jour-là. Cela fait beaucoup de monde, grâce à vous. Merci, merci de la part des organisatrices et de tous ceux et celles qui les ont aidées.

Le Dimanche de l’Epiphanie, après Noël, les Mages. Ils représentent à eux tout seuls « les nations » du monde ! Ils représentent les peuples encore loin de Dieu encore loin de Jésus. A ces mages, il leur a fallu du temps, des difficultés, des questions pour arriver jusqu’à Jésus. Ils l’ont découvert comme un bébé dans les bras de Sa Mère. Ils ont cru en Lui.

Le maître mot du Dimanche de l’Epiphanie, c’est le verbe « ELARGIR »

Ne suis-je pas trop confiné dans mes cadres habituels ? Ne suis-je pas être trop à l’étroit dans mon cœur ?

L’Epiphanie, c’est s’ouvrir à ce qui arrive, à ce qui nous est proposé par les évènements, à ce à quoi on ne s’attendait pas.

La foi ouvre mon regard : ne laisse pas mes ténèbres me parler …

Donne-moi la Lumière qui vient de Toi

Ah, les mages ne sont pas du passé. Ne sont-ils pas bien plus que trois ?

Si nous étions les mages, nous, aussi ! Nous sommes menés par des chemins que nous n’avions pas prévus, parfois éprouvants. La foi est une étoile dans nos vies.

Repartir par un autre chemin : choisir de vivre de la paix que le Seigneur nous donne, là, dans ce monde où nous sommes plantés pour porter du fruit !

                                       Avec  la  collaboration  de Fabrice

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         Lundi 25 Décembre 2017   St Luc 2/1-14       la nuit…  NOËL

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Quelle chance de nous retrouver, ensemble, dans votre église, célébrer Noël, en pleine nuit, en toute confiance

« Ne craignez pas !… n’ayez pas peur… je vous annonce une bonne nouvelle !…une grande joie !… je laisse cette annonce inattendue faire son chemin en moi…aujourd’hui, dans la ville de David, un nouveau-né !… un être nouveau… couché dans une mangeoire, le Christ, le Seigneur, notre Sauveur !... Dieu en personne, Lui-même ! incognito, qui l’a su à part quelques bergers ?… Lui qui deviendra un jour notre nourriture… Paix sur terre aux hommes qu’Il aime !... »  Incroyable tout cela !

 

Je résume : Dieu Lui-même, en personne, Il vient, Il se fait un nouveau-né, pour devenir un être humain, au milieu de tous les gens, quels qu’ils soient…

Cela se passe dans un pays, Israël-la Palestine, au temps de l’Empereur Auguste,

Dieu en personne descend sur la terre par ce qu’Il aime le monde !

Et pour quoi ? Pour que nous construisions la paix chaque jour, et que nous n’ayons pas peur !

Très concrètement ces paroles de l’Evangile de St Luc, m’apprennent aussi d’autres éléments la maman de Jésus, elle est enceinte sans avoir reçu une semence masculine

Joseph, il est appelé à adopter chez lui l’enfant de Marie qui n’est pas sa femme

Jésus et ses parents sont des réfugiés tous les trois vers l’Egypte pour échapper à la loi d’Hérode…  Dieu Lui-même n’est pas toujours bien accueilli !

 

La venue de Dieu est soudaine, inattendue, certaines fois dérangeante, destabilisante,

Allez comprendre tout cela ! La vraie réponse pour moi c’est : J’y crois totalement. Libre à vous de dire oui… ou non.

Noël, dans ma vie de prêtre, c’est souvent plein de choses qui se passent avant. Dieu montre Son Travail à l’intérieur… Il y a du neuf qui se produit dans les gens. Noël, c’est pas ordinaire

Je désire vous parler de la cérémonie pénitentielle qui s’est déroulée dans la paroisse. Elle a été préparée par les prêtres et améliorée par une équipe de chrétiens et de chrétiennes.

La confession, c’est le sacrement de la guérison spirituelle et de la miséricorde.

Pourquoi devrions-nous être pardonnés ? Dans notre société, ce qui compte, c’est l’affirmation de soi sans autre référence, ni pardon, ni reconnaissance du bien et du mal. Nous sommes plongés plus ou moins dans cet état d’esprit

Chacun pouvait prendre la feuille pour se préparer. La nouveauté c’est qu’il était demandé de ne pas nous interroger par rapport à nous-mêmes. Il s’agissait de nous interroger par rapport à Jésus Christ. Notre Evêque nous a indiqué «  cinq essentiels » de la vie de Jésus.

Alors, ces cinq essentiels, comment je les vis moi-même, comment je les vis avec les autres ?

Nombreux ont été ceux et celles qui se sont servi de cette feuille. Je pense qu’elle les a aidé à les éclairer moralement et spirituellement. Cela aussi c’est Noël intérieurement.

Le Pape François, lettre encyclique ‘Lumière de la foi’ (2013) 4  nous dit :

« La foi est une lumière capable d’éclairer toute l’existence de l’homme… En Dieu se trouve une grande promesse de plénitude et d’avenir qui s’ouvre à nous » 

Au bout de tout cela, j’ose vous dire que je pense, ce soir aux papas et aux mamans qui ont perdu leur enfant dans la collusion du car et du chemin de fer, en Pyrénées orientales. Je pense qu’ils ne vont pas venir à la messe de Noël. Je les comprends. C’est trop dur. Si ils arrivent à traverser ce drame immense, je crois que Dieu les en fera sortir plus forts, sans doute plus tournés vers les autres, plus conscients de la vie et de son prix. Leur enfant les aide. Pensons y 

                                Avec la collaboration de Fabrice et Sophie