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Homélie du dimanche

 

 

 psimontrotabas  

 

 Homélies du Père. Simon Trotabas.

 Méditations sur l'Evangile du dimanche.

 

     Dimanche 15 Avril 2018, St Luc 24/35-48 « Vous serez mes témoins »

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Jésus dit aux apôtres et aux disciples « La paix soit avec vous ! » et le texte enchaîne :

Ils sont saisis de frayeur et de crainte

En effet, ils font l’expérience que Jésus est avec eux, après Sa mort. D’une certaine façon, Il est le même qu’avant (Il montre ses blessures, et Il mange) et pourtant, Il est différent. (On ne Le reconnaît pas ; Il est là, puis Il disparaît ; Il entre quand tout est fermé.)

Jésus est « comme avant » et « pas comme avant »

Nous aussi, comme les disciples, nous cherchons Dieu, et, Il n’est pas comme on pense.

Jésus est « comme avant » et « pas comme avant »

Je dois apprendre les manières de Dieu, et non pas imaginer Dieu à ma manière

Seigneur, je veux apprendre à reconnaître Ta Présence, dans le concret des jours

« Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, ils restaient saisis d’étonnement »

Dieu est Source d’étonnement. Il n’est pas là où je L’attends. Il est là où je ne L’attends pas. Il n’est pas comme je crois. Il est toujours dans le concret, tout proche, à portée de main.

Pour les disciples d’Emmaüs, Il est ce monsieur inconnu qui marche sur la route à côté d’eux… Il va devenir Jésus quand, après l’avoir invité à l’auberge, Il rompt le pain à table. Puis, Il disparaît, et la foi jaillit en eux ! Ils se disent, comment ça se fait, notre cœur n’était-il pas brûlant en nous quand Il nous parlait… alors, ils font demi-tour, reviennent à Jérusalem pour le dire aux onze apôtres ; Marie-Madeleine, elle ne pense qu’à une chose, elle a apporté les onguents pour l’ensevelissement, et, on L’a enlevé… elle pleure toutes les larmes de son corps… elle aperçoit un monsieur… elle pense que c’est le jardinier du cimetière… dites-moi où on L’a mis… quand elle se sent appelée par son prénom, d’une certaine façon, par ce monsieur… elle tombe à genoux et elle dit : « Maître ! » c’est Jésus ! Il lui dit, cours, va avertir Pierre et Jean ! Pour Jean, il entre dans le tombeau, il n’y a personne, il ne voit que les linges qui ont servi à l’ensevelissement, bien pliés chacun à sa place… alors c’est comme si ces linges lui disaient, tu vois bien que Jésus n’est plus là, Il n’a plus besoin de tout ça Il est vivant… Jean ressort, il n’a pas vu Jésus, il croît qu’Il est vivant !

J’ose dire, il en est de même aujourd’hui pour nous, pour vous, pour moi

Jésus ressuscité, je ne l’ai jamais vu. Pour montrer qu’Il est vivant, cela se passe autrement que par une apparition : Lorsqu’un jeune, un adulte, une personne âgée se sentent appelées jusqu’au Baptême, lorsqu’ils entrent tout entier dans la foi, je me dis : il y a Dieu derrière, et dedans. Quand j’apprends ce qu’a fait le Colonel Arnaud Beltrame, je n’ai pas besoin d’une apparition pour voir Jésus. Arnaud a fait exactement la même chose que Jésus ! Jésus l’a inspiré ! Plus terre à terre, dans la maison où je suis, quand je vois à table, quelqu’un se lever pour conduire une personne en fauteuil, ou simplement ramasser la fourchette d’un autre, tombée par terre… là aussi, je vois très bien Jésus faire cela ! Il s’est levé de table, Lui aussi, Il s’est mis par terre pour laver les pieds des apôtres. Il y a plein d’autres exemples : ce qui se passe dans une famille où un enfant ou deux, grandissent en demeurant des handicapés profonds… l’amour se vit de la part de ces enfants et de leurs parents bien différemment que ce que l’on avait prévu… Cet amour évoque pour moi Celui que Jésus nous porte aux uns et aux autres, nous, moi qui sommes loin d’être parfaits. Des personnes qui se mettent au service des réfugiés à Vintimille, c’est risqué. La Sainte famille réfugiée en Egypte, n’a-t-elle vécue, Elle aussi une situation semblable ?

                                                   Avec la collaboration de Fabrice

Alors Jésus leur ouvre l’esprit à l’intelligence des Ecritures : les souffrances du Messie,

     Sa résurrection d’entre les morts et la conversion proclamée à toutes les nations

           « Vous recevrez la force de l’Esprit Saint, et vous serez mes témoins »

      La conclusion de l’Evangile d’aujourd’hui s’adresse à chacun, à chacune, à moi !

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       Dimanche 8 Avril 2018,       Dimanche de la divine Miséricorde

                                         St Jean 20/19-23

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                   Jésus vient au milieu des disciples, le soir, les portes fermées…

Cela se passe à Jérusalem, le soir de Pâques. Peut-être dans la salle où l’Eucharistie fut instituée. Là, les disciples sont réunis. Jésus vient au milieu d’eux.

Nous aussi, sommes réunis le dimanche, le jour du Seigneur, ici dans cette Chapelle Matisse

Alors, le Seigneur est là.

Seigneur, je crois en Ta présence en chacun et en chacune.

Seigneur, je crois en Ta présence dans l’assemblée que nous formons

Les portes sont fermées parce qu’ils ont peur… portes ouvertes ou portes fermées, rien n’empêche la présence de Jésus. La résurrection du Christ est tout l’opposé d’une réanimation. La résurrection du Christ est l’opposé de la mort. La présence de Jésus est différente de celle d’avant. Elle n’est plus soumise aux limites de l’espace et du temps.

Jésus se tient debout, l’inverse du gisant, position de la mort.

Seigneur, écarte les peurs de toutes sortes qui m’habitent

 

Jésus leur dit : « Paix à vous ! » La paix, la Mienne, que Je vous donne Jean 14/27

Cela tombe bien, puisqu’ils ont peur. Et nous ? La paix, la paix entre les gens, la paix entre les pays, à vue humaine, cela parait impossible. Pourtant, si Dieu nous le dit, on peut faire la paix, à condition de nous y mettre. Le Colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame s’est opposé à Radouane Lakdim. Pour cela, il est entré courageusement dans le Super U de Trèbes, après avoir déposé son arme. Il a prit la place d’une femme otage. Il a donné sa vie pour elle. Nous avons été les témoins de cela au début de la Semaine Sainte. Durant chaque Messe, nous vivons le moment intense de la Communion. Communion à Jésus, et communion entre nous.

Seigneur, avec Toi, je veux faire la paix autour de moi.

Jésus leur montre Ses mains et la blessure du côté Ce que Jésus a fait pour nous, le don de Lui-même, de Sa Vie, cela ne s’effacera jamais, cela demeure. Cela sera toujours actuel.

Ce que nous avons fait pour les autres et avec les autres, cela demeure, et ne s’effacera jamais

Les disciples sont remplis de joie en voyant le Seigneur, Les disciples vivent une expérience intérieure très forte. Ils sont remplis de joie parce que la présence de Jésus se fait sentir en eux. Tout ce qui est tangible ne suffit pas à remplir la vie. La foi donne un sens

Seigneur, emplis moi, Seigneur ; Seigneur, emplis nous de la joie de croire !

Alors, Il leur dit de nouveau : « Paix à vous » ! Sans doute est-il nécessaire que Jésus nous   renouvelle le don de Sa paix. A nous de vouloir le recevoir et d’y croire

Seigneur, je veux faire la paix autour de moi

 

« De même que le Père M’a envoyé, Moi aussi, Je vous envoie. »

Les disciples ne restent pas entre eux. Ils se sentent appelés à aller vers les autres

Jésus souffle sur eux, « Recevez l’Esprit Saint » A la création de l’homme, il est écrit que l’Eternel insuffle une haleine de vie dans les narines d’Adam Genèse 2/7.

        Ici, c’est une nouvelle création en train de se produire dans les disciples

Seigneur, je veux recevoir Ton Souffle ; Seigneur, je veux recevoir Ton Esprit Saint

« Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis »

         Il n’y a pas de fatalité, rien n’est jamais perdu, tout peut être remis.

« Tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront retenus. »

Rien n’est jamais acquis, on peut même oublier Dieu, on peut même refuser Son pardon.

La vie dans l’Esprit Saint se déploie dans ma vie humaine qui reste fragile et faible !

                                             Avec la collaboration de Fabrice

                               Jésus, j’ai confiance en Toi ! Sainte Faustina        

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PÂQUES, Dimanche 1er Avril 2018, St Jean 20/1-9, le linge à sa place !

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Ce Dimanche matin, très tôt, avant l’aurore, trois personnes, Marie-Madeleine, Pierre, Jean.

Je vous demande de vous intéresser à chacune, de les regarder avec attention, de vous interroger par rapport à elles trois

Il fait encore sombre dans tous les sens du terme. Marie Madeleine se rend au tombeau pour accomplir les soins réservés à l’ensevelissement d’un défunt. Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et, elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a mis. » Pour le moment, Marie est obsédée par la recherche du corps de Jésus…

Pierre part avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils courent tous les deux ensemble. Si l’on en croit St Jean, le dimanche de Pâques, tout le monde se met à courir. Le verbe « courir » est même réservé, dans son Evangile, à ce jour-là, pour des allées et venues au sépulcre. Heureusement que des chrétiens de plusieurs confessions, se sont levés tôt ce matin, pour monter au Col de Vence et célébrer la résurrection du Christ au lever du soleil !

L’autre disciple court plus vite que Pierre. Il arrive le premier au tombeau. En se penchant, il voit que le linceul est resté là ; cependant, il n’entre pas

 

Simon-Pierre arrive à son tour. Il entre dans le tombeau. Il regarde le linceul resté là, et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais, roulé à part, à sa place

Il détaille ces objets, presque comme un inventaire. Il reste fixé sur ces images de la mort

C’est alors qu’entre l’autre disciple, lui qui est arrivé le premier. Il voit et il croit

La foi jaillit de la vision. Si on avait dérobé le corps, on aurait emporté le linceul, on aurait pas pris soin de rouler à part le linge qui avait recouvert la tête… ces objets, tout à coup, changent de sens… ils ne servent plus à rien… Ils deviennent des signes… Jésus n’en a plus besoin… la tombe n’est ni vide, ni pleine, elle est devenue langage… Jésus est vivant au-delà de la mort ! Qu’a-t-il donc vu pour croire soudain ? Il n’a pas vu Jésus, ni des éclairs, ni du tonnerre. Pas de grand spectacle, ou de démonstration de force. Rien de tout cela. Et, cependant, la foi l’habite ! Pour ce matin, le récit s’arrête là. Il nous laisse sur l’essentiel.

Je veux ajouter ceci : Marielle, l’épouse de Arnaud Beltrame, le gendarme qui a donné sa vie

« Nous formons un couple chrétien. Nous nous sommes longuement préparés au mariage religieux qui devait avoir lieu en Juin. Les obsèques de mon mari sont célébrées en pleine Semaine Sainte, après sa mort un Vendredi, à la veille des Rameaux. Tout ceci n’est pas anodin à mes yeux. C’est avec beaucoup d’espérance que j’attends de fêter la Résurrection de Pâques avec Lui »

Et vous ? et moi ? devant tout ça ? Où en suis-je ?

Pour les chrétiens de mon âge, la première étape de la foi a été simplement le milieu familial. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Pour d’autres, c’est comme « un coup de bambou » : ils reçoivent le Seigneur sans comprendre « Il est là, Il m’a remplit de Son Amour, sans plus » Cette première rencontre donne à la foi une tonalité qui ne la quittera plus jamais.

Ensuite, il y a d’autres étapes. Aujourd’hui, les jeunes sont rebutés, parce qu’ils ont des doutes vis-à-vis de toutes les institutions y compris l’Eglise. La foi nous conduit infailliblement vers les autres, mais pas au dessus d’eux, à côté d’eux. Comme Dieu fait avec nous.

Avec la collaboration de Fabrice, et de Fabrice Hadjadj « Résurrection, mode d’emploi »

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Dimanche des rameaux et de la Passion 2018   B   A l’extérieur

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Hosanna, Sauveur des hommes, Louange et Gloire à Toi

Hosanna, pour Ton Royaume, Louange et Gloire à Toi

 

Jésus, Fils de David, Joie dans nos maisons, Jésus Fils de David, Béni soit Ton Nom !

Jésus, le Roi de Paix, montre-nous Ta Voie

 

Jésus Christ, Sauveur du monde, Louange et Gloire à Toi

Par Ta croix, Tu nous fécondes, Louange et Gloire à Toi

 

Bienvenue à vous toutes et tous dans le jardin de la Chapelle !

Ce Dimanche commence par nous faire acclamer Jésus. Cela se passa ainsi le jour de Son entrée à Jérusalem quelques jours avant La Pâque Juive. L’occasion pour notre foi de se manifester ouvertement au grand jour. Laissons-nous entraîner par la liturgie chrétienne.  Marquons- nous maintenant d’un grand signe de croix.

 

                                                                                                                                     

Prière de Bénédiction

Père, daigne bénir + ces rameaux que nous portons pour fêter le Christ notre Roi.

Augmente la foi de ceux et celles qui espèrent en Toi. Père exauce la prière de ceux et celles qui Te supplient. Fais que nous portions des fruits qui Te rendent Gloire. Donne-nous de vivre comme Jésus en faisant le bien, Lui qui règne avec Toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles…

 

Le Seigneur soit avec vous ! Evangile de Jésus Christ selon St Marc 11/1-1O

 

Lorsqu’ils approchent de Jérusalem … Jésus envoie deux de ses disciples et Il leur dit : Allez au village qui est en face de vous. Vous trouverez un petit âne attaché…. Détachez-le et amenez-le. Ils partirent, trouvèrent un petit âne, attaché près d’une porte, dehors, dans la rue. Ils le détachèrent. Des gens leur demandaient : Qu’avez-vous à détacher cet ânon ? Ils répondirent ce que Jésus leur avait dit, et on les laissa faire. Ils amenèrent le petit âne à Jésus, le couvrirent de leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus. Alors beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin, d’autres, des feuillages coupés dans les champs.

Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient :

Hosanna ! Béni Celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le Règne qui vient, Celui de David notre Père. Hosanna au plus haut des cieux !

Avec eux, nous chantons :

Hosanna, Sauveur des hommes, Louange et Gloire à Toi

Hosanna, pour Ton Royaume, Louange et Gloire à Toi

 

Avec nos rameaux entrons dans la chapelle, à la rencontre du Christ Jésus, en chantant

Nous venons d’entendre et de recueillir le récit de la passion du Christ selon St Marc.

Les informations récentes sont tombées sur nous comme une bombe.

Vendredi matin, Radouane Lakdim 25 ans, Français, d’origine marocaine, tue trois personnes et en blesse 16 autres dans un magasin à Trèbes non loin de Carcassonne, en criant Allah Akbar.

Alors qu’une cinquantaine de personnes se trouvent encore dans le magasin, Arnaud Beltrame, 45 ans, Lieutenant-Colonel de gendarmerie, se propose comme otage en échange de la libération des autres. Je suppose qu’il dépose son arme. Entré dans le magasin, il laisse son téléphone ouvert sur une table. Il permet ainsi à ses collègues de savoir ce qui se passe à l’intérieur. Vers 14h.20 Lakdim ouvre le feu sur le gendarme à deux reprises. Il le blesse mortellement. Le GIGN intervient et tue Lakdim.

Arnaud Beltrame, véritable icône du Christ, sous les yeux du monde, aujourd’hui même.

Et, en plus, au moment où nous entrons dans la Semaine Sainte. A la fois l’horreur, dont l’homme est capable, et, en même temps, la grandeur de l’homme, capable de donner sa vie pour sauver les autres.

Les deux extrêmes, l’un en face de l’autre, au même moment, décidant de leur vie à l’extrême

opposé. Être arrivés l’un et l’autre à ce point de non retour ne se fait pas en un jour. J’ai besoin de creuser longuement cette double détermination, résultat d’un long cheminement intérieur.

Qu’est ce que j’en retiens ? Plutôt que me désespérer, me sentir fortement appelé à me donner résolument aux autres, et donc à Dieu. Là, seulement, réside le sens de la vie. Aujourd’hui, je découvre mieux Jésus Christ, Dieu dans une vie d’être humain. Je comprends Sa Vie. Je donne un sens à Sa Mort. Je crois à Sa Résurrection.

 

« Le Christ Jésus, de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui L’égalait à Dieu.

Mais, Il s’anéantit Lui-Même, prenant la condition d’esclave. Il s’humilia plus encore, obéissant jusqu’à la mort sur la croix. C’est pourquoi Dieu L’a exalté et lui a donné le nom qui est au dessus de tout nom : Jésus Christ est Seigneur » St Paul aux Philippiens 2/6-11

Prions les uns pour les autres, tous appelés à devenir fils de Dieu, dans et par L’Esprit

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Dimanche 18 Mars 2018         St Jean 12/ 23-33           «  Son Heure »

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               Ce schéma m’aide à trouver le sens des Paroles de Jésus dans ce texte.

Au centre, une ligne verticale en pointillé, de haut en bas,  ‘le maintenant de l’Heure’ versets 23 et 27

En haut, à gauche, le départ d’une ligne continue qui descend, versets 24, 25, 26, s’incline jusqu’en bas de la ligne en pointillé, verset 27. Là, cette ligne continue, se redresse et se relève, versets 28, 31, 32, sur la droite, face à la ligne de gauche. Si bien que de part et d’autre de la ligne centrale en pointillé se retrouvent face à face les versets 24 et 32, 25 et 31, 26 et 28.

Par leur agencement entre elles, ces Paroles symbolisent le passage de Pâques du Christ, et le nôtre aussi !

 

                                         Au centre, une ligne verticale de haut en bas

12/23 « Elle est venue l’heure où le Fils de l’homme va être glorifié » L’heure de Jésus

12/27 « Maintenant, mon âme est troublée. Que dire ? Père sauve-Moi de cette heure. Mais, c’est pour cela que Je Suis arrivé à cette heure »

                                                   Face à face les versets 24 et 32

12/24 « Si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt, il reste seul.

S’il meurt, il porte beaucoup de fruit » Jésus proclame la fécondité de Son sacrifice

12/32 « Et Moi, élevé de terre » élevé dit la verticalité de la croix, et, en même temps, celle del’Exaltation. La croix est le lieu où commence la remontée du Fils vers le Père.« J’attirerai tous les hommes à Moi » Jésus apparaîtra aux yeux de tous comme le Sauveur du monde

 

                                                   Face à face les versets 25 et 31

12/25 « Celui qui s’attache à sa propre vie la perd » La loi de mort et de vie vaut pour lesdisciples comme pour le Maître : Qui sacrifie tout, sauve tout

« Celui qui ne s’attache pas à sa propre vie en ce monde, la conservera pour la vie éternelle »

12/31 « C’est maintenant le jugement de ce monde » Le jugement de ceux et celles qui seferment à la Lumière apportée par Jésus«  C’est maintenant que le prince de ce monde va être jeté bas » La mort de Jésus rejette définitivement satan loin du ciel

 

                                                   Face à face les versets 26 et 28

12/26 « Si quelqu’un vient à Me servir, qu’il Me suive. Où Moi, Je Suis, Là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, Mon Père l’honorera                      

12/28 « Père, glorifie Ton Nom ! » Que Ton Nom soit sanctifié !   Que Dieu Lui-même se fasseconnaître au monde. Une voix vint alors du ciel : «  Je l’ai glorifié » par les actions que Jésus a accomplies au Nom de Son Père « et Je le Glorifierai encore » la glorification de Jésus et l’Envoi du Saint Esprit dans ses disciples achèvera l’œuvre du Christ

 

                 12/33 « Il signifiait par là de quelle mort Il allait mourir »

                            Pour voir Jésus, il faut regarder vers le Crucifié-Glorifié  

                                            Avec la collaboration de Fabrice

 

 

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             Dimanche 11 Mars 2018         La Lumière et les ténèbres

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Dans l’Evangile de ce jour, Jean 3/ 14-21, l’Apôtre St Jean s’adresse directement à nous, dans une catéchèse qui va à l’essentiel

 

St Jean 3, verset 16 Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils, l’Unique…

Faisons silence. Le souvenir du sacrifice d’Isaac semble avoir inspiré cette parole. Dieu donne. Dieu se donne Lui-même en Jésus. Peut-on donner plus que soi-même ? Dieu a fait cela ! C’est inimaginable. C’est l’incarnation. Là est le point de départ de tout. Il faut toujours repartir de cette vérité fondamentale.

« Qui donc est Dieu, pour nous aimer ainsi, fils de la terre ? »

« Qui donc est Dieu, s’Il vient à nos côtés prendre nos routes ? »

« Qui donc est Dieu, que nul ne peut aimer s’il n’aime l’homme ? »

         Comment se fait-il que nous doutions de la bienveillance de Dieu ?

Nous avons de Dieu une image souvent faussée. La racine fondamentale du mal est de douter de la bonté de Dieu. La révélation nous dit que Dieu nous aime, qui que nous soyons. Cet Amour de Dieu ne vient pas de moi, Il m’est donné.

« Il a plu à Dieu, dans Sa bonté, de Se révéler Lui-même… par le Christ, Verbe fait chair,

les êtres humains… deviennent participants de la nature divine…

Dieu invisible, s’adresse aux humains… et les invite à entrer en communion avec Lui… » Vatican II, Constitution sur la Révélation divine, n° 2.

Nous devrions savoir cela par cœur

La bonté de Dieu se traduit à travers tout ce qu’Il fait pour nous : la création, l’Alliance, le salut proposé à tous, l’Eglise qu’Il rassemble et envoie, à travers 1000 petits gestes quotidiens et aussi des épreuves et des dons de soi. En un mot, cultiver la bonté en soi et autour de soi.

Dans votre prière du soir, appliquons-nous à dire sept petits mercis. On peut y arriver.

St Jean 3, verset 17 Car Dieu n’a pas envoyé Son Fils dans le monde pour condamner le monde, mais pour que le monde soit sauvé par Lui

A l’idée du Messie justicier, Jésus substitue l’idée du Messie sauveur. Le don de la vie pour le monde entier est plus fort, plus déterminant que la menace du jugement-condamnation

Verset 18 Qui croit en Lui n’est pas condamné… le verbe est au présent dans ce passage, celui qui croit en Jésus échappe au jugement. Je décide que mon monde vient de Dieu et que l’homme peut le bien. Je décide que le mal présent n’a pas tous les pouvoirs. Je le « décide » car Dieu me laisse libre de Le croire ou de ne pas Le croire

Qui ne croit pas est déjà condamné parce qu’il n’a pas cru au Fils Unique de Dieu

Verset 19 Le jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, c’est l’incarnation

Et les hommes ont préféré l’obscurité à la lumière le jugement se fait dans l’intime des cœurs

Il n’y a pas la fatalité du mal. Le dernier mot de Dieu est de contester les ténèbres par l’envoi de la lumière, le mensonge par la force de la vérité, le malheur de l’esclavage par le don de la liberté, la mort par la promesse de la vie.

La foi est un savoir pratique qui rend capable de s’orienter dans la vie. Ce savoir n’est jamais acquis définitivement. Aimé, le croyant est appelé à aimer.

                           Avec la collaboration de Sophie et de Fabio

 

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Dimanche 4 Mars 2018     Temple détruit, Temple nouveau relevé

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St Jean 2/ 13-25   La Pâque des Juifs est proche. Jésus entre dans le Temple de Jérusalem

Le Temple est une bâtisse imposante. Il comporte une enceinte, comme une place publique, libre d’accès à tout le monde et le sanctuaire proprement dit, inaccessible aux non-Juifs.

Dans l’enceinte du temple, appelée le parvis des païens, se tient un immense commerce. La présence des marchands de colombes, de brebis et de bœufs s’explique, aisément, car les pèlerins ne peuvent amener avec eux les animaux nécessaires au sacrifice. De même les changeurs, car les achats ne peuvent se faire qu’avec la monnaie du Temple.

 

Jésus fait un fouet avec des cordes. Il les chasse tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs. Il jette par terre la monnaie des changeurs, renverse leurs comptoirs. Il dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici »

Pas vraiment habituelle cette scène d’Evangile ! Pas vraiment courant de découvrir Jésus se manifester de cette manière ! Il faut prendre la mesure de ce que Jésus vient de faire.

Le Temple est sacré. Il est le cœur de la vie d’Israël, Il est la maison de Dieu. C’est exorbitant ce qui vient de se passer. Jésus sait très bien que Son geste est lourd de menaces pour Lui. En agissant ainsi, Jésus engage une épreuve de force avec les Autorités d’Israël.

                                         Que Jésus veut-Il nous dire ?

           «  Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de commerce ! »

Jésus s’oppose frontalement à cette manière de pratiquer la religion. Religion a la même racine latine que relation. La religion c’est la relation. La religion c’est d’entrer en relation avec Dieu. La relation à Dieu se vit à travers la relation aux autres. Dieu donne. Plus encore Dieu Se donne. La vraie relation à Dieu, c’est de se donner soi-même.

Jésus s’oppose à ce que nous fassions de la religion une sorte de marchandage.

Je te fais une belle offrande (d’animaux) pour que toi tu fasses ce que je te demande. Quand je réfléchis, je peux reconnaître que même aujourd’hui, la relation de marchandage existe. Par exemple : je viens me confesser, donc je suis pardonné, et je continue comme avant. Et, avec les autres, je veux bien pardonner si ils font un pas vers moi.

Je pose des conditions à Dieu et aux autres. Ce n’est pas relation vraie avec Dieu et avec les autres.

On réplique à Jésus : Quel signe (quel miracle) nous montres-Tu puisque Tu fais cela ? Jésus répond : « Détruisez ce sanctuaire et, en trois jours je le relèverai »

Cette réponse énigmatique de Jésus déclenche un malentendu

Ce sanctuaire a été édifié en quarante-six ans, et Toi, Tu le relèverais en trois jours !

Mais Jésus parlait du sanctuaire de son corps, du Temple de Son corps

                        Jésus est le véritable Temple de Dieu

En expulsant les animaux du Temple, Jésus se met à la place des animaux ! Il révèle et annonce que la véritable offrande, c’est l’offrande de Lui-même, le don de Lui-même.

Jésus m’apprend que pour faire avancer les choses, il faut se donner soi-même

 

 

1Corinthiens 1/25       Ce qui semble folie de Dieu, ce qui semble faiblesse de Dieu

Quand Dieu Se fait un simple homme, quelle faiblesse ! Quand Il donne Sa Vie, quelle folie ! 

               Est plus sage que les hommes, Est plus fort que les hommes.

Il n’y a rien de plus sage et de plus puissant pour relever et renouveler chaque être humain

                                                         Que le don de soi

                                           Avec la collaboration de Fabrice

 

 

 

     Dimanche 25 Février 2018,   épreuves…    vies transfigurées…     

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              Genèse 22/ 1-19  Dieu dit : Abraham !  Il répond : me voici !

            Quoi de plus simple, apparemment ! Quoi de plus engageant en vérité !

« Prends ton fils, ton fils unique, celui que tu aimes, Isaac »

          Isaac signifie « le sourire de Dieu »  quel étrange sourire de Dieu !

« Va au pays de Moriah, et là, tu l’offriras en sacrifice sur la montagne »

Les routes d’Abraham n’ont jamais été faciles. Le voici, maintenant, au sommet de l’épreuve

Le texte n’entre pas dans les sentiments d’Abraham. Par contre, nous savons qu’il se met en route avec Isaac, son fils unique, et, il va faire ce qu’il pense être la volonté de Dieu

C’est alors que, du ciel, la voix de l’Ange du Seigneur  se fait entendre une première fois :

                         Abraham ! Abraham !   Il répond : Me voici !

« N’étends pas la main contre l’enfant ! Ne lui fais aucun mal ! Je sais maintenant que tu crains Dieu : Tu ne M’as pas refusé ton fils, ton unique »

« La crainte de Dieu » C’est le contraire de la peur. C’est un sentiment de révérence si fort, qu’il se tourne en confiance absolue en Dieu.

L’Ange du Seigneur appelle Abraham une seconde fois :

« Je rendrai ta postérité aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que le sable au bord de la mer. Par ta postérité seront bénies toutes les nations de la terre parce que tu as prêté l’oreille à Ma voix »

Ainsi l’obéissance d’Abraham et de son fils unique auront une répercussion sur toute leur descendance… Nous faisons partie de la descendance d’Abraham

                                     Changement de registre

Regardons maintenant un nouveau visage, Celui de Jésus Christ,  Fils Unique du Père

comme Isaac a été  fils unique d’Abraham.

« Tu ne voulais ni offrande, ni sacrifice. Tu as ouvert mes oreilles. Tu ne demandais ni holocauste, ni victime ». Alors j’ai dit Voici, Je viens » !

Jésus s’implique Lui-même. Il va jusqu’au bout. Jésus se donne. Jésus donne Sa Vie.

Et là, Jésus, le Fils Unique, Il se heurte à l’incompréhension de ses disciples et en particulier à celle de Pierre. Cette figure du Messie de Dieu ne correspond pas à l’idée qu’ils se font.

 

                              St Marc 9/ 2-10 La transfiguration

Jésus prend avec Lui Pierre, Jacques et Jean. Il les emmène à l’écart sur une haute montagne. Il est transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants.

Elie leur apparut avec Moïse, tous deux s’entretenaient avec Jésus

Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre

                          « Celui-ci est mon Fils bien aimé : écoutez-Le ! »

                    ils redescendent de la montagne. N’en parlez à personne

Quand on a vécu un moment intense de lumière, on en sort transformé. C’est très difficile à dire. Il faut attendre longtemps avant d’en parler.

C’est quoi la transfiguration ? Ce peut être un bon regard, un sourire, un coup de main, une attention qui changent la couleur de la vie. Je connais des personnes engagées les unes aux côtés des réfugiés, d’autres, une après-midi par semaine auprès des malades pour libérer les familles qui s’en occupent tout le  reste du temps. Elles ne sont plus les mêmes. Elles ne se reconnaissent plus elles-mêmes. Avant, certaines étaient sans énergie, toujours fatiguées. Maintenant, elles découvrent avec ces personnes une force et une espérance qui leur sont données. Une énergie qui les étonnent elles-mêmes. Leur regard sur les autres a changé !            

                                     Avec la collaboration de Fabrice

   « Tu as prêté l’oreille à Ma voix » Qu’entendent ceux et celles qui ont des oreilles.

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Dimanche 18 Février 2018,    L’exode… le passage…    St Marc 1/ 12 à 15

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Jésus vient d’être baptisé par Jean-Baptiste … Aussitôt, l’Esprit le pousse au désert …

Le désert, l’exode, un des mots-clés de la Bible … la traversée du désert c’est presque l’histoire d’Israël résumée en un seul mot … Moïse, le peuple avec lui, quitte l’Egypte, erre dans le désert pendant quarante ans, soit le temps d’une génération entière.…

Là, dans le désert le peuple reçoit la Loi. Il reçoit la manne qui le fait vivre. Le bâton de Moïse fait jaillir l’eau d’un rocher. Mais, ces quarante ans sont remplis d’épreuves… Souvent Israël se retourne vers le passé, regrette le temps d’avant, le temps d’Egypte où tous étaient nés, qui était leur vraie patrie. De la terre promise, ils n’avaient guère idée.

Jésus est poussé par l’Esprit au désert  En ce premier Dimanche de carême, je découvre que Jésus lui-même entre, Lui aussi, en carême, Jésus entre dans Sa traversée du désert

Jésus y reste quarante jours … quarante ans, quarante jours, le même chiffre quarante

Tenté par Satan … oui, la tentation existe, même pour Jésus. La tentation fait partie de notre condition humaine qui doit prendre en main sa destinée, son achèvement. Devant la tentation, pas de tergiversations, une seule issue : pour en sortir, ne pas la laisser entrer ! C’est ce que nous demandons dans le Notre Père : « Ne nous laisse pas entrer en tentation ».

Il vit parmi les bêtes sauvages, les peurs, les désirs de puissance, de réussites, les blessures, les échecs, tout ce qui risque de nous bloquer irrémé diablement

Les Anges Le servaient, les bons côtés, les bonnes inspirations, les gestes de générosité, de dévouement, le Souffle de l’Esprit

Après l’arrestation de Jean-Baptiste, malgré les dangers, Jésus part pour la Galilée proclamer l’Evangile de Dieu  

Fortifié par l’Esprit dans cette traversée du désert, Jésus en sort confiant. Jésus en sort totalement relié à la Parole de Dieu Son Père. Jésus en sort décidé à Se donner entièrement.

      En quoi cela peut-il nous toucher, nous, chrétiens du vingt et unième siècle ?

D’abord, il y a les exilés, les réfugiés. Ils vivent tragiquement cette traversée. Ils existent peut-être tout près de nous. Nous en connaissons quelques uns ou nous préférons ne pas les voir

Ensuite, il y a nous-mêmes : tous et toutes nous vivons notre exode intérieur, nos passages à vide. Le mot PASSAGE, voilà un autre mot clé de la foi.

Nous sommes, à un moment ou à un autre, d’une certaine façon, comme Israël au désert.

Exode d’un monde d’avant que nous pouvons regretter ; passages douloureux d’un amour qui se détruit ; passage difficile d’amitiés que nous avons perdues ; vivre un veuvage où celui qui reste est comme un exilé ; affronter la solitude ;  la maladie ; la vieillesse ; les échecs …

Nous avançons dans notre vie comme nous pouvons. Quelquefois, tout droit et d’un pas assuré. Quelquefois cahin-caha et sans clairement voir le but. Quant au but, ce royaume d’amour qui est notre patrie promise, il semble lointain.

Toutes ces étapes de la vie sont des PASSAGES à franchir, à traverser. N’oublions pas, nous chrétiens, que justement le mot PAQUES signifie PASSAGE

Le Carême n’est pas un temps exceptionnel. Il est plutôt un rappel de ce dont est faite notre vie entière. Une longue marche vers notre terre promise. Chrétiens, nous sommes un peuple et nous marchons ensemble.

Quarante jours nous sont donnés ! pour entrer dans une démarche de transformation… pour nous tourner davantage… vers Dieu, vers les autres, vers nous-mêmes. Le combat spirituel sera sans doute au rendez-vous. Quarante jours nous sont donnés !  Le Seigneur nous y devance, Il nous entraîne vers Sa Pâques. Laissons-nous pousser par l’Esprit.

                                    Quarante jours nous sont donnés !

                                      Avec la collaboration de Fabrice

Dimanche 11 Février 2018, Journée mondiale des malades, St Marc 1/ 40-45

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11 Février, Journée mondiale des malades. Il y a 25 ans, St Jean-Paul II créait cette belle initiative en ce jour de la fête de Notre Dame de Lourdes. 2018 est le 160ème anniversaire de la première apparition à Sainte Bernadette.

Dans le bulletin  « le Jour du Seigneur » de janvier 2018, voici des  extraits de l’interview du Père Denis Ledogar, infirmier, devenu prêtre et aumônier à l’hôpital de Strasbourg

 

           Comprenez-vous que l’être souffrant puisse rejeter Dieu ?

Bien sûr ! Quand une maman perd un enfant, la première réaction est la révolte. Une personne assaillie par la souffrance physique, morale ou spirituelle a besoin de l’exprimer. Il faut laisser sortir les mots. Dire, c’est se libérer. Un patient qui a mal, ne peut entendre les discours pieux. Il a besoin de silence et d’écoute. A travers le silence, et l’écoute, je peux le rejoindre. Selon la proximité que je partage avec lui, je peux poser discrètement ma main sur son épaule. Sentir cette humanité à côté de lui, cela lui fait du bien. Le geste précède la parole

C’est exactement ce que fait Jésus dans l’Evangile d’aujourd’hui. Contrairement à ce qui est permis, Jésus se tient à côté du lépreux :

Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha, et lui dit : « Je le veux, sois purifié »

 

        Quelle place peut occuper Dieu dans le cœur de l’être en souffrance ?

Paul Claudel a écrit : «  Dieu n’est pas venu supprimer la souffrance, Il n’est même pas venu pour l’expliquer. Il est venu pour la remplir de Sa Présence » Jésus ne se présente pas comme un champion de la souffrance. Jésus prend le visage de toute souffrance. Offrir sa souffrance à Dieu peut signifier que malgré le mal et ce qui me déshumanise, je veux continuer mon chemin avec le Seigneur et poser mes mains dans les Siennes. Dans ce sens la souffrance peut faire grandir l’être humain. Mais cela ne me permet pas de demander à tous les malades d’offrir leur malheur à Dieu. Seulement après un apprivoisement mutuel et un cheminement spirituel, je peux inviter quelqu’un à relier sa souffrance avec Jésus. Il faut rester humble.

            Comment aidez-vous les familles et les proches des souffrants ?

Les croyants peuvent fonder leur espérance sur le Christ. Pour eux, la vie n’est pas absurde. Mais cela ne va pas de soi. J’accompagne des personnes qui n’ont pas la foi, pour qui il n’y a rien après. Sans essayer de les récupérer, je leur manifeste ma présence comme un frère en humanité. Parmi eux, certains sont partis en toute sérénité, avec le sentiment d’avoir vécu de belles valeurs humanistes. Je rencontre une génération d’adultes qui perdent leurs parents, et qui sont démunis devant la mort. On m’interroge : « Est-ce que mon père m’entend ? » Je les rassure : «  Tu peux lui dire que tu l’aimes, avec des mots à toi. » Même face à une personne inconsciente, la parole et la douceur d’un proche créent des ondes de bien-être. Il n’est jamais trop tard pour glisser à l’oreille de quelqu’un : « Je t’aime. »

         Comment aumônier supportez-vous de croiser tant de souffrances ?

Après des rencontres intenses, j’éprouve le besoin de me rendre à la chapelle de l’hôpital. Dans le silence, je me retrouve face à moi-même dans une intimité avec Dieu. Un véritable dialogue s’instaure alors entre deux amis qui ont besoin de faire le point. J’ai quelquefois envie de dire : «  La charge devient trop lourde, je la dépose près de Toi. » J’entends alors les paroles de Jésus : « Venez à Moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et Moi, Je vous procurerez le repos. » Cela m’apporte de la sérénité. A côté de la prière, j’aime m’évader

de l’hôpital et rejoindre les grands espaces. Mes frères en communauté, les amis sont importants. Le Seigneur reprend le dessus. Il semble me dire : «  Denis, je n’ai pas de main, de bras, de sourire, mais Je t’ai donné le sourire, la gentillesse, la tendresse… tu es Ma voix, Ma douceur auprès des malades. » Oui, le Seigneur ne fait rien sans l’être humain.

 

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Dimanche 4 Février 2018   Après la synagogue  … St Marc 1/ 29-39

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                     -  Jésus dans la maison de Simon et André

                  On Lui parle de la belle-mère de Simon qui a de la fièvre

Jésus s’approche d’elle, la saisit par la main, et la fait se lever. La fièvre la quitte.

Et, elle les sert

Le récit est bref, focalisé sur les gestes de Jésus et ceux de la femme. Jésus fait de cette femme le modèle de tout disciple : quelqu’un qui s’engage dans le service des autres et du Seigneur. En 1990, on a édifié une chapelle sur l’emplacement probable de cette maison.

-          Jésus sur la place publique de la ville

Le soir venu, la ville entière se presse sur la place. Jésus guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et Il expulse beaucoup de démons. Il les empêche de parler…

La venue de Jésus déclenche l’opposition des démons. Quand ils révèlent l’identité de Jésus, c’est pour que Sa mission échoue. Il y avait beaucoup de gens qui se présentaient comme « christs ». Il y avait beaucoup de manières de comprendre le titre de « fils de dieu » C’est peu à peu que les disciples et les chrétiens ont accédé à la foi véritable en  Jésus. Comme nous.

 

                                       -  Jésus dans un lieu désert

Le lendemain, Jésus se lève bien avant l’aube. Il se rend dans un endroit désert, et là, il prie

C’est le désert, la solitude, la prière qui relance la mission.

-          Jésus annonce : « partons ailleurs » 

Quand Simon et les autres Le trouvent, Il répond : allons ailleurs … Et Il parcourt toute la Galilée proclamant l’Evangile, et expulsant les démons

Le champ d’action de Jésus s’élargit de plus en plus. La Galilée, c’est la Galilée des nations.

      Dès son premier chapitre, St Marc dresse l’image d’une journée-type de Jésus

                                  Que retenir de tout cela ?

Jésus-Dieu se rend proche des gens en s’ouvrant aux exigences du moment…  et moi…

Jésus-Dieu enlève le mal dans les gens…   j’ai besoin moi aussi de me transformer …

Jésus-Dieu en pleine activité, Il prend le temps de prier… la même question m’est posée …

Jésus-Dieu annonce la Bonne Nouvelle de Dieu… est-ce que je m’implique dans mes paroles

Jésus-Dieu regarde en avant … mon passé risque de bloquer la marche en avant …

                                             En collaboration avec Fabrice

                    Le 2 Février est la fête de la présentation de Jésus au Temple.

C’est aussi la journée des personnes consacrées à Dieu. Ici, les religieuses dominicaines du très saint rosaire, ont fait le don de leurs vies. Pour le service réciproque, le service des autres, le service de Dieu. Tout cela dans la prière quotidienne en communauté.

Merci de l’Espace Musée qui prolonge, et manifeste  parmi nous, le témoignage de Matisse

Merci Dieu. Il travaille le monde comme la sève qui prépare en ce moment le printemps dans la nature

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           Dimanche 28 Janvier 2018, Jésus dans la synagogue

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                  St Marc 1/ 21-28 : Capharnaüm, la ville au bord du lac

   Dans la synagogue, Il y a un homme tourmenté par un esprit impur (mauvais)

En langage biblique, l’impureté, c’est le mélange. Un esprit impur, un esprit qui mélange le

vrai et le faux, qui mélange le bien et le mal, un esprit qui met le mal à la place du bien.

Un homme tourmenté, un homme en pleine confusion intérieure. Il est divisé en lui-même, sans repères, sans unité intérieure, sans rectitude de vie.

En Dieu, il n’y a ni mélange, ni compromission. Dieu est saint, c’est-à-dire Dieu est unifié. Avec nous, Dieu unifie nos vies, nos existences.

                                               Que dit l’Eglise sur le mal ?

Les démons sont des anges. Ils ont été créés bons, intelligents, volontaires, libres.

Dans ce passage d’Evangile, eux, ils savent très bien, qui est Jésus, mieux que les gens :

Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu.

Ces anges refusent la prééminence de Dieu. Ils s’opposent à Jésus, à Son Règne d’amour. Ils combattent radicalement la Sainteté de Dieu. Ils sont devenus mauvais irrévocablement.

Les démons ne sont pas dieu. Il n’y a pas un Dieu de Bonté et un dieu du mal qui s’opposent.

Les démons sont des créatures. Ils cherchent à tenter pour entraîner à leur suite l’être humain. L’Eglise pense que nous sommes faibles devant les tentations

Quand nous prions Le Notre Père, nous demandons : ne nous laisse pas entrer en tentation. Entrer en tentation, c’est écouter, se laisser séduire, finalement, ouvrir sa porte, et laisser entrer ceux qui ne peuvent pas entrer en nous, sans notre accord.

Laissons de côté les représentations fantastiques des démons. Quand j’ai peur des démons cela vient de ce que je leur attribue plus de place, plus de pouvoir, qu’ils n’en ont en vérité

Tous les recours à des pratiques d’occultisme, de spiritisme, de rites superstitieux, de phénomènes paranormaux, sont très dangereux. Ils créent en nous cet espace de mélange intérieur où l’obscurité prend la place de la lumière. Nous ne savons plus où nous en sommes.

 

Ne nous laisse pas entrer en tentation

La réponse de Jésus nous sert de modèle. Elle est nette, directe, immédiate, sans appel :

« Tais-toi ! » (silence)

Nous ne sommes pas Jésus, mais nous sommes tous capables de dire : Tais-toi !

Dans le Notre Père, nous ajoutons : mais délivre-nous du mal

Jésus ordonne : « Sors de cet homme »

Quand l’Eglise exerce le pouvoir du Christ dans l’exorcisme, un grand pas en avant est posé. Pour autant, je ne dois pas laisser de côté l’adage « aide-toi, le ciel t’aidera »

Le mal en moi, j’ai à le sortir, moi aussi. Ce que j’ai à changer dans ma vie, quand je le décide réellement, Dieu le change avec moi « Je Suis avec vous tous les jours » dit Jésus

                               Quels sont les fondamentaux de la foi ?

Non, je ne suis pas démuni, sans défense, voué à un destin devant lequel je ne peux rien. C’est faux. Nous autres, êtres humains, nous ne sommes jamais voués à la perdition. Il y a plein d’exemples, même autour de nous, de gens qui sont revenus à Dieu.

Il y a aussi les anges qui nous accompagnent. Nous les appelons les anges gardiens. Nous n’y pensons peut-être pas souvent

Nous avons l’intercession puissante de Marie, des saints, des saintes

Nous avons Jésus dont le nom signifie «  Sauveur ».

Nous avons la prière, nous avons l’Eucharistie, nous avons le sacrement de la réconciliation. Nous avons la présence du Dieu d’amour, plus proche de nous que nous-mêmes

     St Marc, dès le premier chapitre, nous montre que l’Evangile est en marche !

 

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Dimanche 21 Janvier 2018, la Bonne Nouvelle de Dieu 

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Nous sommes dans la semaine de prière pour l’unité entre les chrétiens, orthodoxes, réformés, catholiques. La Parole retenue est la suivante : « Le Seigneur est ma force et ma louange. Il est mon libérateur » Le Pape François nous dit : « sans dialogue, rien n’est possible. Le dialogue, c’est comme un grand pont, même si l’on doit se dire des choses désagréables en face » Ce n’est pas facile, cependant, il y a eu bien des  réconciliations 

St Marc 1/ 14-21  Nous lisons cette année l’Evangile de St Marc. Voici les deux premières phases :

Après l’arrestation de Jean le Baptiste, Jésus part pour la Galilée…

La Galilée, région frontière où cohabitent Juifs et païens. Galilée, terre de contrastes, terre de l’accueil et du refus. La Galilée, on pourrait dire, sans se tromper, la France, les pays d’Europe, les pays du monde, lieux où coexistent plusieurs croyances différentes, plusieurs incroyances et indifférences et oppositions à l’idée même de Dieu. Il est même indiqué :

Après l’arrestation de Jean le Baptiste pour bien nous faire comprendre que la Galilée, ce n’est pas le terrain idéal. Or, c’est là justement, que Jésus choisit son lieu de vie. Et, à la fin de l’Evangile de Marc, c’est en Galilée, que Pierre et les disciples rencontreront Jésus Ressuscité. D’une certaine façon, chaque fois qu’il est question de la Galilée, c’est chez nous !

Jésus proclame l’Evangile de Dieu !

Le mot « Evangile » vient du grec et signifie « bonne ou heureuse nouvelle » et en hébreu l‘annonce d’une victoire ou d’un danger écarté. Nous, chrétiens quand nous disons Evangile, nous pensons aux quatre livres d’Evangile. Avant d’être un livre, L’Evangile c’est :

L’Evangile de Dieu, la Bonne Nouvelle de Dieu, comme dit magnifiquement St Marc

La Bonne Nouvelle, c’est que Dieu en personne est venu chez nous. La Bonne Nouvelle, c’est que Dieu veut notre bien. La Bonne Nouvelle, c’est que Dieu n’exclut personne. Jésus dit et fait tout cela.

« Les temps sont accomplis »

Nous vivons LE moment de l’histoire où Dieu en personne est entré dans le temps et dans l’espace du monde. En quelque sorte, Dieu sort de Lui-même, descend de Lui-même. Dieu Se donne à plein. Et nous, nous avons à croire cela, à en vivre. En quelque sorte, l’histoire du monde se partage en deux périodes : avant la venue de Jésus sur terre… et à partir de la venue de Jésus sur la terre. C’est « maintenant » que Dieu vient à notre rencontre.

« Le règne de Dieu est tout proche »

Nous avons du mal à croire que Dieu est « tout proche ». Nous avons du mal à croire que Dieu habite notre quotidien banal. Nous Le sentons plutôt, tout en haut, inaccessible, presque étranger à nos problèmes concrets. Ce n’est pas de cette manière-là dont Jésus se présente aux personnes qu’Il rencontre. Aujourd’hui, est-ce que je crois vraiment que le règne de Dieu est tout proche ? Est-ce que je crois que le règne de Dieu est dans le moment présent ?

« Convertissez-vous et croyez à l’Evangile »

Croire que le règne de Dieu est tout proche suppose une conversion… c’est-à-dire un retournement, un changement de point de vue. Nous avons chacun, chacune une réponse adaptée à l’appel personnel que Dieu nous fait. Dieu s’est bougé pour nous. Nous, il faut nous bouger pour Dieu             

                                      Avec la collaboration de Patrice

                                 Dimanche 14 Janvier 2018

                        Ce Dimanche nous propose pleins d’appels de partout :

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1° C’est la journée mondiale des migrants et des réfugiés.

Si cela ne nous intéresse pas, il faudrait opérer une conversion dans nos têtes. Oui, on peut toujours faire quelque chose grâce aux associations. Nous savons bien qu’il s’agit d’hommes, de femmes, d’enfants en situation de détresse. Martine Landry, 73 ans, je souligne son âge. Elle pourrait penser que c’est le moment de lever le pied. Non. Elle a une responsabilité dans Amnesty International. Elle a été convoquée au tribunal de Nice, mardi dernier pour « aide à l’entrée » de deux migrants mineurs à la frontière franco-italienne. Ce qu’on appelle un « délit de solidarité ». Le tribunal a du mal à trancher. L’affaire est renvoyée au 14 Février prochain.

2° La première lecture, 1er livre de Samuel 3/ 3-10. 19.

Samuel, cet enfant que sa mère stérile avait promis de donner à Dieu si il venait à naître. Samuel dort dans le temple. Dieu l’appelle, il ne sait pas que c’est Dieu. La troisième fois, le prêtre Eli lui dit, si on t’appelle encore, répond « parle Seigneur, ton serviteur écoute » Quelle magnifique manière d’entrer en prière aussi bien pour les enfants, que pour nous, les adultes !

Samuel vivait en Palestine vers mille quarante ans avant Jésus.

3° Evangile de St Jean 1/ 35-42

Tout est parti d’une parole de St Jean Baptiste « Voici l’agneau de Dieu » Cette parole est reprise et chantée à chaque messe au moment où le prêtre fractionne l’hostie. Jésus l’agneau de Dieu. Un disciple de Jean-Baptiste s’appelle André. L’autre n’est pas nommé… si il nous représentait ? Sommes-nous capables de dire : «  oui, j’ai rencontré le Christ » Ce n’est pas d’une apparition dont je veux parler. C’est une expérience qui nous permet de dire «  oui, je crois vraiment que le Christ est vivant et qu’Il me l’a fait sentir » L’Evangile poursuit : Ils restent auprès de Jésus ce jour-là. Il faut que cette expérience prenne racine en nous.

4° Avant-hier, des conteuses, dont une vient à la messe ici, rencontraient à la prison de Grasse quelques jeunes de 14 à 17 ans.

Certains poursuivent leurs études en prison et même le baccalauréat. J’admire que cela se passe en prison. Quelle intuition géniale a jailli d’une personne pour arriver à cela ! Une des conteuses est ressortie avec cette parole « quand on peut se parler, la violence disparaît ».

 

                                    Comment faire le lien entre tout cela ?

De grandes choses, des évènements importants, l’appel du Seigneur, une rencontre, tout cela commence souvent à partir de trois fois rien… de petites choses

Trois verbes importants au cœur de la liturgie de ce Dimanche

« écoute » apprendre à écouter… quoi ? les appels qui viennent du monde, de Dieu

                          ‘Parle Seigneur, ton serviteur écoute’

«  venez et vous verrez »  oui, de temps en temps, il faut se déplacer, il faut y aller, il faut ouvrir les yeux, il faut s’engager, il faut se donner.

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Dimanche 7 Janvier 2018   Les Mages  St Matthieu 2/ 1-12

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Jusqu’à maintenant, le temps de Noël est vécu au niveau de la famille : Marie, l’Enfant, Joseph…  quelques bergers qui sont venus …

Il est vrai que le ciel s’est manifesté pour proclamer la naissance de Dieu parmi les hommes…

Il est vrai aussi que le 24 Décembre à midi, à la cité paroissiale de Vence un  repas a été servi ou porté à plus de 110 personnes qui étaient seules ce jour-là. Cela fait beaucoup de monde, grâce à vous. Merci, merci de la part des organisatrices et de tous ceux et celles qui les ont aidées.

Le Dimanche de l’Epiphanie, après Noël, les Mages. Ils représentent à eux tout seuls « les nations » du monde ! Ils représentent les peuples encore loin de Dieu encore loin de Jésus. A ces mages, il leur a fallu du temps, des difficultés, des questions pour arriver jusqu’à Jésus. Ils l’ont découvert comme un bébé dans les bras de Sa Mère. Ils ont cru en Lui.

Le maître mot du Dimanche de l’Epiphanie, c’est le verbe « ELARGIR »

Ne suis-je pas trop confiné dans mes cadres habituels ? Ne suis-je pas être trop à l’étroit dans mon cœur ?

L’Epiphanie, c’est s’ouvrir à ce qui arrive, à ce qui nous est proposé par les évènements, à ce à quoi on ne s’attendait pas.

La foi ouvre mon regard : ne laisse pas mes ténèbres me parler …

Donne-moi la Lumière qui vient de Toi

Ah, les mages ne sont pas du passé. Ne sont-ils pas bien plus que trois ?

Si nous étions les mages, nous, aussi ! Nous sommes menés par des chemins que nous n’avions pas prévus, parfois éprouvants. La foi est une étoile dans nos vies.

Repartir par un autre chemin : choisir de vivre de la paix que le Seigneur nous donne, là, dans ce monde où nous sommes plantés pour porter du fruit !

                                       Avec  la  collaboration  de Fabrice

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         Lundi 25 Décembre 2017   St Luc 2/1-14       la nuit…  NOËL

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Quelle chance de nous retrouver, ensemble, dans votre église, célébrer Noël, en pleine nuit, en toute confiance

« Ne craignez pas !… n’ayez pas peur… je vous annonce une bonne nouvelle !…une grande joie !… je laisse cette annonce inattendue faire son chemin en moi…aujourd’hui, dans la ville de David, un nouveau-né !… un être nouveau… couché dans une mangeoire, le Christ, le Seigneur, notre Sauveur !... Dieu en personne, Lui-même ! incognito, qui l’a su à part quelques bergers ?… Lui qui deviendra un jour notre nourriture… Paix sur terre aux hommes qu’Il aime !... »  Incroyable tout cela !

 

Je résume : Dieu Lui-même, en personne, Il vient, Il se fait un nouveau-né, pour devenir un être humain, au milieu de tous les gens, quels qu’ils soient…

Cela se passe dans un pays, Israël-la Palestine, au temps de l’Empereur Auguste,

Dieu en personne descend sur la terre par ce qu’Il aime le monde !

Et pour quoi ? Pour que nous construisions la paix chaque jour, et que nous n’ayons pas peur !

Très concrètement ces paroles de l’Evangile de St Luc, m’apprennent aussi d’autres éléments la maman de Jésus, elle est enceinte sans avoir reçu une semence masculine

Joseph, il est appelé à adopter chez lui l’enfant de Marie qui n’est pas sa femme

Jésus et ses parents sont des réfugiés tous les trois vers l’Egypte pour échapper à la loi d’Hérode…  Dieu Lui-même n’est pas toujours bien accueilli !

 

La venue de Dieu est soudaine, inattendue, certaines fois dérangeante, destabilisante,

Allez comprendre tout cela ! La vraie réponse pour moi c’est : J’y crois totalement. Libre à vous de dire oui… ou non.

Noël, dans ma vie de prêtre, c’est souvent plein de choses qui se passent avant. Dieu montre Son Travail à l’intérieur… Il y a du neuf qui se produit dans les gens. Noël, c’est pas ordinaire

Je désire vous parler de la cérémonie pénitentielle qui s’est déroulée dans la paroisse. Elle a été préparée par les prêtres et améliorée par une équipe de chrétiens et de chrétiennes.

La confession, c’est le sacrement de la guérison spirituelle et de la miséricorde.

Pourquoi devrions-nous être pardonnés ? Dans notre société, ce qui compte, c’est l’affirmation de soi sans autre référence, ni pardon, ni reconnaissance du bien et du mal. Nous sommes plongés plus ou moins dans cet état d’esprit

Chacun pouvait prendre la feuille pour se préparer. La nouveauté c’est qu’il était demandé de ne pas nous interroger par rapport à nous-mêmes. Il s’agissait de nous interroger par rapport à Jésus Christ. Notre Evêque nous a indiqué «  cinq essentiels » de la vie de Jésus.

Alors, ces cinq essentiels, comment je les vis moi-même, comment je les vis avec les autres ?

Nombreux ont été ceux et celles qui se sont servi de cette feuille. Je pense qu’elle les a aidé à les éclairer moralement et spirituellement. Cela aussi c’est Noël intérieurement.

Le Pape François, lettre encyclique ‘Lumière de la foi’ (2013) 4  nous dit :

« La foi est une lumière capable d’éclairer toute l’existence de l’homme… En Dieu se trouve une grande promesse de plénitude et d’avenir qui s’ouvre à nous » 

Au bout de tout cela, j’ose vous dire que je pense, ce soir aux papas et aux mamans qui ont perdu leur enfant dans la collusion du car et du chemin de fer, en Pyrénées orientales. Je pense qu’ils ne vont pas venir à la messe de Noël. Je les comprends. C’est trop dur. Si ils arrivent à traverser ce drame immense, je crois que Dieu les en fera sortir plus forts, sans doute plus tournés vers les autres, plus conscients de la vie et de son prix. Leur enfant les aide. Pensons y 

                                Avec la collaboration de Fabrice et Sophie