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Homélie du dimanche

 

 

 psimontrotabas  

 

 Homélies du Père. Simon Trotabas.

 Méditations sur l'Evangile du dimanche.

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Dimanche 24 Juin 2018   Nativité de St Jean-Baptiste   St Luc 1/57-66.80

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Il y a des ressemblances et des différences entre la vie de St Jean-Baptiste et celle de Jésus

Jean (Dieu fait grâce)                                         Jésus (Dieu sauve)

.   Annonciation au prêtre Zacharie                     .   Annonciation à une jeune fille, Marie

     dans le Temple de Jérusalem                               dans sa maison à Nazareth

.   Naissance de Jean-Baptiste à Aïn                   .   Naissance de Jésus à Bethléem

     Karim d’une mère stérile                                       d’une vierge

.   Jean-Baptiste se retire dans le                       .   Jésus est « poussé » au désert par l’Esprit

     Désert de Jud

.   Jean-Baptiste apparaît comme un Maître       .   Jésus désignera douze apôtres pour « être

     Entouré de disciples leur apprenant à                   avec Lui » et leur apprendre « la Bonne

     Jeûner et à prier                                                    Nouvelle de l’Evangile ».

.   Jean-Baptiste donne un baptême qui             .   Jésus baptisé par Jean-Baptiste, annonce

     exige un effort de conversion                               le Baptême dans l’eau et L’Esprit Saint

. Jean-Baptiste « Je ne suis pas le Christ »        . Jésus, Je vous le dis : en vérité, « il n’est                                                                                                                                                                                                                                                                                                            « J’ai J'ai été envoyé en avant de Lui » «  Lui,                          pas de plus grand prophète que

Il faut qu’Il croisse, et moi, que je diminue »                  Jean-Baptiste »

        

. Jean-Baptiste est en proie à des doutes           . Jésus vient porter la Bonne Nouvelle aux

   Il voyait en Jésus «  un justicier »                       pauvres, panser les cœurs meurtris,

                                                                                annoncer aux captifs leur libération,    

                                                                                 ouvrir les yeux des aveugles…

 

.   Jean-Baptiste dénonce l’adultère du roi         . Jésus dénonce nos infidélités, nos manques

   Hérode. Il est emprisonné, et tué                      d’amour aux autres, Il est crucifié                          

             Et alors ? Tout ne s’arrête pas là. La mort n’a pas le dernier mot

Des Jean-Baptiste, n’en n’avons pas tous et toutes rencontrés, un jour ou l’autre sur nos parcours ? Ouvrons nos yeux : des personnes qui nous ont montré le chemin… qui nous ont redonné du courage… qui nous ont appelés à plus de vérité… des Jean-Baptiste, ça continue, il y en a encore

La Bible nous apprend que depuis la création de l’être humain, Dieu porte en Lui un projet de salut. Pour le réaliser, Dieu a besoin des simples êtres humains que nous sommes.

Tous les hommes et femmes de la Bible sont des êtres de chair et de sang comme nous autres. Ils se sont ouverts aux appels de Dieu ressentis en eux. Ils ont répondu plus ou moins bien, à leurs manières, selon les coutumes de leurs époques. Tous et toutes ont compris qu’ils avaient besoin de pardon pour être en vérité avec eux-mêmes.

Un jour, Dieu en une personne humaine, Jésus, est venu vivre, souffrir, mourir devant nous.

Et pour nous.              

                           Aujourd’hui, Jésus Christ vit en nous

          même si nous ne le savons pas, même si nous n’y croyons pas.

                     chacun, chacune a un rôle, une place, une vocation dans le plan de salut de Dieu

                                         Avec la collaboration de Fabrice  

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Dimanche 17 Juin 2018,    St Marc 4/26-34     « la plus petite graine »

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A quoi pouvons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole Le représenter ?

« Parabole » ce mot désigne aujourd’hui un instrument qui sert à capter les images de la télévision… Ici, Jésus parle en pleine nature, depuis une barque, tout près du rivage où la foule est rassemblée. Jésus raconte, en images, le règne de Dieu au milieu de nous…

« Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde. Quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre » Le moutardier peut atteindre 3 mètres de hauteur en Galilée

Je reste sur cette graine, la plus petite de toutes les semences du monde…  

Je me demande : dans ma vie, et autour de moi, qu’est-ce qui est petit comme cette graine ?                                                          

Je pense au navire « L’Aquarius » dont on parle beaucoup en ce moment. Il est affrété par deux ONG, SOS Méditerranée et Médecins sans frontières. Avec ses six cent cinquante migrants dont des femmes et des enfants, il vogue vers L’Espagne, puisque tous les autres ports lui sont fermés. Par rapport à tous les puissants états qui entourent la Mer Méditerranée, ce navire n’est pas grand-chose à première vue. Serait-ce lui que Jésus compare à une petite graine ? Pour moi, c’est Oui.

« L’Aquarius » il est Une graine, la plus petite de toutes les semences.

Je le situe, même si cela ne plait pas, comme une part du règne de Dieu sous nos yeux. Et, aujourd’hui on en parle dans toute l’Europe. J’admire profondément les personnes de son équipage dont beaucoup sont des bénévoles. On les traite de complices des « passeurs », on les repousse de partout. Depuis trois ans, ils ont sauvé plusieurs milliers de naufragés qui sont des personnes comme vous et moi !

Cette petite graine qui vogue toute seule sur la mer, oui, elle représente le règne de Dieu

 

Je reste encore sur cette graine, la plus petite de toutes les semences du monde…

Je me demande : dans ma vie, et autour de moi, qu’est-ce qui est petit comme cette graine ?

Je pense à Jésus. Il est venu sans argent, sans pouvoirs apparents, Il est venu parler, agir, être simplement miséricordieux dans chaque situation, Il n’a jamais forcé personne à Le suivre, Il a pris des risques, Il a donné le meilleur de Lui-même

Oui, Jésus s’est comporté comme une petite graine d’Evangile au cœur des masses…

Et quand je communie à la messe…. Je reçois une petite hostie, minuscule graine de Jésus, Dieu planté en moi ! semé en ma terre profonde !… pour devenir une plante qui étend de longues branches… pour s’ouvrir aux oiseaux … et aux gens de toutes sortes….

Oui, elle est vraie, elle est profonde la parabole de Jésus !

Et quand Jésus a confié la mission à douze hommes, Il leur a dit

« portez l’Evangile à toutes les nations ».

Ces douze hommes ordinaires, inconnus du grand public, sans argent, sans armée, sans pouvoir, ils ont donné le meilleur d’eux-mêmes eux aussi

qui sont-ils ?« Une petite graine qui a grandi et dépasse toutes les plantes potagères»

et 2000 ans après, la graine continue à grandir, pour devenir l’Eglise. Mais cela ne suffit pas, le travail continue, et l’Eglise n’est pas au bout de ses efforts. Dimanche dernier, on vient de tuer un prêtre aux Philippines.

Je reste encore sur cette petite graine, et dans ma vie et autour de moi ? 

Dans l’établissement où je vis, je regarde les petites choses de la vie quotidienne, je discerne de temps en temps les petites graines qui portent le royaume !

                                                   Avec le concours de Fabrice

Je retiens quoi ? Il vient irrésistiblement, même petit et caché, le règne de Dieu !…           

 

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             Dimanche 10 Juin 2018, livre de la Genèse 3/ 9-15  

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          Voici les premiers mots de toute la Bible dans le livre de la Genèse

                 « Au commencement … Dieu … crée cieux et terre »

Cela est raconté sous une forme imagée à la manière de la culture du Moyen Orient de cette époque. Puis, nous sommes transportés au paradis terrestre. Nous savons déjà que « l’homme tout seul ce n’est pas bon, le Seigneur Dieu lui fait une aide comme quelqu’un devant lui » (Genèse 2/18)

 

Dans ce contexte, la Bible apporte ce qui lui est propre. Ecoutez la première Parole prononcée par Dieu : Le Seigneur Dieu appelle l’homme… Il lui dit « Où es-tu donc ? »

C’est magnifique : le Seigneur Dieu se fait partenaire de l’humanité, représentée symboliquement par le premier couple, et Dieu lui demande « où en est-tu de ta vie ? » Ecoutez maintenant la réponse « J’ai entendu Ta Voix dans le jardin…   j’ai pris peur…

parce que je suis nu…  et je me suis caché… »

C’est révélateur cette réponse : elle est la représentation en image de la voix de la conscience en nous… qui est la voix de Dieu…. Oui, à certains moments de la vie, on sent qu’on a envie de se cacher…. de soi-même, de se cacher….de Dieu …. Des autres ….

Heureusement le Seigneur reprend « Qui donc t’a dit que tu étais nu ? Aurais-tu mangé de l’arbre dont Je t’avais interdit de manger ?

L’homme répond « La femme que Tu m’as donnée, c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre, et j’en ai mangé »

Le Seigneur Dieu dit à la femme « Qu’as-tu fais là ? »

La femme répond « Le serpent m’a trompée, et j’ai mangé »

C’est la chute, la représentation en image de ce que nous vivons nous aussi : la honte qui empêche les coupables d’assumer leur acte, et la mauvaise foi qui nous fait dire « ce n’est pas ma faute, c’est la faute des autres. » La liberté humaine, vient de poser son premier choix, la liberté humaine opte pour le côté du mal.

Alors le Seigneur Dieu dit au serpent « Parce que tu as fait cela, tu seras maudit parmi tous les animaux et toutes les bêtes des champs. Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie ».

Le serpent symbolise le mal avec lequel l’être humain est aux prises. Cette représentation imagée est attestée dans les mythologies orientales de cette manière-là.

                                         La promesse de Dieu

« Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance »

                                     Il y a une hostilité, un combat, à mener contre le mal

«  La descendance de la Femme te meurtrira la tête, et ta descendance lui meurtrira le talon »

   De là viennent les représentations où Marie écrase la tête d’un serpent sous ses pieds.

Dans l’histoire du péché on apprend, que l’être humain se laisse aller…. et on apprend en même que Dieu Se range à nos côtés … et nous promet le salut dans ce combat      

« La descendance de la Femme (nous) te meurtrira la tête,

                                                               ta descendance ( du serpent) lui meurtrira le talon »                        

La Bible n’est pas écrite pour nous apporter des renseignements scientifiques sur les origines de l’humanité. Ce serait faire un contre sens d’en rester seulement au caractère imagé de ce « langage ». La Bible est là pour nous révéler la réalité du combat spirituel que nous avons tous et toutes à mener. Ce combat appartient au domaine de notre expérience quotidienne.

                                       Avec la collaboration de Fabrice

             Voici les derniers mots de toute la Bible dans le livre de l’Apocalypse

                             «  La Grâce du Seigneur Jésus avec tous »

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Dimanche 3 Juin 2018   Diocèse des Alpes Maritimes, Mission Azur

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L’Eglise en France et dans notre diocèse est appelée à grandir comme tout organisme vivant.

   Notre Evêque, André Marceau, nous demande de voir les essentiels de la vie de Jésus

              En parcourant les Evangiles, on voit que le Christ prie beaucoup, 

Il constitue autour de Lui une fraternité, les apôtres et les disciples, ceux qui croient en Lui,

Le Christ a le souci de leur formation. Par Son exemple, Il leur montre ce qu’est la vie chrétienne. Ses trois ans de vie publique ont été une formation permanente

Le Christ se fait serviteur. Auprès des malades… Il répond aux appels les plus divers… Jésus ne se met pas au dessus, souvent Il se met même en dessous. Il lave les pieds des apôtres

Le Christ annonce sans cesse la Bonne Nouvelle de Dieu Son Père

C’est ainsi qu’ont agi les premières communautés chrétiennes dans « les Actes des Apôtres »

                                           Ainsi la feuille de route est toute tracée

Tout chrétien, et chrétienne prie, vit la fraternité, se forme, sert, annonce la Bonne Nouvelle

                                       On appelle cela « les cinq essentiels »

              1 Dans ma vie quotidienne, et dans ma vie avec les autres, la prière

La prière silencieuse, dialogue intérieur avec Dieu, surtout écoute de Dieu, c’est l’oraison. L’oraison est une nécessité incontournable de la vie chrétienne.

Questions : ma prière change-t-elle quelque chose dans ma vie ? Mes actions me conduisent-elles à la prière ? Est-ce je prie avec d’autres personnes ? en famille, en petit groupe

 

             2 Dans ma vie quotidienne, et dans ma vie avec les autres, la fraternité

La fraternité va plus loin que la solidarité. Dans la fraternité, il y a le mot frère. Elle demande de se mettre ensemble les uns avec les autres

Questions : Est-ce que je me fais proche des autres ? Est-ce que je vais vers les personnes nouvelles ou de passage ? Agir seul, ça va plus vite ; agir ensemble, ça va plus loin

         3 Dans ma vie quotidienne, et dans ma vie avec les autres, la formation

Au fur et à mesure où j’avance dans la vie, des épreuves, des doutes, peuvent m’envahir. Au lieu de s’étioler, je peux faire grandir et mûrir ma foi

Questions : comment est-ce que je cherche à répondre aux questions que je me pose ou que les gens me posent ? Par des lectures, des émissions de radio et télévision, par des groupes de partage. Ai-je découvert que la foi grandit quand on se la dit les uns aux autres ?

 

         4 Dans ma vie quotidienne, et dans ma vie avec les autres, le service

Jésus s’est souvent défini et a vécu comme « le serviteur » et non comme le supérieur

Questions : Est-ce que je me rends disponible pour venir en aide sans rien attendre en retour ? Est-ce que j’accepte de m’engager dans une association ou un groupe ?

       5 Dans ma vie quotidienne, et dans ma vie avec les autres, l’évangélisation

L’Evangélisation, faire découvrir, à travers les uns et les autres, que Dieu aime le monde

Questions : Est-ce que j’ose dire que je suis chrétien, chrétienne ? Est-ce que je suis capable de présenter la foi à d’autres personnes, de manière simple ?

                                           Avec la collaboration de Fabrice

 

Notre Evêque demande à chacun, et avec d’autres, de progresser sur ces cinq points, ne serait-ce que par petits pas successifs, pour que notre Eglise grandisse en bonne santé.

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                     Dimanche 27 Mai 2018   Dieu Trinité Sainte

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Découvrir Dieu, jusque dans Sa Trinité Sainte, une longue histoire racontée dans la Bible

Dès « le Commencement » Dieu existe Dieu est premier. Parce qu’Il est le premier, Dieu n’a pas à Se présenter. Son Existence s’impose à l’esprit de l’homme comme un fait initial, qui n’a besoin d’aucune explication. Dès l’instant où on Le découvre, si peu que se soit, on devine qu’Il est au départ de toute la création. Peu à peu, Dieu va Se révéler…

 

Yahweh. Dieu se révèle à Moïse dans le cadre sauvage du désert. « Je Suis » « Je Suis qui Je Suis » Ce nom comporte quelque chose d’inaccessible, et, en même temps, il révèle une présence extraordinairement active et attentive, et plus encore, une promesse de libération « J’ai vu… J’ai prêté l’oreille… Je connais la misère des Hébreux en Egypte… J’ai résolu de les délivrer … Je t’envoie… »

Les Prophètes, ces hommes de Dieu, ils rappellent sans cesse à Israël qu’il a été choisi parmi tous les peuples… Ils annoncent que les dieux des autres nations sont « des inexistants »… Ils stigmatisent l’endurcissement et l’incrédulité des dirigeants et du peuple de Dieu… Isaïe annonce la venue « d’un Serviteur ». Sa patience et son humilité Le rendent capable d’offrir sa vie pour rendre justes les pécheurs de toutes les nations… Dieu commence à laisser entrevoir qu’Il est Un Père… mais cela passe inaperçu. Il y a des guerres, des déportations, la vie dans le monde, tout cela préoccupe les gens bien plus que Dieu. Au retour de l’exil, Israël semble avoir oublié les perspectives universalistes du salut, et Le Serviteur qui devait en être l’artisan…

Jésus Christ. En Jésus, Le Fils Unique, Dieu se révèle d’une façon définitive et totale. Dieu n’a plus de secret pour nous ! En Jésus, Dieu a accompli Son Geste suprême. Tout être humain peut désormais avoir accès à Lui. En Jésus, réside le fond de l’expérience chrétienne : Dieu s’est mis à notre portée, Il S’offre à qui veut L’accueillir. Par Jésus, Le Fils Unique, nous devenons ses frères, que rien ne divise, pas même les conditions sociales entre maîtres et esclaves, et les cultures diverses… Ensemble, nous formons Le corps du Christ,

 

Le Père. Jésus, quand Il s’adresse à Dieu le fait avec la familiarité et l’élan de l’enfant : « Abba », « papa » Nous, nous disons « Notre Père » mon Père ? Non « Notre Père ! » Dieu n’est pas à moi. Ce n’est pas facile. Dieu est Père de tous et de toutes, même des pécheurs et des exclus… Dieu fait jaillir Son Soleil sur les bons et sur les mauvais. Dieu nous regarde comme Ses fils et Ses filles … dans une même famille… Jésus, Lui, Il est « Le Fils unique » Il existe « dès le Commencement » Il est l’égal du Père, comme L’Esprit Saint. « Qui M’a vu, a vu le Père » Jésus ne peut dire un mot, faire un geste, sans Se tourner vers Le Père.

L’Esprit Saint. L’Esprit Saint, Il est l’Esprit du Père, L’Esprit Saint, Il est aussi l’Esprit du Fils Unique. Il ne peut être séparé du Père et du Fils. L’Esprit Il est l’Amour qui Les unit. Par l’Esprit Saint, Le Père et Le Fils communient entre Eux. Par l’Esprit Saint, Le Père et Le Fils se communiquent à tout ce qui existe. L’Esprit Saint de Dieu agit à tous moments, partout…

Trinité Sainte ! Ce n’est pas de la philosophie. Dieu est UN. Camaïeu d’une même couleur… Chaque fois que nous marquons sur nous le signe de la croix, nous sommes en relation avec La Trinité Sainte : Le Père, en haut sur notre front ; Le Fils, Il descend au milieu de nous, L’Esprit Saint, Il ouvre nos bras à l’universel. Qu’avons-nous besoin de plus ?

                                               Avec la collaboration de Fabrice

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   Dimanche 20 Mai 2018,   Nouvelles Pentecôtes sur l’Église et le monde

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Quand arriva le jour de Pentecôte… La Pentecôte juive, originellement fête de la moisson et fête des semaines, se célébrait cinquante jours après la Pâque. A l’époque du Nouveau Testament, elle était devenue la fête de l’alliance et de la naissance du peuple d’Israël, lors du don de la Loi, avec Moïse au Sinaï. Elle était l’occasion d’un pèlerinage à Jérusalem pour lesJuifs fervents qui habitaient dans tout l’Empire Romain, tout autour de la Méditerranée .

                       La Pentecôte chrétienne. Les Actes des Apôtres 2/1-11.

Ils étaient tous ensemble… les douze apôtres dont Matthias à la place de Judas, avec quelques femmes, dont Marie Mère de Jésus

Dans un même lieu… à Jérusalem, dans une maison, la chambre haute, le cénacle, où Jésus a célébré la première Eucharistie. Comme nous sommes rassemblés, nous aussi, ici même 

Un bruit survint du ciel ... comme un violent coup de vent… La maison en fut remplie toute entière… leur apparurent comme des langues qu’on aurait dites de feu… il s’en posa sur chacun d’eux … ils furent tous remplis de l’Esprit Saint… Ils se mirent à parler en d’autres langues… il y avait à Jérusalem des Juifs fervents de toutes les nations… déconcertés, nous les entendons tous proclamer dans nos langues les merveilles de Dieu ! 

Ces langues de feu, une manière de figurer la flamme de leur parole aux autres

L’Évangile, c’est Jésus, dans Sa Vie donnée jusque dans Sa mort, et Sa Résurrection en Dieu

Et après ? C’est le temps de l’Église, Jésus continué. Comment ? Jésus désormais présent en chacun de nous par Son Esprit. Esprit promis et donné à tous ceux et celles qui Le reçoive.

Depuis la Pentecôte, quelle longue et mouvementée histoire sainte… Jésus à l’Église des apôtres, de l’Église des apôtres à l’Église de maintenant, l’Église de nous autres. Une Église en toute langue, en toutes nations, en respect des diversités de toutes les cultures.

L’Esprit Saint, quelque fois, Il n’est qu’Un Souffle fragile en moi ; d’autres fois, une Vérité qui s’impose ; Une force au cœur de mes faiblesses et fragilités ; Une prière qui ne se lasse pas ; Une Église que je vois vaillante et critiquée au milieu des tempêtes du monde ; un combat mené par des gens de tous bords pour l’intégrité de l’homme et de la nature.

             Qu’en est-il de l’Esprit Saint pour chacun et chacune de nous ?

                                         Avec la collaboration de Fabrice

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       Dimanche 13 Mai 2018 – St Jean 17/11b-19 – La Prière de Jésus

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                   1° «  Je ne prie pas pour que Tu les retires du monde »

     Dans cette Parole, Jésus nous parle, et en même temps, Jésus s’adresse au Père.

Notre vocation est de vivre dans le monde. Le monde, lieu de La Lumière dans la ténèbre. C’est là qu’est venu Jésus Christ. C’est là que nous Le rencontrons. Il faut nous habituer à ce que Dieu soit venu sur terre. Nous ne sommes pas encore habitués à voir Dieu sur terre ! Nous le cherchons toujours ailleurs, au ciel. Depuis Jésus Christ, Dieu est devenu concret, sur terre.

            « La Lumière luit dans la ténèbre, et la ténèbre ne L’a point arrêtée »

Devant les évènements, à l’écoute des nouvelles du monde, nous sommes souvent obnubilés par la ténèbre, et, nous sommes tentés de plus voir la lumière qui luit.

Pourtant, chaque jour, sur Radio Chrétienne, on rend compte de multiples actions de solidarité, des gestes de fraternité avec des réfugiés, avec des enfants, des personnes âgées et seules, en France et ailleurs. De quoi apporter un regard d’optimisme dans le monde contemporain.

A Nice, une association s’est crée en Janvier. L’idée de base est que si 100 personnes versent chacune 5, 10, 15 euros par mois, l’association est en mesure de louer un appartement et y héberger une famille. Ce type d’association existe déjà dans plusieurs villes de France.

On peut aussi venir en aide ponctuellement à des personnes qui sont « les oubliés de la société ». Oui, il y en a, pas loin de chez nous. Dans l’avenir, on aura de plus en plus besoin de la participation des citoyens. Nous serons les premiers bénéficiaires de ce que nous aurons fait. « Ce que l’Etat ne fait pas, nous, si nous nous mettons ensemble, nous pourrons le faire »

                                 Mettez de la lumière dans votre semaine.

             A la sortie de la messe, parlez-en avec Françoise, Christiane, Mercedes

                               « Je prie pour que Tu les gardes du mauvais »

   Dans cette Parole, Jésus nous parle, et en même temps, Jésus s’adresse au Père

Ce verset distingue bien le monde et le mal. Le monde n’est pas intrinsèquement mauvais.

Il est marqué par les ténèbres qui refusent Dieu. Sa conversion fait partie du dessein de Dieu      

   « Délivre nous du mal » Nous le demandons tous les jours dans « le Notre Père »

Le mal, le mauvais, est incapable d’aimer. Dieu ne l’aurait pas rejeté si il n’avait pas rejeté Son Amour. Le mauvais est incapable de prier, puisqu’il est incapable d’amour. Il voudrait que chacun soit comme lui. Il est le père du mensonge. Le mauvais ne peut entrer en notre âme que par la porte de notre consentement. Le mauvais suggère. Il tente d’obscurcir l’intelligence, il s’efforce d’affaiblir la volonté, il trouble l’âme. Il a horreur de l’humilité. Oui, l’existence chrétienne implique une lutte, qu’elle vienne du dedans ou de l’extérieur. Il faut discerner les tentations où notre cœur est touché. Faire la part entre « sentir » et « consentir »

« Rassure-nous devant les épreuves » demandons-nous à la messe à la suite du « Notre Père ». Les épreuves ne viennent pas de Dieu. Elles sont à traverser avec Son aide. Une épreuve peut, d’abord, nous faire douter et chanceler. Après coup, elle peut même fortifier notre foi. Plusieurs personnes, ici même, en ont fait l’expérience.

« Père, Tu connais ma fragilité, ne permets pas que le doute me fasse oublier Ta Présence »    

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   Dimanche 6 Mai 2018, Evangile de St Jean 15/9-17, Une chaîne d’amitié

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             Dans l’Evangile de ce jour Jésus définit ce qu’est la vie chrétienne.

                « De l’Amour dont le Père M’a aimé, Moi aussi Je vous ai aimés »

C’est du même Amour qui existe entre le Père, le Fils, l’Esprit, que Jésus aime les siens !

                   Cherchons quelle image pourrait illustrer cette Parole de Jésus

je vous propose ceci : pensez à Dieu, Père, Fils, Esprit, Ils sont ensemble, Ils sont unis.

Pour signifier cela, imaginons qu’Ils se donnent la main pour marquer qu’ils sont UN!

c’est cocasse ... mais ce n‘est pas complètement faux …

En Dieu existe, à l’intérieur de Lui-même, comme une chaîne d’amitié qui ne se rompt jamais, jamais. Et cela, depuis toujours, avant même que la création existe. Tout commence en Dieu.

Puis, Dieu envoie Son Fils Unique, Jésus, au milieu des gens. Jésus vient. Lui aussi Il donne la main à tous. Même plus, Il les appelle « mes amis ». Avec Jésus, la chaîne d’amitié déborde de Dieu pour arriver jusqu’à nous. Elle est en train de descendre de Dieu pour se répandre dans le monde jusqu’à la fin des temps.

Est-ce fou ? Impossible ? Oui, à nos yeux. Pas aux yeux de Dieu, si nous croyons EN LUI

« Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme Je vous ai aimés »

On a tellement répété, répété, cette Parole, qu’elle glisse sur nous sans retenir notre attention.

« A ceci, tous reconnaîtrons que vous êtes pour moi des disciples, à l’amour que vous avez les uns pour les autres » Jean 13/35

Le mot clef du Christianisme, c’est le mot communion. Dieu est Communion en Lui-même.

Dieu déborde de communion envers les êtres qu’Il crée. La communion qui est dans le Père, le Fils, l’Esprit, elle se transmet à Jésus. De Jésus, elle passe aux disciples, des disciples, elle arrive aux uns et aux autres, des uns et des autres, elle parvient jusqu’à nous. La communion descend de Dieu au monde ! Heureusement que Dieu nous donne de nous aimer les uns les autres. Sans Lui, nous n’y arrivons pas tout seuls. Chaque Messe est communion avec Jésus, mais aussi avec les autres. On ne peut pas séparer Jésus des autres. Pas l’UN sans les autres.

                                         Avec la collaboration de Fabrice

 

En quoi venir à la Messe, et communier tous les dimanches, me fait progresser ?

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       Dimanche 29 Avril 2018, St Jean 15/1-8     L’Image de la vigne 

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La vigne, l’olivier, et le figuier caractérisent la végétation de la Palestine où Jésus a vécu 33 ans. Jésus a regardé la nature, Jésus l’a aimée, Jésus s’est senti proche d’elle, l’hiver, l’automne, le printemps, l’été.

Jésus a apprécié les fruits de la vigne, de l’olivier, du figuier. Jésus a côtoyé longuement ceux et celles qui travaillent la terre.

En contemplant de près une vigne, et une grande plantation de vignes, Jésus nous fait découvrir que nous avons sous nos yeux la meilleure image de la relation vivante qui existe entre Lui et Dieu Son Père, et entre Lui et nous tous et toutes. Pas besoin de grandes théories.

Regardez la photographie d’une vigne, d’un vignoble … d’un sarment desséché … d’un sarment avec ses feuilles vertes … dites-vous que c’est nous … à certains moments…

 

« Moi, Je Suis la vraie vigne, et Mon Père est le Vigneron… et vous, les sarments… »

Magnifique image : Jésus est la vigne toute entière ; Le Père est le vigneron ; nous sommes les sarments. Tout cela forme « un tout ». Tous et toutes, nous sommes reliés les uns aux autres. Tous et toutes, nous avons besoin les uns des autres. La vie circule de Dieu à nous !

Tout est dit. C’est simple! C’est bien plus beau que nos représentations habituelles de Dieu, tout en haut, Tout seul, et nous, tout en bas, très loin de Lui.

Il suffit maintenant de bien déployer cette image.

« Demeurez en Moi, comme Moi, Je demeure en vous »

Le verbe « demeurer » revient sept fois dans ce texte qui est écrit au présent donc valable tout le temps. St Jean aime présenter le rapport nouveau qui unit l’homme à Dieu, non pas comme celui d’un vis-à-vis, mais par l’image d’une habitation mutuelle et réciproque de Dieu EN nous et de nous EN Dieu. Sarments et vigne ne sont pas en vis-à-vis, les sarments sont uns avec la vigne.

Le Pape François dans son exhortation sur la sainteté N° 51 fait cette remarque

Nous disons souvent que Dieu habite en nous, il est mieux de dire que nous habitons en Lui …

Quand je dis à quelqu’un « Dieu est en toi » c’est vrai. Je devrais ajouter « Toi, sois en Dieu »

Dieu demeure en nous, je le crois très fort. Nous demeurons en Lui, à mon avis, cela s’expérimente dans la prière, la prière du cœur. Une prière silencieuse, intérieure quotidienne. C’est un temps pour Dieu, en le prenant sur notre temps. Un temps gratuit, pas pour Lui demander quelque chose, un temps pour Le remercier, pour nous tourner amicalement vers Lui sans plus. Un temps pour Dieu, mais pas perdu du tout.

« Celui qui demeure en Moi et en qui Je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit…

                                                                          En dehors de Moi, vous ne pouvez rien faire »

J’ai mis beaucoup de temps à admettre la deuxième partie de cette phrase.

« En dehors de Moi, vous ne pouvez rien faire » Il me semblait que je pouvais faire tout seul beaucoup de choses. On m’a dit que la vigne sans le travail de l’homme grandissait, mais ne donnait pas de grappes de raisin. Donc il faut le travail des êtres humains.

Dieu nous a fait pour vivre ensemble. Nous avons besoin les uns des autres. Quand nous travaillons seul, cela va plus vite. Quand nous travaillons ensemble, cela va plus loin.

                 J’ai encore besoin d’apprendre comment travailler avec Dieu

                                                 Avec la collaboration de Fabrice

 

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Dimanche 22 Avril 2018, St Jean 10/11-18   Tu es mon Berger, Seigneur

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L’Evangile de St Jean est conçu entièrement comme un véritable PROCES fait à l’homme Jésus. L’Evangile est écrit pour affermir notre foi en Jésus homme et Dieu

Il faut avouer que Jésus provoque une « division » parmi ses contemporains.

La foule chuchote à son sujet : « Qui est Jésus de Nazareth ? » St Jean chap. 7/ 12.14

Les chefs des prêtres, les responsables religieux lui reprochent de transgresser le Sabbat. Il menace la stabilité du Judaïsme. Ils l’accusent d’hérésie « Toi, un homme, tu te fais Dieu » St Jean 10/33. Plus fort que tout, Il bouleverse l’organisation du Temple. Finalement, il faut l’éliminer. Jésus est conscient de tout cela. Les Apôtres, eux, sentent qu’ils courent un réel danger. Et nous, il faut faire connaître de mieux en mieux Jésus-Christ Le Sauveur.

C’est dans ce climat de procès à Jésus que nous lisons les chapitres 9 et 10 de St Jean.

Au chapitre 9, Jésus sort du Temple. En passant, au bord du chemin, assis par terre, il voit un mendiant. Il est aveugle de naissance. Jésus lui demande « que veux-tu ? » « fais que je vois ! » Jésus fait de la boue, lui frotte les yeux et lui dit « va te laver à la piscine de Siloé »

Il y va et ses yeux s’ouvrent à la lumière ! St Jean n’appelle pas cela un miracle, il l’appelle « un signe » Cela veut dire que Jésus nous révèle que nous sommes tous et toutes comme des aveugles dans ce sens que nous ne savons pas voir l’essentiel. Jésus, Lui, ouvre nos yeux à l’essentiel, La Lumière de la foi

           C’est pour cela que Jésus s’engage et s’expose complètement Lui-même.

« Moi, Je Suis… en référence directe à la question de Moïse à Dieu dans le buisson ardent « quel est Ton Nom ? » réponse « Je Suis, Celui qui Suis » Là, devant ses auditeurs, c’est la foi en Jésus vrai homme, et vrai Dieu qui est en jeu !

« Je Suis, Le Bon Pasteur … repris deux fois. Jésus connaît le travail des bergers, les bêtes qui s’égarent, les attaques des loups, la vie dehors…

« Je suis, le bon pasteur, le bon pasteur donne Sa vie… ou expose Sa vie….

Les deux traductions sont compatibles, car, on ne donne vraiment sa vie que si on s’expose

« Je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent comme le Père me connaît, et que Je connais le Père…

Jésus aime ses brebis, même celles qui sentent mauvais comme dit le Pape ! Chacune compte pour Lui. L’Amour du Père et l’Amour de Jésus L’un pour l’Autre et pour nous ne font qu’un

« Le berger mercenaire n’est pas le pasteur… s’il voit venir le loup… il s’enfuit…

Jésus parle à ceux qui sont là. Il y a des responsables religieux qui entendent. Ils sont des pasteurs eux aussi ; Ils ne se rendent pas compte qu’ils sont des guides aveugles. A eux aussi Jésus voudrait ouvrir les yeux, ouvrir les yeux de la foi

« Je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent… J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas de cet enclos ; celles-là aussi, il faut que Je les mène ;… il y aura un seul troupeau, un seul pasteur »

Jésus signifie que Sa sollicitude est universelle : Il est venu pour tous les hommes et femmes de tous les temps

               Les questions de Fabrice m’ont aidé à me recentrer sur le Christ

                              Qu’est-ce qu’il nous reste de tout cela ?

       En ce Dimanche des vocations, chacun, chacune, peut se sentir appelés

                                             à ce qui est profond en eux

                                                   à croire à chanter

« Tu es Mon berger, O Seigneur, rien ne saurait manquer où Tu me conduis »

 

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     Dimanche 15 Avril 2018, St Luc 24/35-48 « Vous serez mes témoins »

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Jésus dit aux apôtres et aux disciples « La paix soit avec vous ! » et le texte enchaîne :

Ils sont saisis de frayeur et de crainte

En effet, ils font l’expérience que Jésus est avec eux, après Sa mort. D’une certaine façon, Il est le même qu’avant (Il montre ses blessures, et Il mange) et pourtant, Il est différent. (On ne Le reconnaît pas ; Il est là, puis Il disparaît ; Il entre quand tout est fermé.)

Jésus est « comme avant » et « pas comme avant »

Nous aussi, comme les disciples, nous cherchons Dieu, et, Il n’est pas comme on pense.

Jésus est « comme avant » et « pas comme avant »

Je dois apprendre les manières de Dieu, et non pas imaginer Dieu à ma manière

Seigneur, je veux apprendre à reconnaître Ta Présence, dans le concret des jours

« Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, ils restaient saisis d’étonnement »

Dieu est Source d’étonnement. Il n’est pas là où je L’attends. Il est là où je ne L’attends pas. Il n’est pas comme je crois. Il est toujours dans le concret, tout proche, à portée de main.

Pour les disciples d’Emmaüs, Il est ce monsieur inconnu qui marche sur la route à côté d’eux… Il va devenir Jésus quand, après l’avoir invité à l’auberge, Il rompt le pain à table. Puis, Il disparaît, et la foi jaillit en eux ! Ils se disent, comment ça se fait, notre cœur n’était-il pas brûlant en nous quand Il nous parlait… alors, ils font demi-tour, reviennent à Jérusalem pour le dire aux onze apôtres ; Marie-Madeleine, elle ne pense qu’à une chose, elle a apporté les onguents pour l’ensevelissement, et, on L’a enlevé… elle pleure toutes les larmes de son corps… elle aperçoit un monsieur… elle pense que c’est le jardinier du cimetière… dites-moi où on L’a mis… quand elle se sent appelée par son prénom, d’une certaine façon, par ce monsieur… elle tombe à genoux et elle dit : « Maître ! » c’est Jésus ! Il lui dit, cours, va avertir Pierre et Jean ! Pour Jean, il entre dans le tombeau, il n’y a personne, il ne voit que les linges qui ont servi à l’ensevelissement, bien pliés chacun à sa place… alors c’est comme si ces linges lui disaient, tu vois bien que Jésus n’est plus là, Il n’a plus besoin de tout ça Il est vivant… Jean ressort, il n’a pas vu Jésus, il croît qu’Il est vivant !

J’ose dire, il en est de même aujourd’hui pour nous, pour vous, pour moi

Jésus ressuscité, je ne l’ai jamais vu. Pour montrer qu’Il est vivant, cela se passe autrement que par une apparition : Lorsqu’un jeune, un adulte, une personne âgée se sentent appelées jusqu’au Baptême, lorsqu’ils entrent tout entier dans la foi, je me dis : il y a Dieu derrière, et dedans. Quand j’apprends ce qu’a fait le Colonel Arnaud Beltrame, je n’ai pas besoin d’une apparition pour voir Jésus. Arnaud a fait exactement la même chose que Jésus ! Jésus l’a inspiré ! Plus terre à terre, dans la maison où je suis, quand je vois à table, quelqu’un se lever pour conduire une personne en fauteuil, ou simplement ramasser la fourchette d’un autre, tombée par terre… là aussi, je vois très bien Jésus faire cela ! Il s’est levé de table, Lui aussi, Il s’est mis par terre pour laver les pieds des apôtres. Il y a plein d’autres exemples : ce qui se passe dans une famille où un enfant ou deux, grandissent en demeurant des handicapés profonds… l’amour se vit de la part de ces enfants et de leurs parents bien différemment que ce que l’on avait prévu… Cet amour évoque pour moi Celui que Jésus nous porte aux uns et aux autres, nous, moi qui sommes loin d’être parfaits. Des personnes qui se mettent au service des réfugiés à Vintimille, c’est risqué. La Sainte famille réfugiée en Egypte, n’a-t-elle vécue, Elle aussi une situation semblable ?

                                                   Avec la collaboration de Fabrice

Alors Jésus leur ouvre l’esprit à l’intelligence des Ecritures : les souffrances du Messie,

     Sa résurrection d’entre les morts et la conversion proclamée à toutes les nations

           « Vous recevrez la force de l’Esprit Saint, et vous serez mes témoins »

      La conclusion de l’Evangile d’aujourd’hui s’adresse à chacun, à chacune, à moi !

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       Dimanche 8 Avril 2018,       Dimanche de la divine Miséricorde

                                         St Jean 20/19-23

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                   Jésus vient au milieu des disciples, le soir, les portes fermées…

Cela se passe à Jérusalem, le soir de Pâques. Peut-être dans la salle où l’Eucharistie fut instituée. Là, les disciples sont réunis. Jésus vient au milieu d’eux.

Nous aussi, sommes réunis le dimanche, le jour du Seigneur, ici dans cette Chapelle Matisse

Alors, le Seigneur est là.

Seigneur, je crois en Ta présence en chacun et en chacune.

Seigneur, je crois en Ta présence dans l’assemblée que nous formons

Les portes sont fermées parce qu’ils ont peur… portes ouvertes ou portes fermées, rien n’empêche la présence de Jésus. La résurrection du Christ est tout l’opposé d’une réanimation. La résurrection du Christ est l’opposé de la mort. La présence de Jésus est différente de celle d’avant. Elle n’est plus soumise aux limites de l’espace et du temps.

Jésus se tient debout, l’inverse du gisant, position de la mort.

Seigneur, écarte les peurs de toutes sortes qui m’habitent

 

Jésus leur dit : « Paix à vous ! » La paix, la Mienne, que Je vous donne Jean 14/27

Cela tombe bien, puisqu’ils ont peur. Et nous ? La paix, la paix entre les gens, la paix entre les pays, à vue humaine, cela parait impossible. Pourtant, si Dieu nous le dit, on peut faire la paix, à condition de nous y mettre. Le Colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame s’est opposé à Radouane Lakdim. Pour cela, il est entré courageusement dans le Super U de Trèbes, après avoir déposé son arme. Il a prit la place d’une femme otage. Il a donné sa vie pour elle. Nous avons été les témoins de cela au début de la Semaine Sainte. Durant chaque Messe, nous vivons le moment intense de la Communion. Communion à Jésus, et communion entre nous.

Seigneur, avec Toi, je veux faire la paix autour de moi.

Jésus leur montre Ses mains et la blessure du côté Ce que Jésus a fait pour nous, le don de Lui-même, de Sa Vie, cela ne s’effacera jamais, cela demeure. Cela sera toujours actuel.

Ce que nous avons fait pour les autres et avec les autres, cela demeure, et ne s’effacera jamais

Les disciples sont remplis de joie en voyant le Seigneur, Les disciples vivent une expérience intérieure très forte. Ils sont remplis de joie parce que la présence de Jésus se fait sentir en eux. Tout ce qui est tangible ne suffit pas à remplir la vie. La foi donne un sens

Seigneur, emplis moi, Seigneur ; Seigneur, emplis nous de la joie de croire !

Alors, Il leur dit de nouveau : « Paix à vous » ! Sans doute est-il nécessaire que Jésus nous   renouvelle le don de Sa paix. A nous de vouloir le recevoir et d’y croire

Seigneur, je veux faire la paix autour de moi

 

« De même que le Père M’a envoyé, Moi aussi, Je vous envoie. »

Les disciples ne restent pas entre eux. Ils se sentent appelés à aller vers les autres

Jésus souffle sur eux, « Recevez l’Esprit Saint » A la création de l’homme, il est écrit que l’Eternel insuffle une haleine de vie dans les narines d’Adam Genèse 2/7.

        Ici, c’est une nouvelle création en train de se produire dans les disciples

Seigneur, je veux recevoir Ton Souffle ; Seigneur, je veux recevoir Ton Esprit Saint

« Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis »

         Il n’y a pas de fatalité, rien n’est jamais perdu, tout peut être remis.

« Tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront retenus. »

Rien n’est jamais acquis, on peut même oublier Dieu, on peut même refuser Son pardon.

La vie dans l’Esprit Saint se déploie dans ma vie humaine qui reste fragile et faible !

                                             Avec la collaboration de Fabrice

                               Jésus, j’ai confiance en Toi ! Sainte Faustina        

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PÂQUES, Dimanche 1er Avril 2018, St Jean 20/1-9, le linge à sa place !

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Ce Dimanche matin, très tôt, avant l’aurore, trois personnes, Marie-Madeleine, Pierre, Jean.

Je vous demande de vous intéresser à chacune, de les regarder avec attention, de vous interroger par rapport à elles trois

Il fait encore sombre dans tous les sens du terme. Marie Madeleine se rend au tombeau pour accomplir les soins réservés à l’ensevelissement d’un défunt. Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et, elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a mis. » Pour le moment, Marie est obsédée par la recherche du corps de Jésus…

Pierre part avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils courent tous les deux ensemble. Si l’on en croit St Jean, le dimanche de Pâques, tout le monde se met à courir. Le verbe « courir » est même réservé, dans son Evangile, à ce jour-là, pour des allées et venues au sépulcre. Heureusement que des chrétiens de plusieurs confessions, se sont levés tôt ce matin, pour monter au Col de Vence et célébrer la résurrection du Christ au lever du soleil !

L’autre disciple court plus vite que Pierre. Il arrive le premier au tombeau. En se penchant, il voit que le linceul est resté là ; cependant, il n’entre pas

 

Simon-Pierre arrive à son tour. Il entre dans le tombeau. Il regarde le linceul resté là, et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais, roulé à part, à sa place

Il détaille ces objets, presque comme un inventaire. Il reste fixé sur ces images de la mort

C’est alors qu’entre l’autre disciple, lui qui est arrivé le premier. Il voit et il croit

La foi jaillit de la vision. Si on avait dérobé le corps, on aurait emporté le linceul, on aurait pas pris soin de rouler à part le linge qui avait recouvert la tête… ces objets, tout à coup, changent de sens… ils ne servent plus à rien… Ils deviennent des signes… Jésus n’en a plus besoin… la tombe n’est ni vide, ni pleine, elle est devenue langage… Jésus est vivant au-delà de la mort ! Qu’a-t-il donc vu pour croire soudain ? Il n’a pas vu Jésus, ni des éclairs, ni du tonnerre. Pas de grand spectacle, ou de démonstration de force. Rien de tout cela. Et, cependant, la foi l’habite ! Pour ce matin, le récit s’arrête là. Il nous laisse sur l’essentiel.

Je veux ajouter ceci : Marielle, l’épouse de Arnaud Beltrame, le gendarme qui a donné sa vie

« Nous formons un couple chrétien. Nous nous sommes longuement préparés au mariage religieux qui devait avoir lieu en Juin. Les obsèques de mon mari sont célébrées en pleine Semaine Sainte, après sa mort un Vendredi, à la veille des Rameaux. Tout ceci n’est pas anodin à mes yeux. C’est avec beaucoup d’espérance que j’attends de fêter la Résurrection de Pâques avec Lui »

Et vous ? et moi ? devant tout ça ? Où en suis-je ?

Pour les chrétiens de mon âge, la première étape de la foi a été simplement le milieu familial. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Pour d’autres, c’est comme « un coup de bambou » : ils reçoivent le Seigneur sans comprendre « Il est là, Il m’a remplit de Son Amour, sans plus » Cette première rencontre donne à la foi une tonalité qui ne la quittera plus jamais.

Ensuite, il y a d’autres étapes. Aujourd’hui, les jeunes sont rebutés, parce qu’ils ont des doutes vis-à-vis de toutes les institutions y compris l’Eglise. La foi nous conduit infailliblement vers les autres, mais pas au dessus d’eux, à côté d’eux. Comme Dieu fait avec nous.

Avec la collaboration de Fabrice, et de Fabrice Hadjadj « Résurrection, mode d’emploi »

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Dimanche des rameaux et de la Passion 2018   B   A l’extérieur

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Hosanna, Sauveur des hommes, Louange et Gloire à Toi

Hosanna, pour Ton Royaume, Louange et Gloire à Toi

 

Jésus, Fils de David, Joie dans nos maisons, Jésus Fils de David, Béni soit Ton Nom !

Jésus, le Roi de Paix, montre-nous Ta Voie

 

Jésus Christ, Sauveur du monde, Louange et Gloire à Toi

Par Ta croix, Tu nous fécondes, Louange et Gloire à Toi

 

Bienvenue à vous toutes et tous dans le jardin de la Chapelle !

Ce Dimanche commence par nous faire acclamer Jésus. Cela se passa ainsi le jour de Son entrée à Jérusalem quelques jours avant La Pâque Juive. L’occasion pour notre foi de se manifester ouvertement au grand jour. Laissons-nous entraîner par la liturgie chrétienne.  Marquons- nous maintenant d’un grand signe de croix.

 

                                                                                                                                     

Prière de Bénédiction

Père, daigne bénir + ces rameaux que nous portons pour fêter le Christ notre Roi.

Augmente la foi de ceux et celles qui espèrent en Toi. Père exauce la prière de ceux et celles qui Te supplient. Fais que nous portions des fruits qui Te rendent Gloire. Donne-nous de vivre comme Jésus en faisant le bien, Lui qui règne avec Toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles…

 

Le Seigneur soit avec vous ! Evangile de Jésus Christ selon St Marc 11/1-1O

 

Lorsqu’ils approchent de Jérusalem … Jésus envoie deux de ses disciples et Il leur dit : Allez au village qui est en face de vous. Vous trouverez un petit âne attaché…. Détachez-le et amenez-le. Ils partirent, trouvèrent un petit âne, attaché près d’une porte, dehors, dans la rue. Ils le détachèrent. Des gens leur demandaient : Qu’avez-vous à détacher cet ânon ? Ils répondirent ce que Jésus leur avait dit, et on les laissa faire. Ils amenèrent le petit âne à Jésus, le couvrirent de leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus. Alors beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin, d’autres, des feuillages coupés dans les champs.

Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient :

Hosanna ! Béni Celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le Règne qui vient, Celui de David notre Père. Hosanna au plus haut des cieux !

Avec eux, nous chantons :

Hosanna, Sauveur des hommes, Louange et Gloire à Toi

Hosanna, pour Ton Royaume, Louange et Gloire à Toi

 

Avec nos rameaux entrons dans la chapelle, à la rencontre du Christ Jésus, en chantant

Nous venons d’entendre et de recueillir le récit de la passion du Christ selon St Marc.

Les informations récentes sont tombées sur nous comme une bombe.

Vendredi matin, Radouane Lakdim 25 ans, Français, d’origine marocaine, tue trois personnes et en blesse 16 autres dans un magasin à Trèbes non loin de Carcassonne, en criant Allah Akbar.

Alors qu’une cinquantaine de personnes se trouvent encore dans le magasin, Arnaud Beltrame, 45 ans, Lieutenant-Colonel de gendarmerie, se propose comme otage en échange de la libération des autres. Je suppose qu’il dépose son arme. Entré dans le magasin, il laisse son téléphone ouvert sur une table. Il permet ainsi à ses collègues de savoir ce qui se passe à l’intérieur. Vers 14h.20 Lakdim ouvre le feu sur le gendarme à deux reprises. Il le blesse mortellement. Le GIGN intervient et tue Lakdim.

Arnaud Beltrame, véritable icône du Christ, sous les yeux du monde, aujourd’hui même.

Et, en plus, au moment où nous entrons dans la Semaine Sainte. A la fois l’horreur, dont l’homme est capable, et, en même temps, la grandeur de l’homme, capable de donner sa vie pour sauver les autres.

Les deux extrêmes, l’un en face de l’autre, au même moment, décidant de leur vie à l’extrême

opposé. Être arrivés l’un et l’autre à ce point de non retour ne se fait pas en un jour. J’ai besoin de creuser longuement cette double détermination, résultat d’un long cheminement intérieur.

Qu’est ce que j’en retiens ? Plutôt que me désespérer, me sentir fortement appelé à me donner résolument aux autres, et donc à Dieu. Là, seulement, réside le sens de la vie. Aujourd’hui, je découvre mieux Jésus Christ, Dieu dans une vie d’être humain. Je comprends Sa Vie. Je donne un sens à Sa Mort. Je crois à Sa Résurrection.

 

« Le Christ Jésus, de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui L’égalait à Dieu.

Mais, Il s’anéantit Lui-Même, prenant la condition d’esclave. Il s’humilia plus encore, obéissant jusqu’à la mort sur la croix. C’est pourquoi Dieu L’a exalté et lui a donné le nom qui est au dessus de tout nom : Jésus Christ est Seigneur » St Paul aux Philippiens 2/6-11

Prions les uns pour les autres, tous appelés à devenir fils de Dieu, dans et par L’Esprit

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Dimanche 18 Mars 2018         St Jean 12/ 23-33           «  Son Heure »

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               Ce schéma m’aide à trouver le sens des Paroles de Jésus dans ce texte.

Au centre, une ligne verticale en pointillé, de haut en bas,  ‘le maintenant de l’Heure’ versets 23 et 27

En haut, à gauche, le départ d’une ligne continue qui descend, versets 24, 25, 26, s’incline jusqu’en bas de la ligne en pointillé, verset 27. Là, cette ligne continue, se redresse et se relève, versets 28, 31, 32, sur la droite, face à la ligne de gauche. Si bien que de part et d’autre de la ligne centrale en pointillé se retrouvent face à face les versets 24 et 32, 25 et 31, 26 et 28.

Par leur agencement entre elles, ces Paroles symbolisent le passage de Pâques du Christ, et le nôtre aussi !

 

                                         Au centre, une ligne verticale de haut en bas

12/23 « Elle est venue l’heure où le Fils de l’homme va être glorifié » L’heure de Jésus

12/27 « Maintenant, mon âme est troublée. Que dire ? Père sauve-Moi de cette heure. Mais, c’est pour cela que Je Suis arrivé à cette heure »

                                                   Face à face les versets 24 et 32

12/24 « Si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt, il reste seul.

S’il meurt, il porte beaucoup de fruit » Jésus proclame la fécondité de Son sacrifice

12/32 « Et Moi, élevé de terre » élevé dit la verticalité de la croix, et, en même temps, celle del’Exaltation. La croix est le lieu où commence la remontée du Fils vers le Père.« J’attirerai tous les hommes à Moi » Jésus apparaîtra aux yeux de tous comme le Sauveur du monde

 

                                                   Face à face les versets 25 et 31

12/25 « Celui qui s’attache à sa propre vie la perd » La loi de mort et de vie vaut pour lesdisciples comme pour le Maître : Qui sacrifie tout, sauve tout

« Celui qui ne s’attache pas à sa propre vie en ce monde, la conservera pour la vie éternelle »

12/31 « C’est maintenant le jugement de ce monde » Le jugement de ceux et celles qui seferment à la Lumière apportée par Jésus«  C’est maintenant que le prince de ce monde va être jeté bas » La mort de Jésus rejette définitivement satan loin du ciel

 

                                                   Face à face les versets 26 et 28

12/26 « Si quelqu’un vient à Me servir, qu’il Me suive. Où Moi, Je Suis, Là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, Mon Père l’honorera                      

12/28 « Père, glorifie Ton Nom ! » Que Ton Nom soit sanctifié !   Que Dieu Lui-même se fasseconnaître au monde. Une voix vint alors du ciel : «  Je l’ai glorifié » par les actions que Jésus a accomplies au Nom de Son Père « et Je le Glorifierai encore » la glorification de Jésus et l’Envoi du Saint Esprit dans ses disciples achèvera l’œuvre du Christ

 

                 12/33 « Il signifiait par là de quelle mort Il allait mourir »

                            Pour voir Jésus, il faut regarder vers le Crucifié-Glorifié  

                                            Avec la collaboration de Fabrice

 

 

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             Dimanche 11 Mars 2018         La Lumière et les ténèbres

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Dans l’Evangile de ce jour, Jean 3/ 14-21, l’Apôtre St Jean s’adresse directement à nous, dans une catéchèse qui va à l’essentiel

 

St Jean 3, verset 16 Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils, l’Unique…

Faisons silence. Le souvenir du sacrifice d’Isaac semble avoir inspiré cette parole. Dieu donne. Dieu se donne Lui-même en Jésus. Peut-on donner plus que soi-même ? Dieu a fait cela ! C’est inimaginable. C’est l’incarnation. Là est le point de départ de tout. Il faut toujours repartir de cette vérité fondamentale.

« Qui donc est Dieu, pour nous aimer ainsi, fils de la terre ? »

« Qui donc est Dieu, s’Il vient à nos côtés prendre nos routes ? »

« Qui donc est Dieu, que nul ne peut aimer s’il n’aime l’homme ? »

         Comment se fait-il que nous doutions de la bienveillance de Dieu ?

Nous avons de Dieu une image souvent faussée. La racine fondamentale du mal est de douter de la bonté de Dieu. La révélation nous dit que Dieu nous aime, qui que nous soyons. Cet Amour de Dieu ne vient pas de moi, Il m’est donné.

« Il a plu à Dieu, dans Sa bonté, de Se révéler Lui-même… par le Christ, Verbe fait chair,

les êtres humains… deviennent participants de la nature divine…

Dieu invisible, s’adresse aux humains… et les invite à entrer en communion avec Lui… » Vatican II, Constitution sur la Révélation divine, n° 2.

Nous devrions savoir cela par cœur

La bonté de Dieu se traduit à travers tout ce qu’Il fait pour nous : la création, l’Alliance, le salut proposé à tous, l’Eglise qu’Il rassemble et envoie, à travers 1000 petits gestes quotidiens et aussi des épreuves et des dons de soi. En un mot, cultiver la bonté en soi et autour de soi.

Dans votre prière du soir, appliquons-nous à dire sept petits mercis. On peut y arriver.

St Jean 3, verset 17 Car Dieu n’a pas envoyé Son Fils dans le monde pour condamner le monde, mais pour que le monde soit sauvé par Lui

A l’idée du Messie justicier, Jésus substitue l’idée du Messie sauveur. Le don de la vie pour le monde entier est plus fort, plus déterminant que la menace du jugement-condamnation

Verset 18 Qui croit en Lui n’est pas condamné… le verbe est au présent dans ce passage, celui qui croit en Jésus échappe au jugement. Je décide que mon monde vient de Dieu et que l’homme peut le bien. Je décide que le mal présent n’a pas tous les pouvoirs. Je le « décide » car Dieu me laisse libre de Le croire ou de ne pas Le croire

Qui ne croit pas est déjà condamné parce qu’il n’a pas cru au Fils Unique de Dieu

Verset 19 Le jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, c’est l’incarnation

Et les hommes ont préféré l’obscurité à la lumière le jugement se fait dans l’intime des cœurs

Il n’y a pas la fatalité du mal. Le dernier mot de Dieu est de contester les ténèbres par l’envoi de la lumière, le mensonge par la force de la vérité, le malheur de l’esclavage par le don de la liberté, la mort par la promesse de la vie.

La foi est un savoir pratique qui rend capable de s’orienter dans la vie. Ce savoir n’est jamais acquis définitivement. Aimé, le croyant est appelé à aimer.

                           Avec la collaboration de Sophie et de Fabio

 

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Dimanche 4 Mars 2018     Temple détruit, Temple nouveau relevé

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St Jean 2/ 13-25   La Pâque des Juifs est proche. Jésus entre dans le Temple de Jérusalem

Le Temple est une bâtisse imposante. Il comporte une enceinte, comme une place publique, libre d’accès à tout le monde et le sanctuaire proprement dit, inaccessible aux non-Juifs.

Dans l’enceinte du temple, appelée le parvis des païens, se tient un immense commerce. La présence des marchands de colombes, de brebis et de bœufs s’explique, aisément, car les pèlerins ne peuvent amener avec eux les animaux nécessaires au sacrifice. De même les changeurs, car les achats ne peuvent se faire qu’avec la monnaie du Temple.

 

Jésus fait un fouet avec des cordes. Il les chasse tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs. Il jette par terre la monnaie des changeurs, renverse leurs comptoirs. Il dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici »

Pas vraiment habituelle cette scène d’Evangile ! Pas vraiment courant de découvrir Jésus se manifester de cette manière ! Il faut prendre la mesure de ce que Jésus vient de faire.

Le Temple est sacré. Il est le cœur de la vie d’Israël, Il est la maison de Dieu. C’est exorbitant ce qui vient de se passer. Jésus sait très bien que Son geste est lourd de menaces pour Lui. En agissant ainsi, Jésus engage une épreuve de force avec les Autorités d’Israël.

                                         Que Jésus veut-Il nous dire ?

           «  Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de commerce ! »

Jésus s’oppose frontalement à cette manière de pratiquer la religion. Religion a la même racine latine que relation. La religion c’est la relation. La religion c’est d’entrer en relation avec Dieu. La relation à Dieu se vit à travers la relation aux autres. Dieu donne. Plus encore Dieu Se donne. La vraie relation à Dieu, c’est de se donner soi-même.

Jésus s’oppose à ce que nous fassions de la religion une sorte de marchandage.

Je te fais une belle offrande (d’animaux) pour que toi tu fasses ce que je te demande. Quand je réfléchis, je peux reconnaître que même aujourd’hui, la relation de marchandage existe. Par exemple : je viens me confesser, donc je suis pardonné, et je continue comme avant. Et, avec les autres, je veux bien pardonner si ils font un pas vers moi.

Je pose des conditions à Dieu et aux autres. Ce n’est pas relation vraie avec Dieu et avec les autres.

On réplique à Jésus : Quel signe (quel miracle) nous montres-Tu puisque Tu fais cela ? Jésus répond : « Détruisez ce sanctuaire et, en trois jours je le relèverai »

Cette réponse énigmatique de Jésus déclenche un malentendu

Ce sanctuaire a été édifié en quarante-six ans, et Toi, Tu le relèverais en trois jours !

Mais Jésus parlait du sanctuaire de son corps, du Temple de Son corps

                        Jésus est le véritable Temple de Dieu

En expulsant les animaux du Temple, Jésus se met à la place des animaux ! Il révèle et annonce que la véritable offrande, c’est l’offrande de Lui-même, le don de Lui-même.

Jésus m’apprend que pour faire avancer les choses, il faut se donner soi-même

 

 

1Corinthiens 1/25       Ce qui semble folie de Dieu, ce qui semble faiblesse de Dieu

Quand Dieu Se fait un simple homme, quelle faiblesse ! Quand Il donne Sa Vie, quelle folie ! 

               Est plus sage que les hommes, Est plus fort que les hommes.

Il n’y a rien de plus sage et de plus puissant pour relever et renouveler chaque être humain

                                                         Que le don de soi

                                           Avec la collaboration de Fabrice

 

 

 

     Dimanche 25 Février 2018,   épreuves…    vies transfigurées…     

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              Genèse 22/ 1-19  Dieu dit : Abraham !  Il répond : me voici !

            Quoi de plus simple, apparemment ! Quoi de plus engageant en vérité !

« Prends ton fils, ton fils unique, celui que tu aimes, Isaac »

          Isaac signifie « le sourire de Dieu »  quel étrange sourire de Dieu !

« Va au pays de Moriah, et là, tu l’offriras en sacrifice sur la montagne »

Les routes d’Abraham n’ont jamais été faciles. Le voici, maintenant, au sommet de l’épreuve

Le texte n’entre pas dans les sentiments d’Abraham. Par contre, nous savons qu’il se met en route avec Isaac, son fils unique, et, il va faire ce qu’il pense être la volonté de Dieu

C’est alors que, du ciel, la voix de l’Ange du Seigneur  se fait entendre une première fois :

                         Abraham ! Abraham !   Il répond : Me voici !

« N’étends pas la main contre l’enfant ! Ne lui fais aucun mal ! Je sais maintenant que tu crains Dieu : Tu ne M’as pas refusé ton fils, ton unique »

« La crainte de Dieu » C’est le contraire de la peur. C’est un sentiment de révérence si fort, qu’il se tourne en confiance absolue en Dieu.

L’Ange du Seigneur appelle Abraham une seconde fois :

« Je rendrai ta postérité aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que le sable au bord de la mer. Par ta postérité seront bénies toutes les nations de la terre parce que tu as prêté l’oreille à Ma voix »

Ainsi l’obéissance d’Abraham et de son fils unique auront une répercussion sur toute leur descendance… Nous faisons partie de la descendance d’Abraham

                                     Changement de registre

Regardons maintenant un nouveau visage, Celui de Jésus Christ,  Fils Unique du Père

comme Isaac a été  fils unique d’Abraham.

« Tu ne voulais ni offrande, ni sacrifice. Tu as ouvert mes oreilles. Tu ne demandais ni holocauste, ni victime ». Alors j’ai dit Voici, Je viens » !

Jésus s’implique Lui-même. Il va jusqu’au bout. Jésus se donne. Jésus donne Sa Vie.

Et là, Jésus, le Fils Unique, Il se heurte à l’incompréhension de ses disciples et en particulier à celle de Pierre. Cette figure du Messie de Dieu ne correspond pas à l’idée qu’ils se font.

 

                              St Marc 9/ 2-10 La transfiguration

Jésus prend avec Lui Pierre, Jacques et Jean. Il les emmène à l’écart sur une haute montagne. Il est transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants.

Elie leur apparut avec Moïse, tous deux s’entretenaient avec Jésus

Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre

                          « Celui-ci est mon Fils bien aimé : écoutez-Le ! »

                    ils redescendent de la montagne. N’en parlez à personne

Quand on a vécu un moment intense de lumière, on en sort transformé. C’est très difficile à dire. Il faut attendre longtemps avant d’en parler.

C’est quoi la transfiguration ? Ce peut être un bon regard, un sourire, un coup de main, une attention qui changent la couleur de la vie. Je connais des personnes engagées les unes aux côtés des réfugiés, d’autres, une après-midi par semaine auprès des malades pour libérer les familles qui s’en occupent tout le  reste du temps. Elles ne sont plus les mêmes. Elles ne se reconnaissent plus elles-mêmes. Avant, certaines étaient sans énergie, toujours fatiguées. Maintenant, elles découvrent avec ces personnes une force et une espérance qui leur sont données. Une énergie qui les étonnent elles-mêmes. Leur regard sur les autres a changé !            

                                     Avec la collaboration de Fabrice

   « Tu as prêté l’oreille à Ma voix » Qu’entendent ceux et celles qui ont des oreilles.

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Dimanche 18 Février 2018,    L’exode… le passage…    St Marc 1/ 12 à 15

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Jésus vient d’être baptisé par Jean-Baptiste … Aussitôt, l’Esprit le pousse au désert …

Le désert, l’exode, un des mots-clés de la Bible … la traversée du désert c’est presque l’histoire d’Israël résumée en un seul mot … Moïse, le peuple avec lui, quitte l’Egypte, erre dans le désert pendant quarante ans, soit le temps d’une génération entière.…

Là, dans le désert le peuple reçoit la Loi. Il reçoit la manne qui le fait vivre. Le bâton de Moïse fait jaillir l’eau d’un rocher. Mais, ces quarante ans sont remplis d’épreuves… Souvent Israël se retourne vers le passé, regrette le temps d’avant, le temps d’Egypte où tous étaient nés, qui était leur vraie patrie. De la terre promise, ils n’avaient guère idée.

Jésus est poussé par l’Esprit au désert  En ce premier Dimanche de carême, je découvre que Jésus lui-même entre, Lui aussi, en carême, Jésus entre dans Sa traversée du désert

Jésus y reste quarante jours … quarante ans, quarante jours, le même chiffre quarante

Tenté par Satan … oui, la tentation existe, même pour Jésus. La tentation fait partie de notre condition humaine qui doit prendre en main sa destinée, son achèvement. Devant la tentation, pas de tergiversations, une seule issue : pour en sortir, ne pas la laisser entrer ! C’est ce que nous demandons dans le Notre Père : « Ne nous laisse pas entrer en tentation ».

Il vit parmi les bêtes sauvages, les peurs, les désirs de puissance, de réussites, les blessures, les échecs, tout ce qui risque de nous bloquer irrémé diablement

Les Anges Le servaient, les bons côtés, les bonnes inspirations, les gestes de générosité, de dévouement, le Souffle de l’Esprit

Après l’arrestation de Jean-Baptiste, malgré les dangers, Jésus part pour la Galilée proclamer l’Evangile de Dieu  

Fortifié par l’Esprit dans cette traversée du désert, Jésus en sort confiant. Jésus en sort totalement relié à la Parole de Dieu Son Père. Jésus en sort décidé à Se donner entièrement.

      En quoi cela peut-il nous toucher, nous, chrétiens du vingt et unième siècle ?

D’abord, il y a les exilés, les réfugiés. Ils vivent tragiquement cette traversée. Ils existent peut-être tout près de nous. Nous en connaissons quelques uns ou nous préférons ne pas les voir

Ensuite, il y a nous-mêmes : tous et toutes nous vivons notre exode intérieur, nos passages à vide. Le mot PASSAGE, voilà un autre mot clé de la foi.

Nous sommes, à un moment ou à un autre, d’une certaine façon, comme Israël au désert.

Exode d’un monde d’avant que nous pouvons regretter ; passages douloureux d’un amour qui se détruit ; passage difficile d’amitiés que nous avons perdues ; vivre un veuvage où celui qui reste est comme un exilé ; affronter la solitude ;  la maladie ; la vieillesse ; les échecs …

Nous avançons dans notre vie comme nous pouvons. Quelquefois, tout droit et d’un pas assuré. Quelquefois cahin-caha et sans clairement voir le but. Quant au but, ce royaume d’amour qui est notre patrie promise, il semble lointain.

Toutes ces étapes de la vie sont des PASSAGES à franchir, à traverser. N’oublions pas, nous chrétiens, que justement le mot PAQUES signifie PASSAGE

Le Carême n’est pas un temps exceptionnel. Il est plutôt un rappel de ce dont est faite notre vie entière. Une longue marche vers notre terre promise. Chrétiens, nous sommes un peuple et nous marchons ensemble.

Quarante jours nous sont donnés ! pour entrer dans une démarche de transformation… pour nous tourner davantage… vers Dieu, vers les autres, vers nous-mêmes. Le combat spirituel sera sans doute au rendez-vous. Quarante jours nous sont donnés !  Le Seigneur nous y devance, Il nous entraîne vers Sa Pâques. Laissons-nous pousser par l’Esprit.

                                    Quarante jours nous sont donnés !

                                      Avec la collaboration de Fabrice

Dimanche 11 Février 2018, Journée mondiale des malades, St Marc 1/ 40-45

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11 Février, Journée mondiale des malades. Il y a 25 ans, St Jean-Paul II créait cette belle initiative en ce jour de la fête de Notre Dame de Lourdes. 2018 est le 160ème anniversaire de la première apparition à Sainte Bernadette.

Dans le bulletin  « le Jour du Seigneur » de janvier 2018, voici des  extraits de l’interview du Père Denis Ledogar, infirmier, devenu prêtre et aumônier à l’hôpital de Strasbourg

 

           Comprenez-vous que l’être souffrant puisse rejeter Dieu ?

Bien sûr ! Quand une maman perd un enfant, la première réaction est la révolte. Une personne assaillie par la souffrance physique, morale ou spirituelle a besoin de l’exprimer. Il faut laisser sortir les mots. Dire, c’est se libérer. Un patient qui a mal, ne peut entendre les discours pieux. Il a besoin de silence et d’écoute. A travers le silence, et l’écoute, je peux le rejoindre. Selon la proximité que je partage avec lui, je peux poser discrètement ma main sur son épaule. Sentir cette humanité à côté de lui, cela lui fait du bien. Le geste précède la parole

C’est exactement ce que fait Jésus dans l’Evangile d’aujourd’hui. Contrairement à ce qui est permis, Jésus se tient à côté du lépreux :

Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha, et lui dit : « Je le veux, sois purifié »

 

        Quelle place peut occuper Dieu dans le cœur de l’être en souffrance ?

Paul Claudel a écrit : «  Dieu n’est pas venu supprimer la souffrance, Il n’est même pas venu pour l’expliquer. Il est venu pour la remplir de Sa Présence » Jésus ne se présente pas comme un champion de la souffrance. Jésus prend le visage de toute souffrance. Offrir sa souffrance à Dieu peut signifier que malgré le mal et ce qui me déshumanise, je veux continuer mon chemin avec le Seigneur et poser mes mains dans les Siennes. Dans ce sens la souffrance peut faire grandir l’être humain. Mais cela ne me permet pas de demander à tous les malades d’offrir leur malheur à Dieu. Seulement après un apprivoisement mutuel et un cheminement spirituel, je peux inviter quelqu’un à relier sa souffrance avec Jésus. Il faut rester humble.

            Comment aidez-vous les familles et les proches des souffrants ?

Les croyants peuvent fonder leur espérance sur le Christ. Pour eux, la vie n’est pas absurde. Mais cela ne va pas de soi. J’accompagne des personnes qui n’ont pas la foi, pour qui il n’y a rien après. Sans essayer de les récupérer, je leur manifeste ma présence comme un frère en humanité. Parmi eux, certains sont partis en toute sérénité, avec le sentiment d’avoir vécu de belles valeurs humanistes. Je rencontre une génération d’adultes qui perdent leurs parents, et qui sont démunis devant la mort. On m’interroge : « Est-ce que mon père m’entend ? » Je les rassure : «  Tu peux lui dire que tu l’aimes, avec des mots à toi. » Même face à une personne inconsciente, la parole et la douceur d’un proche créent des ondes de bien-être. Il n’est jamais trop tard pour glisser à l’oreille de quelqu’un : « Je t’aime. »

         Comment aumônier supportez-vous de croiser tant de souffrances ?

Après des rencontres intenses, j’éprouve le besoin de me rendre à la chapelle de l’hôpital. Dans le silence, je me retrouve face à moi-même dans une intimité avec Dieu. Un véritable dialogue s’instaure alors entre deux amis qui ont besoin de faire le point. J’ai quelquefois envie de dire : «  La charge devient trop lourde, je la dépose près de Toi. » J’entends alors les paroles de Jésus : « Venez à Moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et Moi, Je vous procurerez le repos. » Cela m’apporte de la sérénité. A côté de la prière, j’aime m’évader

de l’hôpital et rejoindre les grands espaces. Mes frères en communauté, les amis sont importants. Le Seigneur reprend le dessus. Il semble me dire : «  Denis, je n’ai pas de main, de bras, de sourire, mais Je t’ai donné le sourire, la gentillesse, la tendresse… tu es Ma voix, Ma douceur auprès des malades. » Oui, le Seigneur ne fait rien sans l’être humain.

 

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Dimanche 4 Février 2018   Après la synagogue  … St Marc 1/ 29-39

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                     -  Jésus dans la maison de Simon et André

                  On Lui parle de la belle-mère de Simon qui a de la fièvre

Jésus s’approche d’elle, la saisit par la main, et la fait se lever. La fièvre la quitte.

Et, elle les sert

Le récit est bref, focalisé sur les gestes de Jésus et ceux de la femme. Jésus fait de cette femme le modèle de tout disciple : quelqu’un qui s’engage dans le service des autres et du Seigneur. En 1990, on a édifié une chapelle sur l’emplacement probable de cette maison.

-          Jésus sur la place publique de la ville

Le soir venu, la ville entière se presse sur la place. Jésus guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et Il expulse beaucoup de démons. Il les empêche de parler…

La venue de Jésus déclenche l’opposition des démons. Quand ils révèlent l’identité de Jésus, c’est pour que Sa mission échoue. Il y avait beaucoup de gens qui se présentaient comme « christs ». Il y avait beaucoup de manières de comprendre le titre de « fils de dieu » C’est peu à peu que les disciples et les chrétiens ont accédé à la foi véritable en  Jésus. Comme nous.

 

                                       -  Jésus dans un lieu désert

Le lendemain, Jésus se lève bien avant l’aube. Il se rend dans un endroit désert, et là, il prie

C’est le désert, la solitude, la prière qui relance la mission.

-          Jésus annonce : « partons ailleurs » 

Quand Simon et les autres Le trouvent, Il répond : allons ailleurs … Et Il parcourt toute la Galilée proclamant l’Evangile, et expulsant les démons

Le champ d’action de Jésus s’élargit de plus en plus. La Galilée, c’est la Galilée des nations.

      Dès son premier chapitre, St Marc dresse l’image d’une journée-type de Jésus

                                  Que retenir de tout cela ?

Jésus-Dieu se rend proche des gens en s’ouvrant aux exigences du moment…  et moi…

Jésus-Dieu enlève le mal dans les gens…   j’ai besoin moi aussi de me transformer …

Jésus-Dieu en pleine activité, Il prend le temps de prier… la même question m’est posée …

Jésus-Dieu annonce la Bonne Nouvelle de Dieu… est-ce que je m’implique dans mes paroles

Jésus-Dieu regarde en avant … mon passé risque de bloquer la marche en avant …

                                             En collaboration avec Fabrice

                    Le 2 Février est la fête de la présentation de Jésus au Temple.

C’est aussi la journée des personnes consacrées à Dieu. Ici, les religieuses dominicaines du très saint rosaire, ont fait le don de leurs vies. Pour le service réciproque, le service des autres, le service de Dieu. Tout cela dans la prière quotidienne en communauté.

Merci de l’Espace Musée qui prolonge, et manifeste  parmi nous, le témoignage de Matisse

Merci Dieu. Il travaille le monde comme la sève qui prépare en ce moment le printemps dans la nature

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           Dimanche 28 Janvier 2018, Jésus dans la synagogue

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                  St Marc 1/ 21-28 : Capharnaüm, la ville au bord du lac

   Dans la synagogue, Il y a un homme tourmenté par un esprit impur (mauvais)

En langage biblique, l’impureté, c’est le mélange. Un esprit impur, un esprit qui mélange le

vrai et le faux, qui mélange le bien et le mal, un esprit qui met le mal à la place du bien.

Un homme tourmenté, un homme en pleine confusion intérieure. Il est divisé en lui-même, sans repères, sans unité intérieure, sans rectitude de vie.

En Dieu, il n’y a ni mélange, ni compromission. Dieu est saint, c’est-à-dire Dieu est unifié. Avec nous, Dieu unifie nos vies, nos existences.

                                               Que dit l’Eglise sur le mal ?

Les démons sont des anges. Ils ont été créés bons, intelligents, volontaires, libres.

Dans ce passage d’Evangile, eux, ils savent très bien, qui est Jésus, mieux que les gens :

Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu.

Ces anges refusent la prééminence de Dieu. Ils s’opposent à Jésus, à Son Règne d’amour. Ils combattent radicalement la Sainteté de Dieu. Ils sont devenus mauvais irrévocablement.

Les démons ne sont pas dieu. Il n’y a pas un Dieu de Bonté et un dieu du mal qui s’opposent.

Les démons sont des créatures. Ils cherchent à tenter pour entraîner à leur suite l’être humain. L’Eglise pense que nous sommes faibles devant les tentations

Quand nous prions Le Notre Père, nous demandons : ne nous laisse pas entrer en tentation. Entrer en tentation, c’est écouter, se laisser séduire, finalement, ouvrir sa porte, et laisser entrer ceux qui ne peuvent pas entrer en nous, sans notre accord.

Laissons de côté les représentations fantastiques des démons. Quand j’ai peur des démons cela vient de ce que je leur attribue plus de place, plus de pouvoir, qu’ils n’en ont en vérité

Tous les recours à des pratiques d’occultisme, de spiritisme, de rites superstitieux, de phénomènes paranormaux, sont très dangereux. Ils créent en nous cet espace de mélange intérieur où l’obscurité prend la place de la lumière. Nous ne savons plus où nous en sommes.

 

Ne nous laisse pas entrer en tentation

La réponse de Jésus nous sert de modèle. Elle est nette, directe, immédiate, sans appel :

« Tais-toi ! » (silence)

Nous ne sommes pas Jésus, mais nous sommes tous capables de dire : Tais-toi !

Dans le Notre Père, nous ajoutons : mais délivre-nous du mal

Jésus ordonne : « Sors de cet homme »

Quand l’Eglise exerce le pouvoir du Christ dans l’exorcisme, un grand pas en avant est posé. Pour autant, je ne dois pas laisser de côté l’adage « aide-toi, le ciel t’aidera »

Le mal en moi, j’ai à le sortir, moi aussi. Ce que j’ai à changer dans ma vie, quand je le décide réellement, Dieu le change avec moi « Je Suis avec vous tous les jours » dit Jésus

                               Quels sont les fondamentaux de la foi ?

Non, je ne suis pas démuni, sans défense, voué à un destin devant lequel je ne peux rien. C’est faux. Nous autres, êtres humains, nous ne sommes jamais voués à la perdition. Il y a plein d’exemples, même autour de nous, de gens qui sont revenus à Dieu.

Il y a aussi les anges qui nous accompagnent. Nous les appelons les anges gardiens. Nous n’y pensons peut-être pas souvent

Nous avons l’intercession puissante de Marie, des saints, des saintes

Nous avons Jésus dont le nom signifie «  Sauveur ».

Nous avons la prière, nous avons l’Eucharistie, nous avons le sacrement de la réconciliation. Nous avons la présence du Dieu d’amour, plus proche de nous que nous-mêmes

     St Marc, dès le premier chapitre, nous montre que l’Evangile est en marche !

 

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Dimanche 21 Janvier 2018, la Bonne Nouvelle de Dieu 

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Nous sommes dans la semaine de prière pour l’unité entre les chrétiens, orthodoxes, réformés, catholiques. La Parole retenue est la suivante : « Le Seigneur est ma force et ma louange. Il est mon libérateur » Le Pape François nous dit : « sans dialogue, rien n’est possible. Le dialogue, c’est comme un grand pont, même si l’on doit se dire des choses désagréables en face » Ce n’est pas facile, cependant, il y a eu bien des  réconciliations 

St Marc 1/ 14-21  Nous lisons cette année l’Evangile de St Marc. Voici les deux premières phases :

Après l’arrestation de Jean le Baptiste, Jésus part pour la Galilée…

La Galilée, région frontière où cohabitent Juifs et païens. Galilée, terre de contrastes, terre de l’accueil et du refus. La Galilée, on pourrait dire, sans se tromper, la France, les pays d’Europe, les pays du monde, lieux où coexistent plusieurs croyances différentes, plusieurs incroyances et indifférences et oppositions à l’idée même de Dieu. Il est même indiqué :

Après l’arrestation de Jean le Baptiste pour bien nous faire comprendre que la Galilée, ce n’est pas le terrain idéal. Or, c’est là justement, que Jésus choisit son lieu de vie. Et, à la fin de l’Evangile de Marc, c’est en Galilée, que Pierre et les disciples rencontreront Jésus Ressuscité. D’une certaine façon, chaque fois qu’il est question de la Galilée, c’est chez nous !

Jésus proclame l’Evangile de Dieu !

Le mot « Evangile » vient du grec et signifie « bonne ou heureuse nouvelle » et en hébreu l‘annonce d’une victoire ou d’un danger écarté. Nous, chrétiens quand nous disons Evangile, nous pensons aux quatre livres d’Evangile. Avant d’être un livre, L’Evangile c’est :

L’Evangile de Dieu, la Bonne Nouvelle de Dieu, comme dit magnifiquement St Marc

La Bonne Nouvelle, c’est que Dieu en personne est venu chez nous. La Bonne Nouvelle, c’est que Dieu veut notre bien. La Bonne Nouvelle, c’est que Dieu n’exclut personne. Jésus dit et fait tout cela.

« Les temps sont accomplis »

Nous vivons LE moment de l’histoire où Dieu en personne est entré dans le temps et dans l’espace du monde. En quelque sorte, Dieu sort de Lui-même, descend de Lui-même. Dieu Se donne à plein. Et nous, nous avons à croire cela, à en vivre. En quelque sorte, l’histoire du monde se partage en deux périodes : avant la venue de Jésus sur terre… et à partir de la venue de Jésus sur la terre. C’est « maintenant » que Dieu vient à notre rencontre.

« Le règne de Dieu est tout proche »

Nous avons du mal à croire que Dieu est « tout proche ». Nous avons du mal à croire que Dieu habite notre quotidien banal. Nous Le sentons plutôt, tout en haut, inaccessible, presque étranger à nos problèmes concrets. Ce n’est pas de cette manière-là dont Jésus se présente aux personnes qu’Il rencontre. Aujourd’hui, est-ce que je crois vraiment que le règne de Dieu est tout proche ? Est-ce que je crois que le règne de Dieu est dans le moment présent ?

« Convertissez-vous et croyez à l’Evangile »

Croire que le règne de Dieu est tout proche suppose une conversion… c’est-à-dire un retournement, un changement de point de vue. Nous avons chacun, chacune une réponse adaptée à l’appel personnel que Dieu nous fait. Dieu s’est bougé pour nous. Nous, il faut nous bouger pour Dieu             

                                      Avec la collaboration de Patrice

                                 Dimanche 14 Janvier 2018

                        Ce Dimanche nous propose pleins d’appels de partout :

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1° C’est la journée mondiale des migrants et des réfugiés.

Si cela ne nous intéresse pas, il faudrait opérer une conversion dans nos têtes. Oui, on peut toujours faire quelque chose grâce aux associations. Nous savons bien qu’il s’agit d’hommes, de femmes, d’enfants en situation de détresse. Martine Landry, 73 ans, je souligne son âge. Elle pourrait penser que c’est le moment de lever le pied. Non. Elle a une responsabilité dans Amnesty International. Elle a été convoquée au tribunal de Nice, mardi dernier pour « aide à l’entrée » de deux migrants mineurs à la frontière franco-italienne. Ce qu’on appelle un « délit de solidarité ». Le tribunal a du mal à trancher. L’affaire est renvoyée au 14 Février prochain.

2° La première lecture, 1er livre de Samuel 3/ 3-10. 19.

Samuel, cet enfant que sa mère stérile avait promis de donner à Dieu si il venait à naître. Samuel dort dans le temple. Dieu l’appelle, il ne sait pas que c’est Dieu. La troisième fois, le prêtre Eli lui dit, si on t’appelle encore, répond « parle Seigneur, ton serviteur écoute » Quelle magnifique manière d’entrer en prière aussi bien pour les enfants, que pour nous, les adultes !

Samuel vivait en Palestine vers mille quarante ans avant Jésus.

3° Evangile de St Jean 1/ 35-42

Tout est parti d’une parole de St Jean Baptiste « Voici l’agneau de Dieu » Cette parole est reprise et chantée à chaque messe au moment où le prêtre fractionne l’hostie. Jésus l’agneau de Dieu. Un disciple de Jean-Baptiste s’appelle André. L’autre n’est pas nommé… si il nous représentait ? Sommes-nous capables de dire : «  oui, j’ai rencontré le Christ » Ce n’est pas d’une apparition dont je veux parler. C’est une expérience qui nous permet de dire «  oui, je crois vraiment que le Christ est vivant et qu’Il me l’a fait sentir » L’Evangile poursuit : Ils restent auprès de Jésus ce jour-là. Il faut que cette expérience prenne racine en nous.

4° Avant-hier, des conteuses, dont une vient à la messe ici, rencontraient à la prison de Grasse quelques jeunes de 14 à 17 ans.

Certains poursuivent leurs études en prison et même le baccalauréat. J’admire que cela se passe en prison. Quelle intuition géniale a jailli d’une personne pour arriver à cela ! Une des conteuses est ressortie avec cette parole « quand on peut se parler, la violence disparaît ».

 

                                    Comment faire le lien entre tout cela ?

De grandes choses, des évènements importants, l’appel du Seigneur, une rencontre, tout cela commence souvent à partir de trois fois rien… de petites choses

Trois verbes importants au cœur de la liturgie de ce Dimanche

« écoute » apprendre à écouter… quoi ? les appels qui viennent du monde, de Dieu

                          ‘Parle Seigneur, ton serviteur écoute’

«  venez et vous verrez »  oui, de temps en temps, il faut se déplacer, il faut y aller, il faut ouvrir les yeux, il faut s’engager, il faut se donner.

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Dimanche 7 Janvier 2018   Les Mages  St Matthieu 2/ 1-12

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Jusqu’à maintenant, le temps de Noël est vécu au niveau de la famille : Marie, l’Enfant, Joseph…  quelques bergers qui sont venus …

Il est vrai que le ciel s’est manifesté pour proclamer la naissance de Dieu parmi les hommes…

Il est vrai aussi que le 24 Décembre à midi, à la cité paroissiale de Vence un  repas a été servi ou porté à plus de 110 personnes qui étaient seules ce jour-là. Cela fait beaucoup de monde, grâce à vous. Merci, merci de la part des organisatrices et de tous ceux et celles qui les ont aidées.

Le Dimanche de l’Epiphanie, après Noël, les Mages. Ils représentent à eux tout seuls « les nations » du monde ! Ils représentent les peuples encore loin de Dieu encore loin de Jésus. A ces mages, il leur a fallu du temps, des difficultés, des questions pour arriver jusqu’à Jésus. Ils l’ont découvert comme un bébé dans les bras de Sa Mère. Ils ont cru en Lui.

Le maître mot du Dimanche de l’Epiphanie, c’est le verbe « ELARGIR »

Ne suis-je pas trop confiné dans mes cadres habituels ? Ne suis-je pas être trop à l’étroit dans mon cœur ?

L’Epiphanie, c’est s’ouvrir à ce qui arrive, à ce qui nous est proposé par les évènements, à ce à quoi on ne s’attendait pas.

La foi ouvre mon regard : ne laisse pas mes ténèbres me parler …

Donne-moi la Lumière qui vient de Toi

Ah, les mages ne sont pas du passé. Ne sont-ils pas bien plus que trois ?

Si nous étions les mages, nous, aussi ! Nous sommes menés par des chemins que nous n’avions pas prévus, parfois éprouvants. La foi est une étoile dans nos vies.

Repartir par un autre chemin : choisir de vivre de la paix que le Seigneur nous donne, là, dans ce monde où nous sommes plantés pour porter du fruit !

                                       Avec  la  collaboration  de Fabrice

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         Lundi 25 Décembre 2017   St Luc 2/1-14       la nuit…  NOËL

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Quelle chance de nous retrouver, ensemble, dans votre église, célébrer Noël, en pleine nuit, en toute confiance

« Ne craignez pas !… n’ayez pas peur… je vous annonce une bonne nouvelle !…une grande joie !… je laisse cette annonce inattendue faire son chemin en moi…aujourd’hui, dans la ville de David, un nouveau-né !… un être nouveau… couché dans une mangeoire, le Christ, le Seigneur, notre Sauveur !... Dieu en personne, Lui-même ! incognito, qui l’a su à part quelques bergers ?… Lui qui deviendra un jour notre nourriture… Paix sur terre aux hommes qu’Il aime !... »  Incroyable tout cela !

 

Je résume : Dieu Lui-même, en personne, Il vient, Il se fait un nouveau-né, pour devenir un être humain, au milieu de tous les gens, quels qu’ils soient…

Cela se passe dans un pays, Israël-la Palestine, au temps de l’Empereur Auguste,

Dieu en personne descend sur la terre par ce qu’Il aime le monde !

Et pour quoi ? Pour que nous construisions la paix chaque jour, et que nous n’ayons pas peur !

Très concrètement ces paroles de l’Evangile de St Luc, m’apprennent aussi d’autres éléments la maman de Jésus, elle est enceinte sans avoir reçu une semence masculine

Joseph, il est appelé à adopter chez lui l’enfant de Marie qui n’est pas sa femme

Jésus et ses parents sont des réfugiés tous les trois vers l’Egypte pour échapper à la loi d’Hérode…  Dieu Lui-même n’est pas toujours bien accueilli !

 

La venue de Dieu est soudaine, inattendue, certaines fois dérangeante, destabilisante,

Allez comprendre tout cela ! La vraie réponse pour moi c’est : J’y crois totalement. Libre à vous de dire oui… ou non.

Noël, dans ma vie de prêtre, c’est souvent plein de choses qui se passent avant. Dieu montre Son Travail à l’intérieur… Il y a du neuf qui se produit dans les gens. Noël, c’est pas ordinaire

Je désire vous parler de la cérémonie pénitentielle qui s’est déroulée dans la paroisse. Elle a été préparée par les prêtres et améliorée par une équipe de chrétiens et de chrétiennes.

La confession, c’est le sacrement de la guérison spirituelle et de la miséricorde.

Pourquoi devrions-nous être pardonnés ? Dans notre société, ce qui compte, c’est l’affirmation de soi sans autre référence, ni pardon, ni reconnaissance du bien et du mal. Nous sommes plongés plus ou moins dans cet état d’esprit

Chacun pouvait prendre la feuille pour se préparer. La nouveauté c’est qu’il était demandé de ne pas nous interroger par rapport à nous-mêmes. Il s’agissait de nous interroger par rapport à Jésus Christ. Notre Evêque nous a indiqué «  cinq essentiels » de la vie de Jésus.

Alors, ces cinq essentiels, comment je les vis moi-même, comment je les vis avec les autres ?

Nombreux ont été ceux et celles qui se sont servi de cette feuille. Je pense qu’elle les a aidé à les éclairer moralement et spirituellement. Cela aussi c’est Noël intérieurement.

Le Pape François, lettre encyclique ‘Lumière de la foi’ (2013) 4  nous dit :

« La foi est une lumière capable d’éclairer toute l’existence de l’homme… En Dieu se trouve une grande promesse de plénitude et d’avenir qui s’ouvre à nous » 

Au bout de tout cela, j’ose vous dire que je pense, ce soir aux papas et aux mamans qui ont perdu leur enfant dans la collusion du car et du chemin de fer, en Pyrénées orientales. Je pense qu’ils ne vont pas venir à la messe de Noël. Je les comprends. C’est trop dur. Si ils arrivent à traverser ce drame immense, je crois que Dieu les en fera sortir plus forts, sans doute plus tournés vers les autres, plus conscients de la vie et de son prix. Leur enfant les aide. Pensons y 

                                Avec la collaboration de Fabrice et Sophie